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MessageSujet: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mar 17 Juil - 12:16
Jamie Matheson
Le ciel était bas en cette matinée d'octobre, et le temps plutôt frais. Jamie avait beau savoir – ou plutôt « espérer » - que les zombies gèlent à des températures négatives, elle redoutait l'arrivée de l'hiver, et essayait de ne pas trop y penser. Les températures déjà froides n'aidaient guère, et la jeune femme avait mis des vêtements plus épais qu'à l'accoutumée... Mais pas trop, histoire de ne pas empiéter sur sa mobilité.
Il était aux alentours de 11h quand elle avait été séparé du groupe : ils étaient sortis, à cinq, pour chercher... Des trucs ? A manger, de quoi passer le temps, des médicaments, voire des munitions, pourquoi pas... C'était ce dernier point qui était l'objectif du jour, mais Jamie comptait bien imposer un détour par une pharmacie pas trop loin de leur but principal. Avec un peu de chance il restait des choses intéressantes là bas ! Elle avait bien mémorisé le chemin, histoire de pouvoir louvoyer efficacement dans la jungle urbaine ; ne pas être du coin était vraiment un handicap en ce moment.

Et au bon embranchement, elle avait appelé ses camarades à venir la rejoindre, et s'était enfoncée dans une ruelle adjacente. Un peu trop sûre d'elle, il y avait fallu plusieurs dizaines de secondes pour se rendre compte que personne ne l'avait suivi ; elle avait fait demi-tour, sans pour autant apercevoir ses camarades, et s'était résignée : des médicaments, c'était trop important ! Elle allait prendre le risque et y aller seule... De toute façon, il ne risquait plus trop d'y avoir des zombies frais, si ? Et pour les autres, elle était assez rapide pour les semer sans trop de risques. La jeune femme gardait tout de même une poigne mal assurée sur le manche de son couteau, et marchait d'un pas vif mais alerte dans la direction de la pharmacie.
Au détour d'une ruelle, un bruit suspect provenant de sa droite – là où elle devait se rendre, bien évidemment - la fit sursauter, et tendant son arme en avant, elle se figea. Était-ce un zombie ? Elle déglutit, et se prépara au pire en avançant prudemment ; elle avait mémorisé le trajet en négligeant les sorties de secours, et elle ne comptait pas s'essayer à un itinéraire bis, seule en ville...
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Jeu 19 Juil - 18:44
John Murphy
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“Bordel de médocs de mes deux! ”
Mon vieux Colt toujours prêt!
La vieille camionnette autant fiable que son ancêtre de propriétaire se gara non loin d’un terrain vague près de Burlington. John se passa une main calleuse dans sa chevelure blanchâtre en soupirant. Un point dans ses côtes venait lui rappeler le bon souvenir de ce cancer sournois qui s’amuser à faire enrager le vétéran. Une quinte de toux fit secouer les épaules frêles du vieil homme et intuitivement il porta sa paume à ses lèvres exsangues. Quelques gouttelettes sanglantes vinrent se déposer sur la peau tachée de vieillesse de l’irlandais qui grogna de rage devant cette nouvelle preuve de sa faiblesse. L’ancien soldat décoré pour sa bravoure à de multiples reprises sortis son vieux mouchoir rouge vin pour étancher les traces de sa faiblesse. Ensuite il produisit un paquet de Marlboro et piocha un bâton de nicotine pour le coin au coin de sa bouche tremblante d’une fureur latente. Ensuite ce fut son vieux Zippo qui trouva le réconfort de sa main et pendant un instant le logo de son unité de l’armée. Il possédait ce briquet depuis son incorporation dans l’armée pour défendre la liberté au quatre coin de la planète. Une multitude de visages fantomatiques s’imposèrent alors à l’esprit du vétéran de tant d’horreur. Des jeunots à peine sorti des jupons de leur mère en chialant. Des hurlements de souffrances, de terreur résonnèrent dans les songes à éveiller de John. Le vieux sergent avait tant perdu d’hommes, tuer tant d’ennemis que la mort semblait être devenu sa compagne la plus fidèle. Les deux luttaient jour après jour pour la propre survie du vieil homme ainsi que pour les membres de la communauté dont il était le doyen. Ouvrant le capot métallique du Zippo, le pouce de l’ancêtre fit tourner la molette avec le pouce pour produire une étincelle et ensuite une flamme. Allumant ce nouveau clou dans son cercueil, il inspira la fumée goudronné et John la garda quelques instants pour permettre à son être de se détendre un peu avant de rejoindre le dédale de béton vers son objectif de la journée. Laissant pendouiller le filtre rougeâtre à la commissure de ses lèvres, l’irlandais têtu s’extirpa de l’habitacle de son vieux pick-up.

À la grande surprise du vétéran qui laissa courir son regard d’acier bleuté sur le paysage apocalyptique, aucune âme en peine ne semblait presser de chercher des noises au soldat d’exception. Il ne savait pas qu’un petit groupe de survivants avaient déjà ameuté une bonne partie des infectés à près d’un kilomètre de la pharmacie. Vérifiant son vieux Colt 1911, éjectant le chargeur et vérifiant que ce dernier était gorgée juste à la gueule de cartouches de calibre .45, il hocha la tête satisfait du bon fonctionnement de l’arme. Rengainant son pistolet dans son holster de son vieux ceinturon de la guerre du Vietnam, il ajusta les sangles de son sac à dos. Au loin la rumeur des grognements de faim des zombies fit rendre le vétéran sur le qui-vive. Quelques voitures abandonnées contenaient encore leurs passagers putrides attachés par l’élément qui devait leur sauver la vie. Contournant cette « booty trap » nouveau genre, le vétéran s’engagea dans une ruelle jonché de détritus. Malgré son pas prudent, l’ancêtre serra ses dents en entendant à l’occasion un bruit de verre brisé qui crissait sous sa semelle. Une pensée pour son petit-fils traversa alors les pensées de John. Il ne put s’empêcher de murmure entre ses lèvres tiré au maximum. Putain de merde! Charlie lui aurait pu courir sur les mains ici et on n’aura pas entendu un pet de mouche. Rigolant malgré la situation précaire, le décoré de la Médaille du Congrès avait tout vu et tout fait dans sa chienne de vie, il tourna le coin pour tomber face à face à une survivante aux abois. La méprise de l’ancien soldat avait alerté la demoiselle. Une femme de toute beauté avec une tignasse blonde comme les blés. Un air intransigeant tomba sur le visage marqué durement par la vie et les combats de l’irlandais. L’ancêtre plissa alors son regard, ses yeux d’un acier bleuté étaient devenus des reflets d’une certaine fureur. Autour de lui John laissa ses nombreuses années d’instructeur de l’armée l’envelopper d’une aura d’intimidation pure. Peu de gens pouvaient de vanter d’avoir tenu tête au héros de guerre plus que quelques instants. Passant ses pouces à son ceinturon de combat, le vieil homme qui pouvait passer pour un simple promeneur de sa nonchalance face au danger, grognant doucement d’une rage à peine contenu. Les mains dans cette position pour avait saisir les armes en un instant en cas de besoin. Il aspira alors une longue bouffé de son bâton de nicotine. Le bout devint alors incandescent comme la rage au ventre de l’homme. Il expira alors la fumée bleutée par ses narines comme un minotaure de légende le ferait.

Mais la beauté de la jeune femme fit hésiter le vieil homme à passer son chemin. Une certaine innocence, un reflet d’un passé où sa Mary ressemblait comme deux gouttes d’eau à la survivante. Restant droit et digne comme un piquet, trahissant une longue carrière militaire, John parla dans un murmure autoritaire et d’une franchise désarmante. Ne fais pas de connerie fillette et je ne vais pas devoir te trouer la peau. Là tu vas me dire si tu es seule et que tu fous quoi ici? Tu songes à te faire bouffer le foie par un putain infectée de mes deux? Gardant son allure menaçante et de celui qui en voulait à la terre entière d’avoir pissé dans son whiskey, il écouta les paroles chanter de la belle blonde. Hochant la tête, il fit quelques pas pour passer près de la survivante et il s’arrêta comme pour sonder son âme. Faisant un signe de tête autoritaire comme pour l’inviter à le suivre. Je dois aller chercher ma putain d’ordonnance à la pharmacie. Ça te dit de m’accompagner? Mais à une seule condition. Il leva un index menaçant. Tu m’écoute à la lettre car ça ne me tente pas de me transformer en un corps saturé de partouses pour asticots. Moi c’est John. Malgré la dureté du ton, la jeune femme pouvait comprendre aisément que le vétéran était une âme noble qui aidait son prochain malgré tout.


