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MessageSujet: [TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017) Jeu 28 Juin - 8:17
John Murphy
Visite guidée
“ Bon Dieu de merde et toutes ses lopettes ailées du paradis! ”
Mon vieux Colt toujours prêt!
Les pneus usés juste à la corde de la vieille camionnette Ford F100 1972 avalait les kilomètres avec la célérité d’un escargot asthmatique. Le moteur toussotait allégrement, en diapason avec la toux creuse occasionnelle de son impassible propriétaire.  Quelques fois le dos de la main rugueuse du conducteur se portait à ses lèvres exsangues pour empêcher quelques gouttes de sang d’être projeter au loin. Un mouchoir de tissus rouge empêchait les curieux de voir l’hémoglobine et d’empêcher les questions idiotes que le vétéran détestait par-dessus tout. Le regard d’acier bleuté analysait chaque maison, chaque carcasse de voiture et chaque planque pour essayer de découvrir un signe de vie du gamin. Repenser à ces gens paniquer, courant partout comme des poulets pas de tête et se plantant la tête dans le cul pour échapper à ce qui se passaient fit grincer les dents du vieil homme austère. Un petit grognement de rage et fureur s’extirpa des lèvres serrées et les mains rugueuses de l’Irlandais serrèrent le volant patiné par les années d’utilisations. Les traits du visage creusé par le temps et le soleil deviennent un masque de colère qui pourra intimider même le plus farouche homme. C’est à cause de la panique qui fut séparé de son petit-fils et John s’était jurer de retrouver son gamin mène s’il devait aller questionner le Diable en personne ou bien foutre une dérouiller au bon Dieu. Tournant un obstacle, à savoir une scène d’accouplement entre un autobus et un camion de livraison, John descendit sa main pour caresser la poignée du vieux Colt familiale qui lui avait sauvé les miches depuis le Vietnam. Quelques infectés déambulait ici et là, ces pourritures sur pattes que John détestaient plus que les vivants. Car habituellement un simple regard mauvais suffisait pour qu’on lui foutre la paix. Mais ces « zombies », bon Dieu on se croit dans un putain de jeu vidéo que son gamin jouait avant de venir aménager avec le grognon,  s’en foutait totalement de l’aura d’intimidation qui émanait de ce corps frêle mais à l’esprit puissant. Heureusement que le vétéran tirait au pistolet avec la même efficacité qu’il balançait les insultes.

Au moins le vieux briscard à la chevelure blanche comme la neige pouvait souffler un peu. Les charognards sur pattes semblaient ne plus courir depuis quelques jours. Au début John avait renommé plus qu’une fois les goules qui couraient avec la même vitesse qu’un sprinter Jamaïcain shooter aux stéroïdes. Avec les années et le crabe noir, ce cancer indomptable qui s’amusait à pincer les poumons, l’Irlandais se doutait fortement qu’il ne pourrait les distancer. Heureusement pour lui qu’il avait plusieurs amis à la tête aussi dure que lui qui courait encore plus vite que ces enfoirés qui sentaient la fosse septique ou bien un charnier à ciel ouvert. Prenant le paquet de Marlboro tout près de lui sur le siège passager, le vieil homme sortit un bâton de nicotine d’un geste sec pour ensuite le coincer entre ses lèvres. L’index appuya ensuite sur l’allume-cigare et ensuite le vieux soudard alluma la radio. La voix de Johnny Cash s’éleva des enceintes et un mince sourire apparut sur les lèvres de l’Irlandais. Les seules personnes qui parvenaient à le faire sourire était son gamin, feu sa femme et son fils et Johnny Cash. La musique que la jeunesse d’aujourd’hui écoutait n’était que du bruit qui faisait sortir de ses gonds le vétéran taciturne.  Chantonnant de sa voix rauque, surveillant les alentours pour s’assurer que son gamin n’allait pas surgir en voyant la camionnette blanchâtre avec pare-buffle de son papy, l’ouïe encore affûté du conducteur entendit que la mélopée mortuaire les de ces enfoirés d’infectés. Mais son regard perçant nota enfin un mouvement dans une avenue transversale. Pas le pas chancelant de ces zombies qui ressemblaient à un buveur à la petite semaine qui venait d’aligner les shooters de whiskey. Démontrant le sang-froid qui l’habitait depuis toujours, ce sang glacé qui lui avait permis de survivre juste ici et recevoir des décorations pour ses actes de guerre, John  freina à l’intersection passablement congestionner par les véhicules de marques étrangères abandonnés ici et là. Ce que l’Irlandais haïssait que les gens n’achètent pas américain et se procure ces merdes du Japon et de la Corée. Il vit alors la silhouette de dos, un balancement d’anche féminin et qui pourrait faire damner un Saint.  John dégaina son arme de poing pour agir à la seconde en cas de problème et la déposa sur ses genoux bien en évidence. Le vétéran n’était pas du genre à rigoler. Une crinière ébouriffée brune, un jean, un sweetshirt, des converses et la forme d’une arme à feu à la taille.

