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MessageSujet: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 23 Juil - 5:44
Jamie Matheson
La bouche un peu sèche, les bras légèrement meurtris, une trace de doigts serrés sur son épaule. Et pourtant le sourire aux lèvres, comme toujours, alors qu'elle renfile sa culotte, penchée face à celui dont les gestes avaient causé ces bleus. Sourire aux lèvres, alors qu'elle retient une grimace lors d'un mouvement trop vif avec son bras. Sourire aux lèvres quand elle entrouvre la bouche, s'enquiert de sa prestation. C'était bien ? Un grognement à peine affirmatif lui répond. Elle termine de mettre un t-shirt – à manches longues – et envoie un baiser avec ses doigts à son client, avant de s'échapper de la chambre d'un pas léger.
Une légère nausée emplie son ventre lorsqu'elle claque la porte. Part de ses entrailles, tout au fond, remonte dans son estomac, son œsophage, avant de se finir en haut-le-cœur. Une quinte de toux la prend, sèche et rude, et elle essaie de se calmer tout en s'éloignant. Elle aimait ce qu'elle faisait, comme auparavant elle avait aimé les cours de médecine à la fac (dieu que ça lui manquait, ça, ses amis, le calme et la paix ; comme ses ennuis d'alors paraissaient vains maintenant). Mais comme avant, il y avait toujours les moments moins sympa, les jours où on se lève en traînant du pied, où on préfèrerait traînasser sur le canapé, avec un bouquin ou la télé allumée. Mais il fallait quand même se lever, gagner sa croute et sa place. Et sincèrement, vu les trous du cul – certes loin d'être la majorité – qui pouvaient peupler le marché, elle préférait leur servir de défouloir elle-même plutôt qu'ils aillent emmerder une meuf qui n'avait rien demandé.
Mais maintenant, elle n'avait pas envie de penser à ça. Elle n'avait pas non plus envie de faire attention aux regards des gens, souvent compréhensifs mais parfois jugeant, toujours ou presque emplis de pitié. C'était presque le pire de son boulot, ça. Le sentiment que les relations sociales au sein du groupe ne pouvaient pas être saine, qu'elle était perçue différemment dès les premières minutes, et que personne ne pouvait la voir sans lui coller cette étiquette dégueulasse de pute ou de salope.
Elle renifla, et grimpa jusqu'au toit. S'installant près du bord, observant les alentours d'un air désabusé. Le sourire n'est plus là. Il s'est perdu, quelque part entre le lit et la porte, ou peut-être un peu plus loin, lors de son ascension pour le toit. A la place, un soupir qui s'échappe de ses lèvres légèrement gonflées, et va rejoindre la brise matinale...
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 23 Juil - 16:02
Leïa Anderson
C'est quand même une sacrée journée de merde qui s'annonce. Pas la première fois que Jessica me laisse en plan et je commence à ne plus dormir maintenant qu'elle passe ses nuits je ne sais-où. Je ne lui en veux pas, je n'oserais pas lui reprocher d'avoir trouvé une âme semblable à la sienne dans ce ramassis de jeunesse, mon caractère m'empêche ne serait-ce de songer à la chose et je me retrouve donc toute seule, à crever de froid dans un lit vide sans mon amie qui avait pourtant besoin de moi plus tôt dans le mois.

Le fait est qu'incapable de dormir sans avoir mon amie d'enfance en guise de doudou, je suis montée dans le poste de vigie histoire de tirer quelques lattes sur le pétard qui tourne régulièrement, gracieuseté faite aux vigies qui acceptent de passer leur nuit à surveiller les environs. J'ai donc fini par m'endormir dans un coin avec un pétard entre les lèvres et un sourire allant d'une oreille à l'autre, complètement stone après avoir tiré sur l'herbe (chose vraiment rare pour moi).