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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Ven 20 Juil - 9:38
Jamie Matheson
La tension dans le corps de Jamie descendit d'un cran en voyant que ça n'était pas un macchabée qui se tenait devant elle, mais un humain bel et bien vivant. La soixantaine bien passée probablement, grisonnant, grand et apparemment mal nourri, il n'aurait pas été une menace aux yeux de la jeune femme s'il ne portait pas ostensiblement une arme à son ceinturon... Et s'il n'avait pas eu ces yeux, perçants, rivés sur elle, comme s'il la jaugeait du plus profond de son âme.
La jeune femme recula d'un pas, les pupilles écarquillées par la crainte, et tout en gardant son couteau coincé entre sa paume et son pouce, ouvrit les mains devant elle. Il n'avait rien à craindre d'elle... Mais elle doutait que l'inverse soit vrai – autant ne pas provoquer sa chance. Elle gagnait rarement à ce genre de jeu...
Elle était prête à le laisser passer. Qu'est-ce qu'elle aurait pu faire d'autre de toute façon ? L'homme ouvrit la bouche, rajoutant une couche aux menaces qu'il proférait déjà de manière implicite auparavant. Pas de conneries, promis, comme si elle allait se risquer à quoi que ce soit face à une arme à feu... Elle avait déjà vu suffisamment de dégâts que ces trucs pouvaient faire, et ne comptait pas être la prochaine sur la liste. Merde, pourquoi elle avait pas insisté pour qu'un des abrutis la suive ? Elle avait vraiment fait n'importe quoi pour le coup, et elle en payait le prix. Avec sa veine, c'était certain que quelque chose allait lui tomber dessus...


    - Je suis seule, mon groupe est parti dans une autre direction, je ne pense pas qu'ils me cherchent. Je vais à une pharmacie à quelques rues d'ici, voir si je trouve quelque chose d'intéressant...

Elle ne répondit pas à sa dernière provocation. Elle savait sa défendre face aux zombies. Ils n'avaient pas d'arme à feu, eux, pour la tenir en respect... Mais apparemment ces quelques paroles suffirent à ce que le vieux se calme légèrement, puisqu'il l'invita d'un geste à le suivre. Elle hocha la tête, et l'écouta reprendre. A la mention de la pharmacie, un petit sourire maladroit remplaça les lèvres pincées ; le hasard faisait bien les choses. Son offre la tentait, à deux on est toujours plus en sécurité... Jusqu'à ce qu'elle entende la suite. Elle sentait bien qu'il ne pensait pas à mal, mais tout de même... Malgré l'intimidant personnage, malgré leur différence d'armement, elle posa son index sur sa poitrine et lui lâcha d'un ton hargneux :

    - Non mais ça va ? Vous me prenez pour une cruche c'est ça ? Ça y est, monsieur a une arme à feu du coup il sait mieux que tout le monde ? Si je suis là dehors, c'est que je sais ce que je fais, ok ? Je n'ai aucun problème qu'on aille ensemble à la pharmacie, je suis prête à vous faire confiance, mais je vais pas commencer à vous obéir aveuglément sans rien dire.

Et puis quoi encore... Elle se recula, et commença à marcher en direction de la pharmacie, de façon un peu moins prudente et un peu plus énervée qu'avant. Elle n'avait même pas pris la peine de se présenter, tout énervée qu'elle était. Et c'est la que sa chance légendaire entra en jeu. Alors qu'elle passait près d'une vieille benne abandonnée, un zombie happa sa cheville de sa main à moitié décomposée, et la tira vers lui. Coincé sous la benne depuis on ne savait combien de temps, ce salopard avait décidé de jeter son dévolu sur la première victime qui passait. Jamie, déséquilibrée, chuta lourdement et se cogna la tête contre la benne. Se retrouvant au sol, légèrement sonnée, elle se réveilla rapidement en voyant la bouche putréfiée de la créature à quelques centimètres du sien, heureusement coincée par la benne.
Lâchant un cri de rage, elle raffermit sa prise sur son couteau, et sectionna d'un geste net le poignet du mort-vivant. Elle se recula précipitamment, toujours sur les fesses, avant de se détendre totalement une fois le dos à un mur. Le souffle court, la jeune femme porta la main à son front ; ses doigts revinrent maculés de sang, et elle roula des yeux. Sérieusement ? Juste après avoir dit qu'elle pouvait se débrouiller seule ? Elle n'osa même pas lever les yeux vers John, qui devait sans doute la regarder avec un air triomphant. Elle se détestait parfois.
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Dim 22 Juil - 7:07
John Murphy
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Habituellement lorsque le vétéran se proposait de prêter assistance à une personne, celle-ci se fondait en remerciements et de louages. Naturellement ce comportement de flémard et geignard avait le don d’enrager et d’imposer du mépris le plus absolue dans le cœur assécher de l’ours mal léché. Il haïssait les lâches et les couards. Donc quand le petit bout de femme parla de manière hargneuse et directe envers celui qui faisait même trembler de peur le croque-mitaine eut comme effet de surprendre agréablement de l’irlandais. Il ne resta qu’à la regarder sans rien dire, plissant davantage ses paupières pour ne laisser d’un mince espace où la lueur d’acier bleuté était d’une intimidation féroce. L’ancien soldat regarda la belle blonde tourner les talons et partir avec aucune once de subtilité. Alors qu’elle avait le dos tourné, l’ancêtre laissa un sourire approbateur et satisfait corrompre son air de dur à cuir de l’enfer. Cette femme ressemblait tellement à la chère Mary, autant physiquement et psychologiquement, qui avait su faire de John un homme heureux durant toutes les années de leur mariage. Secouant la tête, le vétéran emboita le pas à la jeune femme déterminée lorsqu’elle tomba au sol. Inquiet, l’homme à la crinière argenté se dépêcha pour assister à l’accès de rage et la libéra de sa jambe par la demoiselle qui n’était plus en détresse. Il hocha alors la tête de fierté, la petite plaisait de plus en plus au vieil homme.

Voyant que la fillette avait honte de son comportement, la gêne semblait être un défaut de la génération de son petit-fils, l’ancêtre s’assit sur ses talons. S’assurant que l’infecté n’était plus une menace, il porta sa main à la chemise de coton pour produire un mouchoir en tissus propre. Avec une certaine forme de candeur et une sollicitude un peu brusque le vétéran tendit le pansement de fortune à la blonde. Quand elle leva son regard sur lui, elle pouvait déceler aucune note d’humour ni de satisfaction sur les traits usées du visage de l’irlandais. Juste une compréhension pleine et totale. Avec une délicatesse qui semblait être caché sous l’armure intimidante et l’attitude taciturne, la main de l’ancien soldat épongea le sang et ensuite laisser la jeune femme prendre ce tissus pour faire une pression. Ensuite il tendit une main somme toute galante, vibrant rappel de l’homme qui fut autrefois de par l’éducation de son père, pour aider la blonde à se redresser. On peut dire que vous avez du caractère mademoiselle. J’adore ça que vous ne soyez pas une petite princesse. John attendit qu’elle soit debout pour pointer du doigt l’édifice de leur quête. Je m’… excuse. Elle pouvait se rendre compte à l’instant que le vieil homme faisait des efforts surhumains pour présenter des excuses. Était fier et surtout d’une nature belliqueuse, John parvint à faire un petit sourire. Je suis comme ça depuis toujours. En plus d’avoir fait toutes les guerres depuis le Vietnam n’a pas arrangé mon civisme. Bordel de merde on peut enlever le vétéran de l’armée, mais pas l’armée du vétéran. Tournant sa tête à gauche et à droite pour s’assurer que rien ni personne ne venait les déranger, l’irlandais têtu secoua la main de la jeune femme, d'une manière franche et honnête, qu’il tenait encore en salutation. Bonjour moi c’est John. Il attendit d’avoir un prénom. Un plaisir de vous rencontrer dans cet endroit dégueulasse. Heureux de rencontrer une femme, une vrai qui n'a pas froid aux yeux. Ça vous dit d’accompagner un vieux sénile à sa pharmacie et en retour je vais vous raccompagner chez vous avant minuit. Je ne crois pas que vous voulez me voir transformer en citrouille. Il fit un clin d’œil espiègle en laissant sa liberté à la jeune femme. Mais toute trace d’humour disparu sous la pierre de la concentration et du professionnalisme du vieux soldat.



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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Lun 23 Juil - 7:34
Jamie Matheson
Jamie releva les yeux quand elle sentit le geste de John près d'elle. Ouvrant de grands yeux surpris à la vision du mouchoir et du regard loin de tout triomphalisme de l'homme, elle esquissa un léger sourire.

    - Merci.