Imperturbable, stoïque et de son air naturel de dur à cuir, John fit rouler sa vieille camionnette au pas pour se mettre à la hauteur de la jeune femme qui semblait comme lunatique. Grognant doucement, ses lèvres exsangues ne formant que deux lignes austères, le visage dur comme le granite, il revoyait l’assistante du docteur joufflu de la vieille. Elle était défoncée autant que si un missile lui avait entré dans le cul et l’ancêtre haïssait les hippies de tout poil.  L’irlandais apostropha de sa voix autoritaire, ne laissant aucun doute sur son passé militaire, la jeune femme. Hey! Tu crois que c’est prudent de te promener dehors comme Jésus qui marche sur la putain de flotte? Embarque je vais t’emmener en sécurité avant qu’un bordel d’infecté de mes deux ne décide de te bouffer le foie.


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MessageSujet: Re: [TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017) Mar 3 Juil - 17:57
Sarah J. Sullivan


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feat. John Murphy
Exténuée et endeuillée. Je fuyais aussi loin qu'il m'était possible de faire pour mettre plus de distance possible entre ces choses et moi. Charlie m'avait aidé m'échapper sachant qu'avec ma cheville, il me serait difficile de faire quoi que ce soit. Nous avions passé peu de temps ensemble, mais je savais par avance que c'était un homme bien. Quand on a été dans l'armée, on arrive facilement, au fur et à mesure, de saisir qui est la personne en face de vous. Sans doute, qu'à force d'avoir été derrière un viseur à observer mes cibles, on parvient mieux à observer le visage et le regard de la personne qui vous fait face. Puis en tant qu'étudiante en médecine, on vous apprend à être psychologue et à aiguisé un sens que je possédais déjà depuis très longtemps. Depuis mon enfance pour être précise. Quand on est seule, on fait ce que l'on peut pour saisir les gens et surtout leur méchanceté. Autant vous dire que je n'en ai guère manqué avec mes antécédents familiaux. Pour une enfant, c'est dur d'être la cible de médisances et en grandissant, on voit cela comme quelque chose de nécessaire pour se murer et affronter le reste qui vous attend. Le calme devient un bouclier et la répartis une arme des plus aiguisées. On fait avec ce que l'on a et je pense qu'à ce jour, c'est quelque chose d'aussi utile de ce que j'ai pu apprendre tant par ma période militaire que pour mes études en médecine. J'espère ceci dit que je n'aurais plus à utiliser mes talents meurtriers, en tant que Marines, il m'est tout bonnement impossible de reculer face à un ennemi. Nous l'affrontons jusqu'à la mort. Mieux vaut mourir l'arme à la main que fuir.

Je tente, en ce moment, tant bien que mal d'échapper à ces chasseurs de chairs en tuant certains durant ma route en prenant ce qui me tombe sous la main. Je n'ai pas le choix si je veux pouvoir éviter leurs dents pourris et souillés par la chair des innocents. J'ai des hauts le cœur face à cette odeur nauséabonde qui s'élève de ces derniers. J'en ai l'habitude, cela est vrai, mais autrefois, avant que le chaos s'installe, c'était pour une situation totalement différente. Quand les gens mourraient, ils le restaient pouvant reposer en paix. Maintenant, l'affaire est tout autre. Quand ces derniers meurent, ils reviennent à la vie avec comme un désir de vengeance qui les fait progresser à travers les lieux que nous arpentons, fuyons ou protégeons. C'est tellement incompréhensible tout ce qui se passe et la seule chose pour y échapper, c'est de détruire le centre névralgique. Le cerveau. Si ce dernier est détruit, alors, nous sommes sûrs que rien ne reviendra à la vie ou bien que ces choses s'éteignent une bonne foi pour toute. Et c'est une chose que grand-père et moi, avions rapidement compris. En fait, je crois que c'était une évidence pour nous. Il n'y avait rien de mieux qu'une balle dans la tête pour finir une histoire avant qu'elle se poursuive, car trop mauvais.