Je me suis réveillée dix minutes plus tôt, le joint m'est tombé de la bouche ou a été ramassé par quelqu'un qui l'a terminé car je ne le trouve pas en me relevant. On m'a aussi mis une couverture dessus et je suis surprise de voir qu'on m'a bordée, comme si quelqu'un tenait à moi dans ce camp? Il ne reste plus grand monde entre les cadavres de cigarettes, bouteilles et autres et tout le monde semble assoupi lorsque je me redresse en remettant mes habits droits après avoir dormi avec.

Encore en train de me réveiller, je regarde arriver une nouvelle que j'ai remarqué. Jamie je crois, certains en parlaient hier soir en insinuant que beaucoup couchaient avec elle. J'ai pas fais trop attention mais je lui souris lorsqu'elle croise mon regard, un peu désolée qu'elle ait chopper cette réputation. C'est clair que ce n'est pas à moi que ça arriverait, je sors de ma chambre à deux heures de l'après-midi tous les jours. Pour moi, si le soleil se lève, it's the middle of the night. Et la plupart pensent que je suis avec Jessica donc...

Du coup comme c'est la seule âme un semblant vivante dans la vigie, je la regarde avec intérêt en cherchant à l'analyser mais ce n'est pas compliqué, elle a la tête de celle qui a passé une nuit de folie et mon sourire se fait plus grand lorsque je me dirige vers elle avant de me baisser pour tirer le réchaud à ses pieds et lancer de l'eau en sortant du café d'un placard aménagé là. Cet endroit ressemble plus à un squatt qu'à une tour de garde en fait...

« Salut, besoin d'un café? »

Les yeux encore embrumés, je regarde mon interlocutrice qui est finalement vraiment mignonne depuis qu'elle s'est approchée un peu et que je distingue plus qu'une silhouette aux cheveux ébouriffés. Compatissante de la situation et du fait qu'elle doit subir pas mal de railleries, les mecs étant très prompts à coucher avec une fille avant de la traiter de salope, je comprends, c'était ma réputation pendant un moment et j'en ai profité aussi.

« Tu t'habitues au marché? C'est pas la grande gloire ici mais au moins y a du café pas vrai? »

L'eau boue rapidement et j'en sers deux tasses avant de passer le café soluble dedans pour lui en tendre une avec un sourire.

« RICORÉÉÉ »
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mar 24 Juil - 12:35
Jamie Matheson
Jamie sursauta légèrement en sentant une âme approcher. Elle ne s'attendait pas à avoir de la compagnie, et encore moins de la compagnie ayant tellement de sollicitude à son égard. Le grand sourire de Leïa est désarmant, et Jamie rosit en la voyant. Les jolies filles, ça avait toujours intimidé la canadienne.
Elle salua la nouvelle arrivante – enfin, nouvelle étant très relatif, puisqu'elle avait été là avant Jamie, mais qu'elle dormait jusqu'ici – d'un signe de tête, et accueilli le réchaud avec gratitude... Et le café encore plus !


    - Oh, bien volontiers ! Merci beaucoup !

Jamie passe sa main d'un geste nerveux dans ses cheveux en observant Leïa. Elle était plutôt sympa, de ce que la blonde avait pu noter jusqu'ici, et ça semblait se confirmer.

    - Oui ! Ça se passe bien. Globalement. Je crois... M'enfin, oui, y'a du café, et puis, on est mieux ici que dehors...

Un frisson parcourt Jamie alors qu'elle observe les alentours. Rien que l'idée d'être dehors, toujours en veille à guetter le moindre macchabée. Tout n'était pas parfait ici, mais elle avait le confort de pouvoir dormir sur ses deux oreilles, d'avoir un toit lorsqu'il pleut et une bande de gros bras pour casser du zombie si besoin... Et dieu sait qu'ils avaient besoin, chaque victime de leur côté grossissant les rangs des adversaires. Une guerre perdue d'avance.
Jamie éclata de rire en entendant la jeune femme.


    - Merci beaucoup ! Elle souffla sur sa tasse doucement, prit une légère gorgée évidemment bouillante, mais ne s'en formalisa pas (on est étudiante en médecine ou on ne l'est pas) avant de se tourner vers sa compagne. Et toi ? Tout va bien ici ? Je vais éviter de te demander si tu te fais à la vie entre ces murs, c'est pas comme si on était en colo ou qu'on venait de déménager...