Elle frissonna légèrement en sentant son contact contre son front, heureuse de s'être apparemment trompée sur le tempérament de son nouveau compagnon de route. Prenant le tissu qu'il lui tendait, elle le garda à sa tempe tout en attrapant la main tendue pour se relever. Elle le remercia d'un sourire et d'un hochement de tête, n'osant pas l'interrompre. Bon, on pouvait dire qu'elle s'était trompée sur son compte. Mais lui aussi ! Et puis, ça n'était pas comme s'il se présentait sous son bon jour dès le début...

    - Jamie. Enchantée de vous connaître. Je... C'est pas grave. Ça arrive, c'est pas facile de communiquer quand tout le monde est sur les nerfs comme ça. Alors si en plus dès le début vous partez avec des difficultés... Elle lui fit un petit clin d'œil avant de reprendre. En tout cas moi j'adore que vous ne soyez pas un trou du cul macho.

La suite de la tirade de John la fit pouffer. L'atmosphère était bien plus calme maintenant, et à vrai dire, la jeune femme était rassurée d'avoir laissé dans son dos un homme décent et pas un fou de la gâchette qui aurait été vexé dans son orgueil. Elle en avait déjà rencontré assez en quelques semaines, des hommes qui parce qu'ils avaient survécu, par chance ou par débrouillardise, se sentaient les rois du monde. Pour eux, les règles ne s'appliquaient plus, puisqu'il n'y avait plus personne pour les faire respecter ; ils suivaient religieusement la loi du plus fort, et prenaient ce qu'ils désiraient. Et dans leur délire de survivants testostéronés, les femmes étaient souvent des trophées au même titre que les armes ; et ça, Jamie aurait préféré éviter de s'y frotter seule en pleine ville.

    - Volontiers ! Je pourrais vous aider à chercher ce que vous voulez, je m'y connais un peu... J'avais commencé des études de médecine... Avant. Rictus maladroit. Vous êtes du coin ? Je connais à peu près la route, j'ai étudié des cartes. Mais je ne suis pas d'ici... Enfin, je suppose que ça s'entend un peu.

Ils se remirent rapidement en route, et Jamie, qui avait rangé le mouchoir dans sa poche maintenant qu'une croute s'était formée, était encore plus aux aguets qu'auparavant...
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mar 24 Juil - 8:48
John Murphy
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Une timide lueur pivoine gagna la peau blanchâtre du vétéran quand la douce voix de la blonde quand elle lui fit le compliment de ne pas être un macho fini. Décidant de jouer la carte de la galanterie, le vétéran étant passablement rouillé autant par les conversations sociales, le vieil ours mal léché rajouta dans un murmure. Plaisir est partagé. J’aime bien votre prénom. Ça ne ressemble pas à ceux qui semblent faire fureur. Crystal et Cassiopée c’est une putain de constellation et un caillou pour moi. Il hocha la tête et s’arrêta pour s’assoir sur ses talons. D’un geste de la tête il invita sa compagne d’infortune à suivre son exemple. Du bout de l’index le vieux soldat dessina un plan dans la boue. Des études de médecine vous dîtes? Vous devez être sacrément utile Jamie. N’importe quel con peut tenir une arme et tirer partout. Il eut un petit sourire sarcastique. Je suis remplaçable, mais vous c’est le contraire, mon petit doigt me le dit. Vous devriez rencontrer Sarah. Elle a fini les cours et pourra vous aider à vous remettre dans le bain qui sait. Le vieil homme maussade fini de faire son croquis. John plongea son regard d’acier bleuté déterminé et courageux dans les yeux d’azur envoutant de la jolie demoiselle.

Maintenant voici la part la plus importante d’un plan, c’est la putain de retraite si ces enfoirés d’infectés de mes deux rappliques avec la vitesse d’un gros tas de graisse qui voit un spécial au McDonald’s. Nous sommes ici. De l’index il indiqua la voie la plus sûre pour rejoindre la camionnette. S’il y a un truc qui se passe, vous allez courir vers le camion blanc stationner. Les clefs sont dans le coffre à gant. Vous ne m’attendez pas vu? Je vous rejoins à la ville d’Essex. Un mince sourire se déposa sur les lèvres exsangues du condamné à mort. Si le garde vous fais des misères, juste à lui dire que Papy Murphy va en entendre parler et qui va venir lui remonter les bretelles. Il devra après vouloir vous apporter un café pour que je n’en entende pas parler. Il se releva et le squelette du vieil irlandais craqua joyeusement comme pour le narguer. Il fit un clin d’œil comique à la belle et rajouta rapidement. Bordel Jamie vous êtes vieille! Vous craquer de partout! Je vais faire quoi d’une petite mamie comme vous? Malgré le danger il tendit le coude comme un gentleman fermier des années cinquante, en fait c’était l’éducation que John avait reçu de son père. Il emmena alors la jeune femme à la porte arrière de la pharmacie.

Oui je viens d’ici. J’ai grandi dans ces ruelles et sur une ferme non loin avant d’aller en mettre plein la gueule aux Viet Gongs et ensuite à n’importe quel enfoiré qui voulait faire du mal aux américains. Il hocha la tête. Votre accent est différent. Très agréable si je peux mettre permettre une putain d’observation. Vous venez d’où? Il écouta la jeune femme parler et l’ancien soldat se surprit à aimer le son de la voix ainsi que tout de la blonde. Elle ressemblait de plus en plus à sa Mary qui lui manquait tant. Voyant la porte de l’entrepôt entrouverte, le soldat ayant été décoré par le président fit signe à la jeune femme de s’installer derrière lui. Nous allons entrer, je couvre la droite et vous la gauche. Si il y a un hostile, taper deux fois sur mon épaule. Vous êtes mes yeux Jamie j’ai confiance en vous.

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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mer 25 Juil - 5:54
Jamie Matheson
Jamie pouffa encore. Son prénom n'était pas très féminin, et on l'avait rarement complimentée à ce sujet. De toute façon elle n'avait pas choisi, il aurait plus judicieux de féliciter ses parents pour leur choix. Le cœur de la jeune femme se serra à cette pensée. Elle détestait ne pas savoir. Elle détestait devoir imaginer tous les scenarii possibles et imaginables, s'ils étaient morts, s'ils s'étaient suicidés, s'ils étaient en train de bouffer les voisins, ou de galérer au fond d'un abri, malades, estropiés, séparés... Elle aurait préféré être fixée, ne plus être dans cette hésitation constante entre deuil et espoir.
Mais bon, ça n'était guère le moment d'avoir des états d'âme. Autant garder ça pour les insomnies. Là, ils avaient un plan à élaborer... Et des compliments à recevoir. Jamie rosit. Utile ? Bof bof de ce côté là n'empêche. C'était bien beau de connaître le fonctionnement du corps humain sur le bout des doigts, de connaître le nom de tous os et de tous les muscles, sans s'être frottée à la pratique dans un cadre plus simple, elle n'était bonne à rien. Mais elle n'allait pas commencer à arguer avec ça, pas maintenant. Et ce d'autant plus si on lui proposait un petit apprentissage à côté. Sarah ? Elle se demanda tout à coup de quel coin des environs venait John. Était-ce un solitaire au sein d'un petit groupe ? Ou bien peut-être venait-il du camp militaire, après tout, il était bien un vétéran de l'armée...
Elle jeta un coup d'œil à son croquis et siffla légèrement. Elle doutait de pouvoir tracer aussi préciser une carte de quoi que ce soit, même de son ancien quartier. L'image mentale qu'elle s'en faisait n'avait jamais collé aux cartes en vue aérienne...
Jamie suivait avec application les mouvements de doigts de John, essayant de retenir la carte en même temps. Concentrée et sérieuse, elle hochait la tête de temps à autre pour signifier qu'elle comprenait ce qui lui était demandé. Elle n'était pas très à l'aise à l'idée de devoir abandonner qui que ce soit derrière elle, mais c'était encore tellement hypothétique comme situation qu'elle préféra ne pas y penser. Elle verrait bien en temps donné, si la situation se présentait. En plus, à vrai dire, elle n'était même pas sûre de pouvoir aller à Essex sans guide...
Jamie gloussa. Elle adorait ce genre d'humour, et dieu que ça faisait longtemps qu'elle n'avait pas pu avoir une bonne tranche de rire depuis un bon bout de temps. Elle avait vraiment eu de la chance de tomber sur John, malgré la grosse frayeur que ça lui avait couté.


    - Vous savez ce qu'on dit, c'est dans les vieilles peaux qu'on fait les meilleures soupes...

C'était ce que répétait souvent sa grand-mère paternelle quand quelqu'un critiquait son vieil âge. Jamie avait toujours trouvé ça hilarant, et perdait rarement l'occasion de placer ce petit âge complètement hors de propos.