Je m'essouffle, mais je ne renonce pas à ma progression. Je ne suis que légèrement blessée par ma chute qui m'a malheureusement séparé de ce bon Charlie, mais au moins, il a attiré une bonne partie des pillards vers lui tandis que moi, je dois me coltiner des bouffeurs de chairs. Ce n'est pas grave, avancé dans leur mal, ils sont plutôt lent, donc il m'est possible de les distancer comparé à un être qui vient de se transformer et qui peut courir et tenir la distance. C'est effrayant rien que de songer à cette espèce mutant des plus morbides.

Bifurquant sur une rue principale me semble-t-il, je garde mon pas de course me souvenant de mes débuts chez les Marines. Il fallait tenir la longueur surtout sous les insultes et les cris incessants de notre instructeur. Ce dernier nous titillant pour calculer notre taux d'acceptation, mais aussi notre contrôle face au stress. Autant dire, qu'à ce niveau, j'ai eu mon lot de mon enfance jusqu'à mes 18 ans. Grand-père avait parfois ces derniers restes de l'armée et honnêtement, il faisait cela pour me renforcer tandis que grand-mère était celle qui me donnait de la douceur palliant avec l'inflexible autoritaire d'un grand-père qui pourtant, avait un cœur immense.

Je boite. Cours. Et plus j'avance et plus je suis satisfaite en me rendant compte que j'ai pu semer ces choses. C'était déjà ça de gagner, mais sans Charlie, je doute que j'aurais pu faire face à la fois aux pilleurs et aux zombies.

Hey! Tu crois que c’est prudent de te promener dehors comme Jésus qui marche sur la putain de flotte? Embarque je vais t’emmener en sécurité avant qu’un bordel d’infecté de mes deux ne décide de te bouffer le foie.

Dans un premier temps, j'avais porté la main à mon arme en entendant ce véhicule approché au pas. On ne sait jamais sur qui on va tomber et les restes de cette pauvre humanité ne nous accrochait pas à l'espoir de mieux. Tout au contraire, on nous tirait vers l'instabilité, mais aussi la décadence. J'ai pu en voir suffisamment pour avoir l'impression de retourner sur le terrain quand je devais assurer la sécurité des casques bleus durant les missions qu'on nous donnait.

« Non, mais je me suis dit qu'un petit footing me ferait le plus grand bien. » Fis-je en esquissant un léger sourire en embarquant dans le véhicule du côté passager. Ma cheville n'était pas dans la meilleure de ces formes, mais je ne suis pas du genre à couiner ou un me plaindre pour un oui ou un non. « Pour ces bouffeurs de chairs ça devrait aller. Ceux qui en voulaient à mon cul sont plutôt lents. » Autant le rassurer sur ce point tandis qu'il redémarre et que moi, je goûte au confort d'un siège de voiture. Les plaques militaires reposant bien en évidence comme si je portais encore la vie de mon grand-père au creux de mon cœur. Une liberté que je lui offre à chacun de mes battements. J'ai tellement pleuré depuis sa mort, que j'ai l'impression que mes yeux ne contenaient plus du tout de larmes. Qu'importe, il n'aurait pas aimé que je me laisse aller, que je pleure comme un bébé qui n'a pas eu son dîner. Il ne m'a pas élevé comme ça, mais plutôt que je me serve de mes émotions dans le but de me bouger et de faire de mon mieux avec l'essence que ces dernières pouvaient m'offrir. « Merci de l'aide, ils attendront encore un peu pour me manger. J'suis quand même un plat de qualité, je ne me laisse pas avoir aussi facilement. » Je passe une main sur mon visage en regardant un instant le paysage mort à travers la vitre la camionnette. « Je m'appelle Sarah Sullivan, à qui ai-je l'honneur ? Votre visage me dit vaguement quelque chose. »
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MessageSujet: Re: [TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017) Mer 4 Juil - 8:15
John Murphy
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Le conducteur au visage patibulaire et aux manières d’ours mal lécher regarda à peine la jeune femme s’installer près de lui dans l’habitacle du vieux pick-up. Mais l’ironique remarque empreint d’une dose de blague noire de la voix flutée fit onduler un mince sourire sur les lèvres exsangues de l’ancêtre. John adore les femmes à la langue bien pendue et à la détermination. Au loin, via le rétroviseur du conducteur, le vétéran vit les formes chancelantes des nouveaux pantins de la Faucheuse. Grognant d’une rage à peine contrôles contre des infectés, l’irlandais têtu accéléra. Du coin de l’œil les iris d’acier bleuté qui pouvaient faire descendre l’atmosphère de quelques nota les plaques militaires au cou de la jeune femme. Une surtout, reconnaissable entre mille pour le soldat qui avait fait ses premières armes au Vietnam. Pensif il s’enfila une Malboro qu’il alluma avec l’aide de son briquet portant le logo de son unité chéri. Le visage de la beauté issue d’un métissage certain ramena soudainement l’ancêtre quelques temps en arrière. Une bonne odeur de nourriture créole, de whiskey irlandais et d’une amitié solidifiée par une camaraderie qu’on ne pouvait retrouver dans les horreurs de la guerre. D’une adolescente toute sourire qui étreignait le vieux bourru et la seule, à part son petit-fils, qui pouvait lui faire arracher un sourire sincère. Une scène d’un passé pas si lointain, où John se rendait au restaurant du vieux Sullivan, saisit l’esprit de John alors que son corps malade prenait le relais pour éviter les obstacles de la route.