Les questions, brûlantes, qui voulaient s'échapper de ses lèvres n'en passèrent pas la barrière. Est-ce que tu penses qu'on va s'en sortir ? Qu'on va trouver une solution, qu'on va tout reconstruire, un jour ? Est-ce que tu penses qu'il y aura une manière de se débarrasser de ces monstres, ou est-ce qu'il s'agit d'une nouvelle évolution ? C'était plein de questions qu'elle voulait poser, à tout le monde, tout le temps, dans l'espoir qu'enfin, à un moment ou un autre, quelqu'un ait au moins la réponse à l'une de ses questions. Mais elle savait bien qu'en réalité, ça risquait plus de déprimer la personne en face, alors elle fermait son petit minois et essayait de faire comme si leur quotidien était parfaitement normal et banal.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Sam 28 Juil - 16:23
Leïa Anderson
Je la regarde boire le liquide fumant en souriant et pose ma propre tasse à côté de moi en attendant de pouvoir la boire tiède comme j'aime en écoutant sa question. Est-ce que je me fais à la vie ici? J'ai envie de dire que je n'ai pas encore trop réalisé la différence à part dans les moments où j'ai envie de pleurer comme un bébé et que j'avais déjà pris mes habitudes mais je risque de râler contre Jessica ce qui ne serait vraiment juste, elle a bien le droit d'apprécier la compagnie de nos camarades de survie si elle le veut. Au même titre que je ne jugerai pas la fille devant moi sur le fait qu'elle couche avec qui elle veut. Ce sont les jalouses et ceux qui aimeraient bien en profiter qui râlent.

- On peut dire que je m'y fais plutôt bien. Il y a pire, tu as vu les corps sur Union et Loomis? Ça fait vraiment peur. Ici au moins on est à l'abri.

Je ramasse mon café pour souffler un coup dessus avant de le reposer, peu convaincue du fait que je puisse avaler un liquide aussi chaud sans me cramer tout l'appareil digestif et sors une de mes verrines de champignons que j'avais monté hier soir pour finalement l'oublier sous l'effet de la drogue et l'ouvre pour en tirer une girolle que j'envoie en l'air avant d'attraper dans ma bouche puis de sourire. Je lui tends ensuite le bocal contenant ma nourriture favorite que je mange en abondance maintenant qu'on peut manger un peu ce qu'on veut et qu'il faut en profiter. Bon ok, les champignons ne sont pas le premier truc à dépasser la date de péremption mais je préfère en profiter tant que je les ai.

« Et toi? Faut pas écouter les remarques, y en a qui sont pas sortis depuis et moment, ça les rend hargneux tu sais. »

Je n'ai pas envie qu'elle soit dégoûtée de notre groupe à cause de quelques cons surtout qu'il faut reconnaître que la plupart des mecs m'ont lâché l'arrière-train depuis qu'elle nous a rejoint et ça fait du bien de respirer un peu même si je verrouille toujours ma chambre la nuit.

« En tous cas, je ne sais pas ce que tu leur a fait mais le camp est bien plus détendu depuis que tu es là. Je saurai à qui demander de l'aide si la pression continue à monter. »

Je rigole un coup avant de lui offrir mon plus grand sourire. Ce n'est pas dans mes habitudes de draguer ouvertement quelqu'un mais elle a l'air relativement ouverte sur la question et j'ai besoin de rire un coup. Aucune idée de ses attirances cependant mais c'est vrai que je retiens l'idée en cas de souci, surtout depuis qu'il est hors de question de me défouler sur Téo qui s'est épris de ma soeur spirituelle.

Bien amusée et heureuse d'avoir l'occasion de discuter avec quelqu'un qui a envie de parler aussi, je finis par me confier un peu, me sentant par contre un peu épiée et je ne prends la parole qu'après m'être retournée un coup pour vérifier que tout le monde dormait.