    - Ca doit être terrible, de voir les conflits arriver jusqu'à chez soi... Jamie serra le bras de John et eut un petit sourire compatissant. Si c'était un cauchemar pour elle, qu'en était-il d'un vétéran, qui avait sans doute pensé rentrer chez lui couler des jours paisibles, pour au final se retrouver dans une merde pareille... C'est gentil... Je viens d'Ottawa. J'étais en week-end ici quand ce merdier a commencé et que les routes ont été bloquées...

Bon, ils n'allaient pas faire un historique de leurs vies ici et maintenant. Ils avaient d'autres choses à faire, et pourraient bavarder une fois en sécurité. La porte arrière de la pharmacie était ouverte, ce qui n'augurait rien de bon, pas plus que le véhicule qui traînait non loin de là. Ce dernier était collé portière passager au mur, et semblait avoir atterri là un peu par accident, probablement suite à un freinage d'urgence ou un accident quelconque ; l'avant semblait avoir subi un sacré choc, et il était probablement inutilisable en l'état. Un canon de fusil – probablement – dépassait de l'arrière, mais Jamie n'en avait que faire, ne sachant pas l'utiliser. Elle se pinça les lèvres, espérant que les occupants de la voiture avaient pu s'enfuir, et n'étaient pas coincés à l'intérieur à ramper ou laisser couler des fluides dégueulasses à l'intérieur...

Ils entrèrent dans le bâtiment dos à dos. C'était agréable de ne pas avoir à entrer là dedans seul, de ne pas avoir à affronter la tempête en solitaire. Elle ne savait pas si elle était digne de la confiance que mettait John en elle, mais elle avait confiance en lui – et c'était déjà un pari moins risqué.
Rien. Pas de zombie de son côté. Pas de médicaments non plus, à part quelques boites explosées ça et là, des étagères au sol, des traces de saccage ou de lutte.


    - Merde. Je... Rien à signaler de mon côté.

Tout ça pour ça... mais quel bordel !
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mer 1 Aoû - 8:26
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Le faisceau de la lampe de poche balayait avec efficacité les coins de pénombre de l’entrepôt de la pharmacie. Le canon de l’arme presque centenaire du vétéran suivait le mouvement, l’index à quelques milligrammes de pression pour libérer une ogive cuivrée de calibre 45 sur la première menace. Mais aucun mouvement ni gémissement perturba le silence de mort qui planait sur les lieux. Hochant la tête sans se départir de son air de dur à cuire qui venait de voir le monde entier pisser dans sa gamelle, l’irlandais taciturne regarda sa compagne d’infortune. Cette dernière semblait atterrer de constater le désordre et surtout l’absence de flacons. L’ancien soldat lui donna un petit coup de coude réconfortant et brisa son masque de stoïque furieux pour une œillade espiègle. Voyons Jamie on est juste au début. On ne sort pas d’ici avant d’avoir ce qu’on cherche sinon je danse une gigue irlandaise. Redevenant sérieux l’ancêtre avoua du coin des lèvres. Vous ne voulez pas me voir danser ça. Je pourrais faire peur à un infecté et le faire pisser dessus comme un chiot trop énervé. Pointant de sa lampe la porte donnant vers la devanture de la pharmacie, John dit dans un murmure quelques mots qui semblait un plan prometteur. Cette enflure de polonais m’a dit un jour alors qu’il était complètement beurré qu’il avait une planque de médocs dans son bureau. On va trouver votre bonheur j’en suis sûr. De nouveau le vieil homme se plaça pour ouvrir la porte et la blonde se plaça dans son dos. Un mince sourire se déposa sur les lèvres exsangues de John. Déjà un lien de confiance semblait s’être tissé entre eux avec la même rapidité qu’avec sa défunte femme.

Je te préviens si je rencontre la femme de ce salopard je la flingue même si elle respire encore. Je n’ai jamais été capable de la blairer et le monde me sera reconnaissant de l’avoir libérer d’une vieille harpie de ce calibre. Un petit tressautement d’épaule signifia la tentative d’humour noir de l’irlandais têtu alors qu’il ouvrait la porte. Chaque rangée de la petite entreprise familiale avait  été pillée, renversé et vandalisé par des survivants frustré. Quelques corps puants et putrides couvraient le sol ici et là, témoins muets de la violence ambiante. Par sécurité la plus élémentaire John utilisa sa vieille baïonnette qui suit le vétéran depuis le Viet Nam pour s’assurer de la mort définitive des infectés. Je ne sais pas si c’est dans les vieilles peaux qu’on trouve les meilleures soupes, mais en tout cas c’est sûr que c’est les plus odorantes. J’ai été avec un groupe de petits vieux dans un restaurant de fèves au lard et on a réussi à faire un smog de tous les diables sur Burlington. Le vieux soldat voulait faire changer d’idée à la jeune femme alors qu’il finissait de jouer les coupe-gorges cadavériques. Se redressant du dernier infecté, ce perfide faisait le mort dans l’espoir de prendre un survivant insouciant pour son quatre heure, le vieil homme grogna doucement de rage et de dépit. J’ai tout fait pour empêcher que des salopards viennent foutre leur merde par ici. Pour ça que je me suis enrôler à mes 16 ans. Être une grande échalote m’a été utile. Soulevant ses maigres épaules, le patriarche Murphy rajouta simplement. Maintenant je suis un vieux débris mais je vais défendre chaque personne que j’aime bien. Vous êtes chanceuse mamie Jamie vous êtes de ce petit nombre. Avec un petit sourire il tendit une barre chocolaté trouver au sol. Une douceur pour tout à l'heure?

Devant le bureau du pharmacien le vétéran écouta à la porte. Grognant tout bas il leva un index pour signaler la présence d’un hostile. Ouvrant brutalement la porte pour gagner l’effet de surprise. Un infecté en sarrau de pharmacien souillé de croute brunâtre se releva du sol en grognant. Sans aucun état d’âme, d’une précision trahissant un passé de combattant hors pair, John leva son Colt doté d’un silencieux pour flamber le peu de cervelle du zombie. Un petit jappement plaintif s’éleva alors de derrière le bureau. Le vieux briscard en fit le tour et vit un vieux chien golden dans une cage. Le pauvre animal semblait terroriser et affamé. Bordel Jamie il y a vieux chien ici. On ne peut pas le laisser là… Je regarde ce que je peux faire pendant que vous regardez derrière ce putain diplôme d’incompétence que ce polonais saoul à imprimer. C’est là sa planque de médocs.


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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Jeu 2 Aoû - 6:44
Jamie Matheson
Jamie retint un gloussement. Comment pouvait-il oser plaisanter de la sorte vu leur situation ? La jeune femme arrivait à se détendre et rire comme si de rien n’était, malgré la situation… Mais uniquement bien planquée derrière les murs du vieux marché, en train de faire la lessive avec d’autres personnes, de manger, bref, de tenter d’avoir une vie normale. Pas dans ces moments de tension où, comme le prouvait sa récente mésaventure, un zombie pouvait surgir et lui bouffer le fion quand elle s’y attendait le moins. Et pourtant, elle se sentait rassurée maintenant, et détendue par l’humour de John. Dommage qu’il ne soit pas là à chacune de ses sorties, ça lui serait bien utile.
Peut-être était-elle trop sérieuse ? Les morts, tout ça, elle supportait plus ou moins, comme si elle survolait le tout, insensible. Comme dans un rêve. Peut-être qu’elle allait se réveiller, dans quelques temps, se rendre compte de l’horreur de la situation. Pleurer. Hurler. Mais pour l’instant, tout était trop surréaliste ; le nœud dans son estomac qui la rongeait quand elle était stressée n’était même pas toujours présent. Du moins, pas autant qu’il avait pu l’être à une époque.


    - J’espère qu’il y aura quelque chose… Moins pour moi que pour vous. Je ne cherche rien de particulier, mais si vous avez une ordonnance, ça serait plus sympa que vous trouviez ce qu’il vous faut.

Jamie ne savait que trop l’importance de la vie privée pour demander à John ce dont il avait besoin exactement. Elle savait que certains traitements bien particuliers étaient des phares qui liaient à telle ou telle maladie, et ça n’était pas très réglo de demander. De toute façon, elle allait prendre tout ce dont il était possible de se servir et qui restait, il pourrait toujours faire son choix à ce moment là.
Nouveau gloussement de la jeune femme. Était-ce possible – et raisonnable – de s’amuser autant lors d’une sortie ? Ça la changeait un peu ceci dit.