Quelques voyous avait pris à partie la jeune femme, acculer près d’une clôture pour la harceler. Un de ces connards étaient étendu au sol se tenait les partie à deux mains. Le vétéran avait stationné sa camionnette et descendu calmement, intimidante représentation d’un être colérique se contrôlant à peine. Les garçons avaient essayé de se montrer braves et deux avaient sortis des couteaux papillons. Sans se démonter, plissant des yeux et démontrant une attitude de dur à cuir qui avait tout vu de sa chienne de vie, l’irlandais avait simplement demandé qui voulait avoir sa tête dans le cul de qui. Ensuite il avait sorti son arme de poing presque centenaire et avait dit d’un murmure où une fureur grandissante annonçait une possible fatalité du groupe, qu’il avait tué déjà plein d’hommes avec cet armes, mais ce sera sa première fois qu’il allait dégommer des enfants de chiennes qui viennent à peine de sortir des jupons de leurs mères en pleurnichant leur vie. Les voyous laissèrent tomber leurs armes au sol et s’enfuirent comme les couards de la pire espèce. Imperturbable, un véritable glacier vivant, le vétéran avait juste indiqué de la tête son pick-up à la gamine pour aller au restaurant de son grand-père.

Le présent reprit son cours normal alors que la dernière question de la jeune femme franchit ses lèvres pulpeuses. Se stationnant sur le bas-côté, près d’un immeuble détruit par une explosion de gaz, John grogna d’un ton affirmatif. Le vieil homme pivota sa tête pour planter son regard d’acier bleuté dont la froideur fondait sous l’assaut de la chaleur d’une joie intense, et un mince sourire ondula sur ses lèvres trop souvent étirer par la colère. Trente ans de moins j’aurais été le plus vite pour ton cul gamine. Tu as toujours été de qualité même si tu ne le croyais pas et je devais te gronder quand j’allais voir ce vieux têtu de cinglé de Sullivan. Un rire de dérision et d’ironie fit trembler les épaules de l’ancien soldat décoré par la Maison Blanche. Je suis rendu trop laid ou vieux que tu me reconnais plus gamine? Bordel de merde que je suis heureux de te voir. Tu fous quoi par ici alors qu’aux dernières nouvelles du vieux tu venais de finir tes études de médecines. Cette enflure de bon cuistot était aussi fier de toi que si on lui avait refilé la médaille du Congrès. Il tendit la main comme John avait de coutume de le faire avec la fillette qui été devenue une marine et ensuite un médecin. La seule qui pouvait faire sourire et devenir paternel l’ancêtre taciturne.