« Tout le monde pense que je suis avec Jessica, en vérité, ça m'a évité pas mal d'emmerdes avec les gars du camp. Certains peuvent devenir très lourds. Si jamais t'as besoin d'un safe-space, hésite pas à venir me voir. Ils sont sûrs de rien mais ils ont tous peur de mes coups de batte. »

Je lance un regard en direction de mon arme de prédilection posée un peu plus loin avant de sourire. Je n'offre pas de protection à beaucoup de monde, déjà parce que je ne suis pas capable de protéger beaucoup de personnes mais surtout parce qu'à part Jessica et moi, ma considération pour le monde est très limitée. J'ai un bon feeling avec elle cependant, comme Takeshi, j'ai envie d'en faire mon amie comme j'ai toujours choisi mes relations à commencer par Jessica dont j'ai percé la bulle avec autant de tact qu'un taureau bien qu'elle ait trouvé ça fait avec sensibilité.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mar 31 Juil - 11:01
Jamie Matheson
Jamie sourit et acquiesca. Union ? Loomis ? C'était des noms qui ne lui disaient rien du tout, mais c'était sans doute dans le coin, la banlieue de Burlington ? De toute façon, quels que soient les lieux cités, c'est partout la même merde, partout ce charnier à ciel ouvert, partout cette terreur que le macchabée se relève et te bouffe le bras, si ce n'est pire. Alors non, elle n'avait vu les corps ni d'Union ni de Loomis – du moins pas à sa connaissance – mais c'était tout comme. Elle en avait vu d'autres, sur la route, dans les immeubles, partout en ville. Ça faisait peur, oui, et elle bénissait le ciel d'avoir pu trouver ce petit havre de paix au milieu de toute cette folie. Un coup de bol, pour une fois, un retour karmique pour toutes les merdes qui lui étaient déjà arrivées. Comme si sa chance s'était concentrée dans ce moment très précis.
Jamie remercia Leïa, et plongea sa main dans la verrine, en sortant un champignon. Ca n'était pas sa nourriture préférée, mais c'était tout à fait appréciable de grignoter un petit quelque chose ; ceci dit, elle n'aurait pas fait ça au réveil...


    - J'essaie de faire abstraction. Je savais que j'y aurais droit quand j'ai décidé de faire ça, mais c'est une chose de se dire qu'on peut passer outre, c'en est une autre de le faire vraiment. La tasse tourne entre les doigts de Jamie, qui n'y a pas encore replongé les lèvres. J'imagine que le manque d'air les rends hargneux, mais je pense qu'ils se sentent tout permis aussi parce qu'ils peuvent, tout simplement. Qu'ils n'attendaient que ça pour montrer que ce sont des hommes, des vrais, et qu'apparemment faire preuve de bon sens et de gentillesse c'est être faible. Ou pire... Une femme !

Jamie éclata de rire. Dieu seul savait à quel point les mecs pouvaient être des trous du cul quand même. Déjà avant ils se sentaient tout permis, mais maintenant... C'était encore pire. S'ils avaient pu être le dernier homme sur terre et régner sur un harem, ils ne se seraient pas privés... Alors que les femmes se serraient en général – précision importante – bien plus les coudes. Il n'y avait que les mecs, encore, pour croire que les filles étaient des vipères entre elles.

    - Tant mieux... C'est le but ! Et... N'hésite pas à venir me voir.

Jamie lui lança un clin d'œil. Elle allait éviter la blague sur les tarifs à la baisse, mais ça lui avait frôlé les lèvres.
Elle prit quelques gorgées de café, déjà plus buvables, toute son attention portée aux confidences de Leïa. Elle savait bien que si quelqu'un ouvrait ses sentiments à d'autres, ça n'était pas le moment de paraître distraite ou ailleurs, au risque de la renfermer.