    - Je vous fournirais un alibi, pas de souci…

Ils pénétrèrent dans la pharmacie, et les narines de Jamie se retroussèrent en sentant l’odeur rance qui se dégageait. Remerciant intérieurement John de faire le ménage, Jamie commença à fureter dans le coin, avant d’être stoppée net par les mots du vétéran. L’image de la scène se dessina instantanément à ses yeux, et la jeune femme ne put retenir son hilarité, et lâcha un rire bruyant et clair. Avec le nombre de conneries que débitait John, elle n’aurait guère pu se retenir plus longtemps de toute façon.
Se calmant doucement, elle le rejoignit après avoir fouillé sans grand succès. Il achevait le dernier zombie qui traînait, et la scène refroidit instantanément l’humeur de Jamie, à l’instar des mots de John. C’était quand même malheureux que les combats d’une vie de certaines personnes soient balayés d’un revers par le destin. Elle s’approcha de lui doucement, et posa sa main sur son avant-bras, le serrant en réconfort.


    - Je ne pense pas que vous soyez un vieux débris… L’âge ne fait pas tout, et pour défendre les autres, vous vous débrouillez très bien pour l’heure…

Son visage se fendit d’un rictus presque forcé, et elle remercia John pour la barre chocolatée, avant de s’éloigner à nouveau. Ils n’avaient pas fini de fouiller.
Et de belles surprises les attendaient dans le bureau adjacent. Un macchabée, tout d’abord, probablement le pharmacie vu sa tenue. Et ensuite… Un chien ! Une fois l’endroit sécurisé, Jamie voulu se rendre près de l’animal, mais fut interrompue par John. Elle hocha la tête : chacun son job, c’était normal. Elle s’y connaissait mieux en médoc, et pas tellement en petites bêtes poilues.
Se dirigeant derrière le bureau, elle souleva le cadre en verre, qui laissa apparaître un petit placard. Bingo ! Heureusement qu’il n’était un adepte des coffres forts, ils auraient eu l’air très bête.


    - Je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il a du sentir le vent tourner, il n’y a plus grand-chose. Une boîte de paracétamol, et des antibio… Les chances que ça colle sont fines, surtout avec moi, mais bon... Elle se rendit auprès de John, et lui montra la boîte. Ça irait ?

Elle espérait que ça soit le cas. Mais peut-être aurait-il dû croiser quelqu’un d’autre dans ce cas… Même si évidemment cette malchance chronique, Jamie n’y croyait que moyennement – les médicaments auraient été là quoi qu’il arrive – elle avait tendance à y faire référence pour la blague.
La jeune femme se pencha vers le chien, et approcha sa main, essayant de le caresser, en espérant qu’il ne soit pas trop effrayé par les humains… Une chance que les zombies ne sachent pas ouvrir les cages, quand même...

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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Dim 5 Aoû - 22:14
John Murphy
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“Bordel de médocs de mes deux! ”
Mon vieux Colt toujours prêt!

Le vieil homme pouffa de rire en entendant les paroles de la belle blonde. Il ne pouvait que se réjouir de la tournure de l’expédition d’aujourd’hui. Habituellement le briscard semblait n’attirer que deux types de survivants. Les pleurnichards qui se trouvaient alourdies par la liquéfaction de leurs intestins dans leurs slips ou bien les m’as-tu-vu qui essaient de donner un air de dur à cuir. Et selon l’expérience du feu de l’ancêtre, souvent les deux groupes se confondaient pour une expérience olfactive des plus repoussantes. Mais avec Jamie le vieux grincheux, qui avait connu que la guerre et la violence une grande majorité de sa vie, put apprécier un moment de détente. Comme si la facette de bon vivant, le charmant homme d’autrefois avant que les combats pour la survie ne corrompe pour le transformer en homme taciturne n’ayant que la rage au ventre, venait de surgir du passé.  Tenant la laisse improvisée d’une main sur, son vieux pistolet Colt 1911 ressemblait à une extension métallique de son bras, le regard d’acier bleuté du vétéran apprécia les mouvements d’étirements de ce joli brin de femme doublé d’un fort caractère. De quoi charmer l’irlandais têtu.  Mais il fit son observation de manière discrète, ne voulant pas passer pour un vicieux et un voyeur en plus de son comportement d’ours mal léché. Soulevant ses maigres épaules, le vétéran hocha la tête devant le désir de la belle jeune femme. Donc un de ces jours je vais aller vous chercher comme une cavalière pour le bal de promotion et visiter la communauté qui m’endure. On est confortable et en  plus on a du sacré bon café. Au moins j’ai appris ça durant mes déploiements à l’étranger et je pouvais pleurer d’envies les guignols de l’autre camp avec la senteur de mon café.  Suivant la jeune femme, surveillant son six heures comme jamais le vétéran n’avait fait pour quelqu’un de sa vie, le vieil homme soupira doucement. À cause du café une troupe adverse s’est rendue. La voix rauque de l’ancêtre n’était que sérieux et authenticité. En tout cas je l’ai toujours cru. C’est bien de se sentir important des fois. Oui Betsy c’est une bonne fille. Elle va nous suivre juste à sa nouvelle maison et si un enculée essaie de barrer la route, il va roter ses couilles que je lui avoir enfoncé dans sa gorge.

Tendant son bras, souriant doucement comme un homme invitant une femme à une promenade le dimanche après-midi à la suite du sermon dominicale, John commença à marcher vers sa vieille camionnette. Un regard inquisiteur aurait pu croire avoir la berlue. Un couple si mal assortie, elle une beauté au caractère bien forgé et lui soixantaine bien débuté et ayant un air revêche en permanence, faisant la promenade à un vieux chien durant une apocalypse. Mais cette scène semblait hors du temps, un moment de calme et de douceur dans ce monde de fou qu’était la vie des survivants. Je peux vous demander une faveur Jamie? John attendit l’accord de la blonde. On peut se tutoyer? Car avec chaque vous venant de toi je me sens de plus en plus près d’être vieux. Je suis bonne le bon vin, je me bonifie avec le temps.  Mais j’aimerais bien bordel de dieu ne pas être aussi vieux des fois. L’homme était furieux contre son âge, sa maladie et que bientôt il n’allait être plus utile à personne. À une centaine de mètres du pick-up aussi vieux que Jamie, des gémissements de faim et des cris d’horreurs s’élevaient au croisement de la ruelle. Les sens du vieux briscard étaient en alerte, analysant chaque possibilité. Un trio de survivants s’engouffra dans l’allée jonchée de détritus. Une douzaine d’infectés, donc deux coureurs qui semblaient rendre les sprinteurs jamaïcain lents comme des limaces, étaient à leur trousse. Calmement, un peu comme un roc devant les tourments d’un tsunami en approche, le regard d’acier bleuté du vétéran croisa ceux envoutant de la blonde. C’est votre groupe? Bien Jamie prenez Betsy et allez démarrer le camion. Clef boite à gant. On prépare à évacuer la zone. On ne laisse personne derrière. Donnant la laisse improvisée à la survivante, John se plaça comme si ce dernier était sur le pas de tir d'un stand. Faisant basculer le percuteur de son arme ancestrale vers l’arrière, l’ancêtre était devenu le messager de la mort comme il était associé autrefois lors des combats. Il commença à couvrir les vivants de tirs précis, visant les genoux des coureurs infectés pour faire un effet de domino et que les morts-vivants tombent l’un sur les autres. Les trois survivants dépassèrent le vétéran sans un signe de remerciement car leur terreur était palpable. Derrière John le moteur démarra dans un cri de ralliement. Mais aussitôt une portière claque et le véhicule bondit. Un homme avait pris le volant pour s’enfuir et il venait de condamné l’irlandais têtu à la mort. En colère contre le lâche, l’ancien soldat leva les bras en l’air de dépit. Comble de malheur le pantalon décida de baisser pavillon dévoilant les jambes nues du briscard. Au lieu de se pencher pour remonter le vêtement récalcitrant, le tireur reprit position pour faire feu avec son arme de manière professionnelle et chirurgicale. Heureusement que l'arme silencieuse n’allait pas ameuter d’autres amateurs de vieil chair tanné comme le cuir. Au moins il se consola que la blonde et la Golden seront en sécurité.

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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mar 7 Aoû - 11:50
Jamie Matheson
Jamie se mordilla la lèvre et sourit en voyant le visage de John ; la beauté du moment, la joie du vétéran… Heureusement qu’il y avait encore ces bulles de douceur, qui lui donnaient envie de prendre dans ses bras la terre entière, et qui lui donnaient la force d’espérer, de penser au futur de manière bienveillante. C’était comme les premiers rayons de soleil après une pluie diluvienne.
Ternis encore, l’absence du remède rappelant leur situation plus que précaires, équilibristes près d’un gouffre dont ils ne voyaient pas le fond. Jamie pensait à toute cette galère, tous ceux que l’on oubliait trop facilement… Les médicaments, ça n’est pas comme la nourriture, personne ne sait vraiment comment en faire de manière artisanale. La viande se chasse, les légumes poussent. Alors, bien sûr que la quinine venait d’un arbre, mais qui savait comment l’extraire et la rendre efficace ? Idem pour l’aspirine, certes on pouvait en trouver dans de l’écorce de saule ou dans les reines-des-prés, et alors ? En quoi ça allait les aider contre du diabète, des fractures, Alzheimer ou que savait-elle encore ?
Heureusement qu’il y avait encore les petites bêtes à poil pour remonter le moral. Betsy, malgré son mauvais état (la pauvre avait bien besoin d’un bain et de plusieurs kilos de croquettes), était une grosse peluche très mignonne, qui réchauffait l’atmosphère. Et Jamie fut ravie de la rencontrer, surtout présentée de manière aussi flatteuse par John. Elle répondit à son clin d’œil par un autre, avant de répliquer :


    - J’ai toujours bien aimé les ours… Ils paraissent tous ronchons et bourrus au premier abord, mais une fois qu’on les connaît mieux, on sait les apprécier et voir sous les poils.