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MessageSujet: Re: [TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017) Dim 15 Juil - 8:12
Sarah J. Sullivan


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Ma blessure m'avait épuisée un peu, mais pas au point de me plaindre comme une fillette. Et encore, même enfant, je ne me plaignais pas facilement, plus à faire la bagarre qu'à jouer à la poupée. La seule chose féminine qui me caractérisait réellement, c'était le plaisir que j'éprouvais quand je cuisinais avec ma grand-mère. Une petite touche de douceur gourmande dans l'épicé de mon caractère bien trempé. Grand-père a toujours souhaitait que je fasse plus amazone que petite fée volante et fragile. Depuis que cette monstrueuse épidémie a commencé, le chaos s'est fait une place rapide, changeant l'être humain d'une manière que l'on n'aurait pas pu soupçonner autrefois. En tout cas, pas dans les pays qui ne connaît pas les affres de la guerre. Moi, j'ai eu le loisir indésiré d'en faire connaissance quand j'avais décidé de me faire une place dans l'armée parce que je ne savais pas quoi faire d'autres dans ma vie. Il me fallait arpenter un chemin et autant le faire autre part qu'à traîner dans les rues. J'ai toujours eu peur de finir comme mon père à être dans un coin de rue à renifler la poudre blanche ou encore à me piquer. Plus d'une fois, j'en ai fait ce cauchemar même si au fond, je n'en ai jamais voulu à papa. J'ignore comment il a pu commencer à prendre ça, mais je sais qu'on a abusé de sa faiblesse, de la perte de maman, mais surtout de son épuisement total à devoir être fort devant la dégradation fulgurante de la femme qu'il a aimé plus que sa vie. Rien que d'y penser brise mon cœur un peu plus encore. Plus qu'il ne l'est déjà suite à la mort injuste de grand-père. Je serre les dents, c'est bien la seule chose prompte à me faire pleurer.

Tenir sa plaque militaire dans ma main me permet de sentir une chaleur se diffuser dans mon être comme s'il m'étreignait ou bien après avoir dégusté un bon repas, le préféré de grand-mère. Durant les fêtes, on faisait souvent une carte spéciale, de l'entrée au dessert avec tout ce que celle-ci pouvait adorer manger sans se lasser. C'était notre façon de penser à grand-mère. Nous faisions de même pour papa et maman, même si, je sais qu'au fond cela lui coûtait énormément. Combien de fois ne l'ai-je pas surpris la larme à l’œil en préparant le menu du jour et plat préféré d'un fils qu'il n'a pas pu sauver comme il a su le faire avec ces frères d'armes ou bien avec moi quand il m'a récupéré devant la porte de cette petite maison de location.

J'aimerais pouvoir revenir en arrière, mais la route détruite qu'emprunte la voiture de mon sauveur du jour me ramène à une réalité désastreuse et sans plus de charme. C'est dur d'imaginer que ce lieu était une belle ville avec plein de vie l'arpentant tant pour le travail que pour le loisir. Comment peut-on imaginer que les plus belles villes du monde ne sont désormais plus que des sites touristiques pour zombies affamés et un labyrinthe pour les survivants qui jonchent les terres souillés. Même les animaux sont retournés à l'état sauvage. On ne pouvait plus se fier à la beauté de la nature qui est devenue un terrain de mort. Mère nature se protège du mieux qu'elle peut même si cela signifie tuer sans distinction ni aucune pitié.

Pour me sortir du passé et de ces rêveries injustes, je passe une main sur mon visage. Je suis dans un état d'épuisement avancé et ma cheville n'arrange pas grand chose. Mais en tant que marines, durant les entraînements, on vous pousse au-delà de toutes vos limites, on vous insulte, vous frappe, vous met dans un jeu barbare de prises d'otages afin que l'on puisse vous faire tenir contre ce qui pourrait arriver. J'ai tenu parce que j'en avais la force et un caractère à double-tranchant. Personne ne m'a fait faillir alors, ce n'est pas maintenant que cela allait commencer. Cependant, il faut avouer que ces morts qui reviennent à la vie à de quoi dérouter le commun des mortels. Au point de vous faire poser des questions sur Dieu et le Diable, serait-ce des envoyés de l'enfer pour cette guerre qu'on a toujours soupçonné.

Trente ans de moins j’aurais été le plus vite pour ton cul gamine. Tu as toujours été de qualité même si tu ne le croyais pas et je devais te gronder quand j’allais voir ce vieux têtu de cinglé de Sullivan.