    - Tant qu'ils ne vous emmerdent pas plus à cause de ça... murmura Jamie alors que Leïa continuait. Il était vrai que les mecs hétéro et leur fantasme de la lesbienne, voire du plan à trois... Yeurk. C'est vraiment gentil, je n'hésiterais pas. Et... Je n'ai rien d'aussi impressionnant que ça, répondit-elle en désignant la batte d'un coup de menton, mais si je peux faire quoi que ce soit pour toi, n'hésite pas. On a bien besoin de se serrer les coudes en ce moment.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Dim 19 Aoû - 10:34
Leïa Anderson
Je ne peux m'empêcher de rougir quand elle m'invite à venir la voir avec un clin d'oeil et baisse les yeux rapidement après. Ne pas faire attention aux sifflements et autres remarques à propos de ce que les types de marché seraient capables de me faire ça va, j'ai pris l'habitude à force mais là, c'est carrément un autre niveau et il fut une époque où j'aurais ramené Jamie à la maison juste pour ce clin d'oeil. C'est vraiment surprenant comme je suis devenue incapable de me détendre assez pour me laisser aller. Incapable de me détendre suffisamment, je me contente de ne pas perdre mon sourire et de piocher un champignon pour oublier que je n'ai pas vraiment eu envie de qui que ce soit depuis le commencement de l'épidémie.
Quand elle fait signe en direction de ma batte pour annoncer qu'elle n'a rien d'aussi impressionnant, je ne peux m'empêcher de rire cependant.

"L'exemple type du symbole phallique! Ahahah"

C'est vrai que me voir agiter ma batte en acajou à chaque fois que j'ai envie de frapper quelqu'un en fait un signe de terreur parmi certains dans le marché. Ce con de Téofil par exemple fais toujours un pas quand je la fait tourbillonner autour de ma main comme si je me préparais psychologiquement à taper une balle. J'hoche la tête quand elle dit qu'il faut se serrer les coudes et replonge quelques instants dans mon café, le regard pensif avant de redresser la tête.

"Tu sais j'étais en dernière année de photographie avant tout ça. Le sport, c'était pour la bourse et l'adrénaline mais je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire. Je m'imaginais sur des tournages à prendre des photos d'acteurs tout en faisant mon running le matin et un peu d'escalade le week-end en sortie camping. C'était une vie différente, avec un avenir différent. Toi, tu faisais quoi avant tout ça?"

Que pouvais bien faire avant tout ça cette jeune femme ma foi plus courageuse que la plupart et qui pourtant semble plus à l'aise avec des hommes qu'à l'extérieur avec les morts. Personnellement, je reconnais toujours un avantage aux zombies, ils ne parlent pas ce qui les rend bien plus facile à tuer que de subir un argumentaire sur pourquoi ne pas terminer le mec qui vient de t'agresser en te sautant dessus. Un zombie, ça grogne, son objectif c'est de te bouffer et il ne t'en voudra jamais de lui avoir explosé le crâne.

Depuis plusieurs minutes déjà, depuis que j'ai réalisé qui était cette fille et ce qu'elle faisait, j'ai envie de lui poser des questions, moi, la fille qui n'ait jamais eu de problème à parler aux inconnus et les envoyer chier, qui ai toujours eu toutes les relations que je voulais, je me pose maintenant certaines questions qui me paraissaient bien plus naturelles à une époque.

"Jessica passe de plus en plus de temps avec notre cher leader, je me demande ce que ça veut dire..."

Je suis peut-être un peu conne mais je n'arrive pas à me rendre à l'évidence que ce jackass incapable de conduire correctement partage des moments intimes avec ma meilleure amie et qu'elle est consentante. Je ne peux pas le voir et Jessica et la personne la plus importante au monde à mes yeux alors... je crève d'envie d'aller voir le polak pour lui refaire la tête au carré à grands coups de batte, probablement que Takeshi m'aiderait si je le lui demandais mais je n'aurais besoin de personne. Je me demande surtout pourquoi lui? Jessica a tout ce qu'il faut là où il faut et est la plus jolie fille du coin, elle pourrait facilement se trouver quelqu'un... je ne sais pas, qui ne me donne pas envie de l'éclater à chaque rencontre?