Jamie flatta le flanc de Betsy, horrifiée de sentir les côtes à travers la fourrure poussiéreuse. Pauvre bête… Et crétin d’humain, qui l’avait laissée seule dans cette cage, plutôt que de lui laisser sa chance à l’extérieur ; s’ils n’étaient pas passé par là, qui sait combien de temps encore elle aurait pu rester seule ? Sans eau, ni nourriture, elle n’aurait pas duré longtemps…

Quand Jamie leva les yeux pour écouter John, elle ouvrit ceux-ci comme des soucoupes en le voyant mettre ses paroles à exécution… Jusqu’à ce qu’il la rassure, non, il n’allait pas illustrer ses dires sur la colle à dentier et les bonbons à la menthe rose, il utilisait juste ses fringues de manières plus utilitaire. Ça se tenait, en effet. Même si la « laisse » n’avait pas une très bonne allonge, c’était mieux que rien.
Pouffant au rythme des conneries de John, Jamie finit par réagir en gloussant :


    - Ça me donne presque envie de vivre la situation, pour voir ce fameux slip… Petit clin d’oeil, avant de faire quelques étirements et de reprendre le chemin de la sortie. J’aimerais beaucoup voir Essex, mais si ça ne vous dérange pas, je préfère rentrer pour ce soir. Je ne voudrais pas que les autres personnes avec qui je suis sortie ne s’inquiètent trop. Mais... Elle hésita un instant, et se mordit la lèvre, ne sachant trop comment formuler sa pensée. Finalement, elle se lança à l’eau : Je serais ravie de vous revoir une autre fois, je... Nouvelle hésitation, avant de changer de ton, en pointant du doigt la chienne : Il faudra bien que je vérifie si Betsy s’occupe bien de vous.

Jamie sortit du bureau, observant les alentours pour voir si quelque créature ne les avait pas rejoint entre temps. Heureusement, la voie était libre, et elle traversa la pharmacie, ainsi que la réserve, sans encombres. A l’extérieur, l’air faisait un peu plus frais, mais le courant d’air était bien appréciable après avoir supporté l’air vicié d’une échoppe qui n’avait sans doute pas été aérée depuis plusieurs semaines. Faisant volte-face, elle se tourna vers John et sourit :

    - Ca va, Betsy se laisse faire ?
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mer 8 Aoû - 14:54
John Murphy
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Le vieil homme pouffa de rire en entendant les paroles de la belle blonde. Il ne pouvait que se réjouir de la tournure de l’expédition d’aujourd’hui. Habituellement le briscard semblait n’attirer que deux types de survivants. Les pleurnichards qui se trouvaient alourdies par la liquéfaction de leurs intestins dans leurs slips ou bien les m’as-tu-vu qui essaient de donner un air de dur à cuir. Et selon l’expérience du feu de l’ancêtre, souvent les deux groupes se confondaient pour une expérience olfactive des plus repoussantes. Mais avec Jamie le vieux grincheux, qui avait connu que la guerre et la violence une grande majorité de sa vie, put apprécier un moment de détente. Comme si la facette de bon vivant, le charmant homme d’autrefois avant que les combats pour la survie ne corrompe pour le transformer en homme taciturne n’ayant que la rage au ventre, venait de surgir du passé.  Tenant la laisse improvisée d’une main sur, son vieux pistolet Colt 1911 ressemblait à une extension métallique de son bras, le regard d’acier bleuté du vétéran apprécia les mouvements d’étirements de ce joli brin de femme doublé d’un fort caractère. De quoi charmer l’irlandais têtu.  Mais il fit son observation de manière discrète, ne voulant pas passer pour un vicieux et un voyeur en plus de son comportement d’ours mal léché. Soulevant ses maigres épaules, le vétéran hocha la tête devant le désir de la belle jeune femme. Donc un de ces jours je vais aller vous chercher comme une cavalière pour le bal de promotion et visiter la communauté qui m’endure. On est confortable et en  plus on a du sacré bon café. Au moins j’ai appris ça durant mes déploiements à l’étranger et je pouvais pleurer d’envies les guignols de l’autre camp avec la senteur de mon café.  Suivant la jeune femme, surveillant son six heures comme jamais le vétéran n’avait fait pour quelqu’un de sa vie, le vieil homme soupira doucement. À cause du café une troupe adverse s’est rendue. La voix rauque de l’ancêtre n’était que sérieux et authenticité. En tout cas je l’ai toujours cru. C’est bien de se sentir important des fois. Oui Betsy c’est une bonne fille. Elle va nous suivre juste à sa nouvelle maison et si un enculée essaie de barrer la route, il va roter ses couilles que je lui avoir enfoncé dans sa gorge.

Tendant son bras, souriant doucement comme un homme invitant une femme à une promenade le dimanche après-midi à la suite du sermon dominicale, John commença à marcher vers sa vieille camionnette. Un regard inquisiteur aurait pu croire avoir la berlue. Un couple si mal assortie, elle une beauté au caractère bien forgé et lui soixantaine bien débuté et ayant un air revêche en permanence, faisant la promenade à un vieux chien durant une apocalypse. Mais cette scène semblait hors du temps, un moment de calme et de douceur dans ce monde de fou qu’était la vie des survivants. Je peux vous demander une faveur Jamie? John attendit l’accord de la blonde. On peut se tutoyer? Car avec chaque vous venant de toi je me sens de plus en plus près d’être vieux. Je suis bonne le bon vin, je me bonifie avec le temps.  Mais j’aimerais bien bordel de dieu ne pas être aussi vieux des fois. L’homme était furieux contre son âge, sa maladie et que bientôt il n’allait être plus utile à personne. À une centaine de mètres du pick-up aussi vieux que Jamie, des gémissements de faim et des cris d’horreurs s’élevaient au croisement de la ruelle. Les sens du vieux briscard étaient en alerte, analysant chaque possibilité. Un trio de survivants s’engouffra dans l’allée jonchée de détritus. Une douzaine d’infectés, donc deux coureurs qui semblaient rendre les sprinteurs jamaïcain lents comme des limaces, étaient à leur trousse. Calmement, un peu comme un roc devant les tourments d’un tsunami en approche, le regard d’acier bleuté du vétéran croisa ceux envoutant de la blonde. C’est votre groupe? Bien Jamie prenez Betsy et allez démarrer le camion. Clef boite à gant. On prépare à évacuer la zone. On ne laisse personne derrière. Donnant la laisse improvisée à la survivante, John se plaça comme si ce dernier était sur le pas de tir d'un stand. Faisant basculer le percuteur de son arme ancestrale vers l’arrière, l’ancêtre était devenu le messager de la mort comme il était associé autrefois lors des combats. Il commença à couvrir les vivants de tirs précis, visant les genoux des coureurs infectés pour faire un effet de domino et que les morts-vivants tombent l’un sur les autres. Les trois survivants dépassèrent le vétéran sans un signe de remerciement car leur terreur était palpable. Derrière John le moteur démarra dans un cri de ralliement. Mais aussitôt une portière claque et le véhicule bondit. Un homme avait pris le volant pour s’enfuir et il venait de condamné l’irlandais têtu à la mort. En colère contre le lâche, l’ancien soldat leva les bras en l’air de dépit. Comble de malheur le pantalon décida de baisser pavillon dévoilant les jambes nues du briscard. Au lieu de se pencher pour remonter le vêtement récalcitrant, le tireur reprit position pour faire feu avec son arme de manière professionnelle et chirurgicale. Heureusement que l'arme silencieuse n’allait pas ameuter d’autres amateurs de vieil chair tanné comme le cuir. Au moins il se consola que la blonde et la Golden seront en sécurité.