Sur le moment, je ne compris pas pourquoi il s'était arrêté sur le bas-côté. Mon regard fut attiré par le rétroviseur pour me rassurer que ces choses avaient fini de nous poursuivre. C'était bien le cas, mais la phrase de mon sauveur me fit lever la tête et je me tournais vers lui. J'étais jusqu'à présent, dans une sorte de cocon hors du temps. Dans un état qui ne me permettait pas vraiment de faire face à cette lourde réalité. Dans un temps où grand-père était toujours présent, à m'attendre au restaurant durant ma pause où lorsque je rentrais tard le soir et que les lumières de la cuisine se trouvaient toujours allumées.

Je suis rendu trop laid ou vieux que tu me reconnais plus gamine? Bordel de merde que je suis heureux de te voir. Tu fous quoi par ici alors qu’aux dernières nouvelles du vieux tu venais de finir tes études de médecines. Cette enflure de bon cuistot était aussi fier de toi que si on lui avait refilé la médaille du Congrès.

C'est comme si on vous retirez un énorme poids de vos épaules. Que le gris du ciel se dissipait doucement pour laisser des rayons de soleil transpercer cette immense couche cotonneuse et informe de ces temps de chaos. Un soupire passa la barrière de mes lèvres. Soulagée de ne pas être aussi seule que je ne l'aurais cru de prime abord. C'est ridicule, car je ne suis guère la seule dans cette situation. Nous avons tous perdu, mais la douleur reste la même. Toujours aussi intense. Toujours aussi lourde.

« John Murphy. » Murmurais-je dans un premier temps. « L'homme de mes rêves. » Je fais fie de sa main tendue vers moi pour le prendre dans mes bras. Cela fait tellement longtemps et puis, je suis plus qu'heureuse de le voir ici et en vie. Comme quoi, rien ne peut l'atteindre même pas ces zombies sortis tout droit d'un jeu de survival horror ou d'un film que j'adorais regarder autrefois. « Je suis tellement heureuse de te revoir et surtout que tu sois en vie. » Je dépose un baiser sur sa joue comme j'ai toujours eu l'habitude de le faire, mais accompagnée d'une larme salée et cristalline. « Malheureusement, je suis la seule Sullivan encore en vie. » Finis-je par dire. Et cette simple déclaration ne me réconforte aucunement. Loin de là, elle me plonge dans l'atroce vérité que grand-père n'est plus là. Mes yeux se ferment et je sursaute entendant dans un écho horrible ce coup de feu. Encore et encore, je revois en flash horrible cette balle qui détruit son cerveau pour être sûr que sa blessure ne fera pas de lui une chose qui risquerait de tuer un innocent ou pire, de me tuer moi. Jusqu'à son dernier souffle, il a joué les bons soldats, sauvant des innocents et pensant aux autres avant lui-même. Ce salut militaire qu'il m'a fait avant de s'affliger une sentence qui ne pouvait être évitée. « Tu es ma seule famille désormais beau gosse. » Malgré ce chagrin que l'on peut voir à travers mon regard et sentir depuis les pores de ma peau, je tente de garder une certaine contenance en blaguant avec lui comme je l'ai toujours fait, même dans les pires moments. John est le genre d'homme qui vous pousse au-delà de vos limites et qui vous encourage malgré la dureté que peuvent avoir ces propos. J'y suis habituée, c'est ainsi que j'ai grandi. « Mo Ghaeilge álainn. » (Mon bel irlandais.)  Prononçais-je en gaélique, la langue chérie par mon grand-père et qu'il m'a enseigné. Lire, parler, écrire, rien ne m'est impossible que cela soit en irlandais ou en créole, j'ai grandi avec ce savoir. « Ceci dit... » Fis-je en me redressant doucement sachant qu'il n'était pas du genre expansif, mais personnellement je trouvais ça tellement adorable de sa part. « Grand-père a exagéré, je suis encore étudiante en médecine, j'étais en pleine réflexion pour choisir ma spécialité. » Je mords ma lèvre, c'est automatique. Que je sois troublée, triste, en colère... Qu'importe l'émotion, je le faisais. « Il est mort en soldat. L'arme à la main et avec un dernier salut militaire. » Mes mains sur le torse de mon vieil ami se transforment en poing, mes jointures en deviennent blanches tellement, je les serre. « Il a préféré en finir que devenir un de ces culs pourri. » Fis-je en lâchant un petit rire. « C'est comme ça qui les appelait. Cul pourri et bien d'autre chose que tu aurais sûrement apprécié. »