"Désolée de t'embêter avec ça, j'ai juste du mal avec Téo. Mais je suppose que je n'ai pas vraiment d'autre choix que de ravaler ma bile right?"
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 20 Aoû - 10:18
Jamie Matheson
Jamie était toujours étonnée de voir la variété des profils des survivants. Un prêtre ici, un lycéen par là, un danseur, une pompier… Ça lui redonnait un peu d’espoir : il n’y avait pas que les gros durs, les militaires surentraînés et les sportifs de haut niveau qui avaient réussi à sauver leur peau dans ces temps de débâcle. Leïa avait été étudiante en photographie avant, et sportive à un niveau assez conséquent apparemment, si celui lui donnait droit aux bourses. Jamie se trouvait un peu mono-maniaque face à ça :

    - Troisième année de médecine. Et… Pas grand-chose à côté : je passais mon temps à étudier, et quand je n’étudiais pas je « décompressait » en allant à des soirées et buvant plus que de raison. C’est pas très glorieux… Elle gloussa. C’est à cause de ça que je suis ici et pas chez moi, à Ottawa… J’étais en week-end dans le coin, et le dimanche soir j’étais à une fête que j’avais repéré sur le net. J’étais censée repartir de nuit… Je ne me souviens pas trop de ce qui s’est passé exactement, mais le lendemain matin j’étais dans le logement que je louais et j’avais une gueule de bois pas possible.

Et aucune idée de comment rejoindre sa famille, aucune affaire personnelle et personne qu’elle ne connaissait plus que la demoiselle dont elle n’avait vu le visage que de très près. Elle ne se souvenait plus vraiment de qui c’était, mais elle se demandait si la jeune femme était toujours en vie quelque part. Si ça se trouvait c’était une meuf du marché qui n’osait pas le dire à cause de la réputation de Jamie. Ou qui avait oublié aussi d’ailleurs. Mais c’était improbable, vu le nombre d’habitants à Burlington et le nombre de survivants au marché.

Apparemment, la relation de Jessica et Téofil tracassait Leïa. Jamie se mordilla la lèvre. Elle ignorait la façon dont elle devait prendre les quelques confidences que lui avait fait Téofil lors de leur sortie malheureuse – le pauvre en portait encore les traces.
La pensée de leur aventure fit frissonner la jeune femme, et elle noya le haut-le-cœur qui lui vint avec une gorgée de café, dont la température était à présent parfaite. Vite, penser à autres choses, pas à ces mains, pas à ce contact… L’instinct de survie reconnecta le fil de ses pensées à la conversation, et Jamie sourit avant de répondre :


    - Tu ne m’embêtes pas. On ne peut pas avoir des affinités avec tout le monde, c’est normal. Mais c’est sûr que vu le contexte, c’est difficile de faire quoi que ce soit… Jamie hésita, chercha ses mots. Si j’étais toi je ne m’inquiéterais pas trop. Il y a des relations qui se font sous le coup de la panique, de la survie. Un choc pareil ça dérègle toutes les hormones, dans un sens ou dans un autre… Je ne suis pas sûr que leur relation soit sérieuse.

Jamie n’était pas sûr que c’était la bonne chose à dire. A la fois pour Leïa, ça n’était pas forcément la meilleure chose à dire, mais surtout pour Téo, qui lui avait fait cette confidence dans un moment particulier, et qui ne s’attendait sans doute pas à ce qu’elle le répète. Enfin, c’était trop tard pour les regrets maintenant, elle n’allait pas s’appesantir là dessus.

    - Si ça n’est pas indiscret – surtout si je pose la moindre question ou dit la moindre chose qui te gène, n’hésite pas à me le faire savoir ! -, qu’est ce qui te pose problème chez Téo ?