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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Mer 8 Aoû - 17:07
Jamie Matheson
Jamie attrapa le bras de son ami, le suivant à travers le dédale de rues de Burlington. Oui, ne jugez pas, mais elle a déjà oublié le plan que lui a donné John ; trop d’émotions sans doute.
Ce dernier lui demanda une faveur, et Jamie haussa un sourcil, curieuse de savoir ce qu’il avait à lui demander. Une fois la tirade du vétéran terminée, la jeune femme posa sa main libres sur celle de John, posée sur son autre bras, et répondit doucement :


    - Ça ne me dérange absolument pas. Et je trouve que pour quelqu’un qui se plaint autant de son âge, tu te débrouilles plutôt bien, dans un environnement aussi hostile. J’ai croisé bien des jeunes qui n’étaient bons à rien...

Grand sourire. Jamie aussitôt pensa à ses grands-parents, restés dans la banlieue d’Ottawa. Certains grabataires, d’autres en meilleure forme, elle doutait cependant qu’aucun d’entre eux se débrouille aussi bien que John actuellement.

Jamie se figea lorsqu’elle entendit les cris. Ses yeux écarquillés vrillés sur John, elle resserra sa prise contre son bras ; mais celui-ci recula pour se mettre face à elle et lui expliquer le plan d’action. Acquiesçant alors qu’il lui demandait si c’était son groupe – oui, à sa grande surprise – et lorsqu’il lui donna ses instructions – notamment lorsqu’il précisa de ne laisser personne derrière - puis elle agrippa fermement la laisse de Betsy, et monta dans le pick-up. Elle essayait de ne pas laisser la panique l’envahir, mais au vu du groupe qu’ils allaient affronter, ça n’était pas gagné. Elle poussa Betsy à l’arrière, et appela ses compagnons à se bouger le cul, tout en ouvrant la boîte à gant. Les clefs étaient fort heureusement bien en évidence, et Jamie s’installa sur le siège conducteur, et démarra l’engin. Elle savait conduire, comme à peu près tout le monde, mais elle préférait laisser le volant à John, qui connaissait la route, lui, et serait plus à même de trouver son chemin malgré la panique.
Glissant à droite du siège passager, Jamie rongeait son frein en observant les gestes de John, l’anxiété prenant petit à petit toute la place dans son ventre… Jusqu’au moment où Ethan, l’un des membres du marché, grimpa côté conducteur et claqua la porte. Jamie n’arriva même pas à protester qu’il avait déjà appuyé sur l’accélérateur et mis une vitesse. Ils partaient. Sans John.


    - NooooOOooon !

Jamie se jeta sur lui, lui mettant son coude dans la figure. Jetant avec rage ses poings contre Ethan, elle se pencha sur lui, et le poussa en ouvrant la porte. Bénie sous la panique qui lui avait fait oublié la ceinture de sécurité.
Deux jours plus tôt, Téofil et Jamie avaient été « oubliés » par des camarades lors d’une échauffourée. La terreur, la tristesse et la trahison avaient été si amères, que la jeune femme ne tenait pas que qui que ce soit subisse la même chose… Surtout qu’abandonner John maintenant, c’était le condamner à mort. Sans écouter les protestations de ses deux autres camarades, qu’elle fusilla du regard, Jamie fit marche arrière, pied au plancher. Visant les zombies les plus à la traîne, Jamie en faucha quelques uns, avant de faire crisser les freins dans un hurlement qui ne faisait que dire « vite, faut dégager avant que le reste de la troupe ne vienne vérifier ce que c’était ».
Sans un regard vers Ethan, qui se relevait douloureusement mais en panique quelques mètres plus loin, Jamie attrapa l’arme de la survivante à sa droite, un pistolet – elle n’en savait pas plus sur ces trucs, à part que ça faisait pan – et sauta du pick-up. Déchargeant l’arme dans un accès de colère vers les zombies restant, elle ne fit guère mouche : la plupart des balles allèrent au mieux se ficher dans le torse des morts-vivants, qui s’en fichaient royalement, les autres allant se perdre par ci par là dans le décor. Une chance qu’elle ne canarde pas ses alliés, encore !

Mais le bruit eut au moins l’avantage de détourner l’attention de la troupe vers. Jamie, l’arme vide, la lâcha, et attrapa son couteau. Elle n’irait pas loin avec ça… Mais si les deux autres crétins dans la bagnole se réveillaient, peut-être pourraient-ils filer un coup de main ?
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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Jeu 9 Aoû - 9:40
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“Bordel de médocs de mes deux! ”
Mon vieux Colt toujours prêt!

Le vieil homme aurait pu passer pour un fou, pantalon aux chevilles en train de faire feu de manière méthodique et précise avec une arme presque centenaire dans les mains. Mais à voir la lueur de détermination, de rage et de courage qui scintillait dans le regard du vétéran les spectateurs comprendront que l’homme était en fait un bloc de glace. Visage impassible et sévère, seul fureur visible était les lèvres exsangues presque devenu blanche à force d’être étirer de la sorte. Le flux de pourritures et d’envoyer de la Faucheuse semblait interrompu. Par petit pas, ses longues jambes entravées par le tissu de son pantalon, le vétéran s’était placé à couvert derrière une voiture abandonné depuis le début de ces tristes évènements. Chaque projectile à tête cuivrée disloqua une marionnette de ce fléau. Les infectés qui étaient fraichement relever furent les premières victimes du vétéran aux nerfs d’acier.  Dès qu’ils furent au sol, rampant ou bien ayant un trou immense dans la boîte crânienne, John procéda par économie de cartouches. Plusieurs épouvantails morts-vivants marchaient en chancelant, permettant à l’irlandais têtu d’analyser son prochain mouvement. Un concessionnaire de voiture pourra permettre une providence pour le vieil homme dont le crabe noir venait de s’éveiller. Déjà ce cancer mortel s’amusait à lui compresser les poumons petit à petit. Alors qu’il éjectait un chargeur vide pour insérer un bourré de cartouches de .45, le regard d’acier bleuté d’une dureté et d’une froideur d’un iceberg pivota vers la camionnette en fuite.  Elle venait subitement de ralentir et John ne put s’empêcher de laisser un mince sourire de fierté flotter sur ses lèvres exsangues. L’ancien soldat put apprécier de voir une altercation et voir injecté un homme au visage terrifié. Aussitôt le vieux pick-up fit marche arrière, percuta quelques corps en décompositions avant de freiner brusquement. Telle une furie la blonde se rua à l’extérieur pour faire feu sur les  infectés qui ne savaient plus à quel saint se vouer.  

Toujours le pantalon sur les chevilles, John n’ayant pas eu un instant pour les remonter, fit quelques pas en toussant fortement pour rejoindre sa compagne d’infortune.  Le claquement sinistre de la culasse percutant l’air annonça au vétéran que Jamie n’avait plus de balles. Cette dernière sorti sa lame pour se défendre comme trois mastiqueurs de chair tendre. Un coup presque à bout portant régla le compte du premier. Le second était déjà au contact avec la blonde alors le vétéran prit par le collet pour l’empêcher de rejoindre son collègue d’outre-tombe. Non espèce de pourriture sur deux pattes. Personne ne touche à une perle de ce calibre sous ma garde. Un simple croc en jambe et l’infecté s’étala au sol. Une exécution net et sans gâchis fut prodiguer par l’ancien soldat et il hocha la tête à la belle jeune femme pour la remercier de ne pas l’avoir laissé tomber. Un grondement sourd fit presque éclater de rire l’ancêtre alors d’un geste de la tête il indiqua à Jamie d’embarquer dans l’habitacle de la camionnette. Betsy grogna doucement vers la jeune survivante délesté de son arme de poing par la furie blonde et que maintenant essayait de suivre l’exemple de l’homme qui s’approchait en grimaçant de douleur. Dès que celle qui avait gagné le respect du militaire hautement décoré prenait place, John en fit de même.

S’assoyant sur le siège, ne pouvant faire de grand geste avec les jambes ceinturé par le pantalon, le vétéran pivota  des hanches pour se placer à la position du conducteur. Laissant un regard intimidant, froid et mortel vers le duo de lâches qui voulaient les abandonner. Les survivants regardèrent au sol de honte. L’homme fautif de l'abandon sauta dans la boite arrière du vieux Ford et John bascula le sélecteur de vitesse vers l’avant. Appuyant doucement sur la pédale, le moteur rugissant sous les ordres de son légitime propriétaire, le véhicule gagna de la distance sur les infectés qui hurlèrent leur dépit de voir leur plat de résistance s’éloigner. Imperturbable, un peu comme si il conduisait pour se rendre  à l’épicerie, l’irlandais ouvrit la radio pour laisser couler de la musique country. Du Johnny Cash pour être exact.  Alors il déposa son arme de poing près  de lui et avec une certaine douceur dont bien des gens aurait cru incapable l’intimidant vétéran, pris la main de la blonde. Avec délicatesse John la porta pour lui embrasser le dos en remerciement. Elle pouvait lire de la gratitude et une tendresse douceâtre dans le regard d’acier bleuté. Merci Jamie d’être venu me chercher. Tu as une bière avec ton nom dans mon frigo quand tu veux. Et chanceuse va! Il regarda ses jambes nues et poilues comme un ours polaire. Tu as eu ton vœu d’exaucer de me voir courir avec le pantalon aux chevilles. Bordel de merde j’avais l’air d’un connard de pingouin avec un balai dans le cul qui essaie de marcher. Il rigola un peu et ouvrit la main pour permettre à la blonde de récupérer la sienne. Bizarrement John aurait apprécié lui tenir la main durant tout le trajet vers chez elle.  Betsy se coucha entre les deux êtres, heureuse d’avoir trouvé une stabilité dans ce chaos.