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MessageSujet: Re: [TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017) Mer 18 Juil - 8:37
John Murphy
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Le vétéran de tant de combats pour la survie et témoin de tant d’horreur durant sa vie laissa un mince sourire écorcher son profil de granite intransigeant. Pour l’irlandais c’était le signe d’un immense bonheur doublé d’une allégresse des plus profondes. Au lieu de la poignée de main habituelle, la métisse préféra serrer celui qu’elle avait toujours qualifié d’homme de sa vie dans ses bras. L’ancêtre serra la jeune femme à son tour, démontra une affection pour sa gamine qu’il ne partageait qu’avec une poignée d’élus. Moi aussi gamine je suis heureux de te voir et en santé. Mais tu es aussi solide que moi et ces putains d’enfoirés d’infectés suceurs de phallus de mes deux n’ont aucune chance. Tu es comme mon petit-fils. Mais il ne put s’empêcher de laisser échapper entre ses dents une petite remarque cinglante qui était un rappel de son grade de l’armée. Mais il n’a pas encore compris qu’il est encore plus solide que moi ce petit con. Le baiser sur la joue ridée de l’ancêtre fut la cerise sur le sundae et pour la première fois depuis sa séparation de Charlie, John ressentait une joie sincère et réelle. Mais comme dans ce monde devenu fou et chaotique, la nouvelle de la mort de du meilleur ami et compagnon d’arme de l’irlandais têtu jeta un douche froide sur l’humeur de John. Humeur qui devient massacrante et si intimidante que même un infecté songerait à venir chercher des noises au vieil homme aigrie. Sans un mot il sortit un mouchoir rouge vin, propre car pour une fois le crabe noir qui logeait dans ses poumons semblait foutre la paix à l’ancien soldat, et essuya la larme qui dégringola sur la joue douce couleur de café au lait.

Plongeant son regard d’acier bleuté si dur et pourvu d’une tendresse qui semblait n’exister que pour elle, l’homme condamné à mourir à petit feu hocha la tête. Tu es vraiment mal foutue si tu m’appelle beau gosse. On va te trouver un meilleur lot que moi. Pas sûr que ça existe, mais tu as toujours fait partie de ma famille gamine. Les mots en gaélique firent plaisir au vieil Irlandais qui passa son bras autour des épaules de la jeune femme en signe de réconfort et de protection. Acte qui était devenu si familier depuis l’épisode des voyous et de la correction du patriarche Murphy à leur endroits. Hochant de manière imperceptible la tête en écoutant Sarah, John grognant doucement sur les circonstances de la mort de son seul véritable ami. Voyant les poings crisper de la métisse sur son torse maigrelet, le vétéran déposa sa large main pour les couvrir les deux poignes de sa gamine. Il est mort les bottes aux pieds. En protégeant ce qui était le plus précieux pour lui. Ricanant doucement il rajouta avec un clin d’œil. Putain d’irlandais mélodramatique de mes deux. J’étais supposé partir avant lui pour dire deux mots au diable pour sa merde qui nous a foutu sur la gueule depuis le Vietnam. Moi je les appelle les lits à partouze d’asticots ou bien les guignols puants. Il passa la vitesse et fit rouler doucement le vieux pick-up que Sarah avait toujours associé au vieil homme depuis toujours. Un peu comme si c’était devenu une extension de lui-même au même titre que le Colt dans son holster réglementaire à sa ceinture. Un ne venait pas sans l’autre. Bon il te faut une bonne douche, une grillade et un bon café irlandais. J’ai tout ça à notre maison. Soulevant ses sourcils, l’ancêtre clarifia un point. Oui notre maison car là tu vas habituer avec le Ghaeilge álainn que je suis. Tu vas voir que je suis un véritable casse-pied quand je m’y mets. John évita un infecté qui traversa la rue partiellement bloquer par des voitures abandonnées. Mais le vieux est loin d’ici? Car on pourra aller le chercher et l’enterrer avec les honneurs. Sinon on va se saouler ce soir en sa mémoire. À ton choix gamine, je serais là pour toi et même au-delà de toute cette merde que le bon Dieu nous à envoyer sur la gueule. Le vieux briscard se concentra sur la route, un camion remorque avait embout une Toyota et les deux avaient brulé suite à ce baiser passionner.


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[TERMINE]Visite guidée (Ft Sarah 6 octobre 2017)
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