Jamie, tu as au moins embarqué mon pistolet? Espèce de pute… Mais la survivante ne put finir sa phrase que le vétéran venait d’arrêter le véhicule abruptement. Tournant son regard intimidant et mauvais comme une teigne vers la survivante, John parla avec une lenteur  de mauvais augure.  Toi la salope tu vas te fermer la gueule. Je débarque remettre mon pantalon et engueuler un peu le connard dans la boîte. Quand je reviens j’espère que tu vas présenter des excuses à une des seules personnes que je ne songe pas faire une tête de Mickey avec. Laissant couler un regard amusé vers sa sauveuse, lui laissant libre cœurs d’exprimer sa voix contre l’insolente, John descendit du véhicule et put enfin remonter son pantalon en offrant une belle lune aux observateurs présent. À son âge l’ancêtre n’avait plus vraiment de pudeur. Allant vers l’arrière de la boite le vétéran empoigna par le collet le dénommé Ethan. Plissant des paupières, laissant deux lueurs bleutées intimidantes à souhait éclairer un visage intransigeant marquer par les épreuves de la vie, la voix autoritaire et sans ambages de l’ancien sergent claqua comme un fouet. Espèce de petit salaud  qui préfère abandonner des gens pour sa propre petite personne de merde. Ça vous dit qu’on fait comme au Vietnam? Que je vous déglingue un genou et je vous  laisse tout seul ici? L’homme pleurnicha de honte en s’excusant. Vous êtes du vomi, vous êtes le niveau zéro de la vie sur Terre. Vous n'êtes même pas humains, espèce  d'enfoirés de mes deux! Vous n'êtes que du branlomane végétatif, un tas de merde d'amphibien, de la chiasse! Maintenant vous fermez votre gueule et vous essayer que je vous oublie vu? Il retourna s’assoir derrière le volant ayant l’approbation de Jamie qui avait parlé à la femme. Bon mademoiselle ton carrosse est prêt pour aller te déposer à ta maison. Ou tu as besoin de faire les vitrines. Ça à l’air qu’il y a des soldes monstres un peu partout en ville. Une pointe d’humour qui permit à John de faire un clin d’œil complice à la jeune femme qui venait de gagner une place toute spéciale dans son vieux cœur.

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MessageSujet: Re: [TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine Ven 10 Aoû - 4:59
Jamie Matheson
Jamie était sur le point de se débattre contre l’un des relevés quand John arriva pour lui sauver la mise. Sans réfléchir plus loin, le souffle rauque, Jamie remonta dans le véhicule et tapota machinalement la tête de Betsy. Ce qu’il venait de se passer… Le risque qu’elle venait de prendre… La descente d’adrénaline commença à faire trembler la jeune femme, consciente que si elle n’avait pas eu son derrière calé dans le siège du pick-up, elle serait probablement tombée, ses genoux refusant de supporter son poids.
Mais ils s’éloignaient de la scène et des cadavres, et alors que la route défilait devant eux, Jamie parvint doucement à retrouver son calme. Elle se sentait vidée, terrifiée et seule. Elle avait envie de retrouver ses proches, ceux d’avant, de se blottir dans leur bras et de tout oublier. Il y avait quelques semaines encore, le principal problème de la blonde consistait en boire en quantité suffisante pour se lâcher mais pas trop pour réussir à suivre les cours encore. Et là, elle jouait les héroïnes à sauver un homme qu’elle venait de rencontrer plutôt que de sauver ses fesses et de prendre la fuite. Attaquer un zombie avec un couteau, quelle connerie quand même.
Perdue dans ses pensées, Jamie sursauta quand John lui attrapa la main. Elle lui sourit, et rosit en sentant le contact de ses lèvres contre sa peau.


    - C’est toi qui m’a dit qu’on ne laissait personne derrière… C’est normal. Elle pouffa, et répondit à sa boutade : La prochaine fois, j’éviterais de parler de malheur. Avec ma chance, je suis sûre de les provoquer...

Et après ce moment de douceur, le brusque retour à la réalité cloua Jamie sur place. Elle ouvrit la bouche, bégayant, et rougissant sous l’insulte. Elle jeta un regard vers John, paniquée ; elle détestait ce moment où les gens – surtout les hommes – prenait conscience de qui elle était. Ça n’était pas qu’elle avait honte, mais c’est qu’ils auraient aimé que ça soit le cas. Qu’elle se sente plus bas que terre, pour qu’il puisse profiter de sa faiblesse. Fort heureusement pour elle, au vu du contexte, John avait sans doute pris ça pour une banale insulte, aussi ne releva-t-il pas, et se contenta-t-il de faire taire la survivante. Jamie lui fit signe que tout irait bien, et lorsqu’il descendit, elle hésita un instant. Très bref, l’instant.

    -Ouais j'suis une pute, et alors ? Ca te gêne ? Rassure toi déjà, ça gêne pas autant ton petit ami. Oups, c'était gratuit ça. Si t'étais sortie, si t'avais bougé ton cul deux secondes, t'aurais pu le récupérer ton flingue. Et tu sais quoi ? A ta place je la ramenerais pas putain. Je sais pas viser, j'ai pris trois cours avec les autres, pendant que toi, qui a fait de la chasse tout ta vie avec ton père, t'es restée là à chier dans ton froc. Et tu sais quoi ? Ca je m'en fous à la limite. T'as le droit d'avoir eu peur, d'avoir été tétanisée et de pas avoir réussi à agir. C'est normal, ça arrive. Mais vient pas m'emmerder parce que j'ai oublié ton flingue là bas, c'est la dernière de mes préoccupations.

L’autre ne dit rien, bouche bée. Il était rare, sinon impossible, que Jamie s’emporte de la sorte : c’était probablement la première fois depuis le début des événements. Le calme et le flegme de la jeune femme étaient bien connus, à l’instar de son côté doux et rassurant. Et pourtant…
Elle se retourna vers l’avant du véhicule, n’attendant pas de réponse. Elle s’en foutait d’avoir des excuses, et n’allait pas passer des plombes à gueuler avec une imbécile qui n’allait même pas croire en ce qu’elle allait cracher. Avec un pâle sourire, Jamie fit donc signe à John de rentrer. Tout à coup extrêmement fatiguée, elle répondit doucement :


    - Je pense que tu en as assez fait pour aujourd’hui, et qu’il est temps de rentrer…

Heureusement, ils n’étaient plus si loin du Vieux marché, et la fin du trajet se déroula sans trop d’encombres.
Quand ils sortirent, Jamie pu se rendre compte que ses jambes étaient encore flageolantes, et elle dû se tenir quelques secondes au véhicule pour ne pas tomber. Rejoignant John, elle lui attrapa la main, et lui sourit :


    - Merci pour tout. Je…

Je suis contente de t’avoir rencontré ? Heureuse de t’avoir croisé, d’avoir partagé un moment avec toi ? Tous ce qui lui paraissait par la tête lui semblait nul, vide et insipide.
Elle se contenta donc de serrer John dans ses bras. Elle se sentait petite et vulnérable, mais à sentir le corps du vétéran entre ses bras, un pincement au cœur la prit. Elle avait l’impression qu’il allait s’envoler à la moindre bourrasque.


    - Bah alors Jamie, t’élargit ta clientèle ? T’as pas assez à faire ici ? Surtout qu’avec ça, tu risques pas d’en avoir pour longtemps !

Comme brûlée, Jamie recula de deux pas. Sa réputation n’avait pas à entacher celle des autres. Elle jeta un regard vers la fenêtre d’où les mots avaient été lancés, et en voyant l’air goguenard du survivant, recula encore en bredouillant à John :

    - Désolé, excuse moi… Je…

Encore une fois, les mots qui n’arrivaient pas à sortir de sa bouche. Elle s’en voulait. Le contraste entre la nana qui dézinguait avec rage des zombies et la gamine qui s’écrasait sous les moqueries la terrifiait. Elle ne rêvait que d’une chose, d’aller se planquer dans un coin et de se faire oublier…
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[TERMINE][18 octobre] Randonnée urbaine
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