Elle faillit ajouter que, très personnellement, il lui avait sauvé la vie, mais elle ne voulait pas non plus que Leïa puisse comprendre que Jamie était grande amie avec lui – ça n’était pas le cas, elle le respectait, l’appréciait, mais ils ne se connaissaient pas plus que ça. Autant alors laisser la discussion ouverte, que Leïa n’ait pas peur de dire ce qu’elle pensait réellement…

    - Et, euh… Ce qui te tracasse… Tu en as parlé à Jessica ? Peut-être qu’elle pourrait aider pour que la situation se débloque un peu ?
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 3 Sep - 22:57
Leïa Anderson
- Sacré hangover pas vrai?

Son histoire a au moins le mérite d'être drôle, je ne peux m'empêcher de sourire tandis qu'elle me demande ce qui me déplaît chez Téo. Par où commencer? Sa dégaine de fils à papa ou son amour bizarre pour la biologie et les trucs qui rampent?

- Franchement, je veux pas t'embêter avec ça mais si ça t'intéresse, - Oui continue Leïa elle a l'air cool ton histoire! - C'était notre première sortie avec lui et quelques autres et on était en dehors de Burlington pour essayer de repérer un peu tout ce qui pouvait se montrer intéressant. On a heurté une bosse ou un nid de poule ou whatever et en un instant, Jessica a glissé contre la portière qui s'est ouverte et est tombée sur la route.

Je reprends un peu mon calme pour attaquer la suite parce que c'est difficile d'y repenser sans attraper ma batte pour aller refaire le portrait du type qui couche maintenant avec ma meilleure amie.

- Je fonce donc à l'avant du van pour lui dire de s'arrêter et il a eu beaucoup de mal à réagir à ce moment. Je sais que c'est pas juste de lui reprocher ça et qu'il n'a pas construit la route mais je ne peux m'empêcher de lui en vouloir quand même.

C'est vraiment bizarre de partager ce que je ressens comme ça surtout à une fille que je n'ai absolument jamais vu mais comme ça concerne Jessica, c'est probablement mieux que j'ai un avis extérieur avant même d'aborder le sujet. Je ne suis pas bonne pour les discussions sérieuses.

- Anyway, Jess' l'a pardonné et ils ont l'air super proches maintenant. Ce qui me pousse à me demander pourquoi je suis incapable de le pardonner, mais peut-être que ça a aussi un rapport avec la confiance.

Je commence finalement à siroter mon café tout en réfléchissant à ce que je raconte à ma nouvelle amie désignée : Jamie.

- Bref, je suis une sale jalouse rancunière mais on ne se refait pas.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 5 Sep - 9:53
Jamie Matheson
Jamie gloussa. Pire gueule de bois de sa vie, ouais. Et pourtant il y avait de la concurrence. Ceci dit, avec du recul, prendre le bus pour rentrer sur Ottawa, et risquer d’être coincée dans les embouteillages avec tous les macchabées au volant, c’était une idée bien plus sinistre que d’être là, maintenant, dans un havre sûr. Jusqu’ici elle avait surtout pensé « être chez moi avec ma famille et affronter ça en groupe », mais vu la durée du trajet et le bordel de la frontière américano-canadienne, il était peu probable que si elle avait réussi à tenir son emploi du temps, elle soit tout de même avec ses parents plus au nord.

Acquiesçant alors que Leïa expliquait les raisons qui faisaient qu’elle ne supportait pas le Polonais, Jamie termina son café. C’était difficile de séparer les actes de la personne, surtout lorsque lesdits actes blessent quelqu’un de proche – d’expérience Jamie trouvait que c’était plus simple de pardonner pour soi – et même un bête accident pouvait prendre des proportions gigantesques. Vu ce que racontait Leïa, ça n’avait guère eu de conséquences, mais ça aurait bien pu être grave, aussi le ressentiment à l’égard du jeune homme se comprenait.
Jamie eut un petit sourire en entendant la fin de la tira de sa compagne de café, et gloussa :


    - Tu ne penses pas que justement c’est parce qu’ils sont proches que tu as du mal à lui pardonner ? Je, euh, me mêle peut-être de choses qui ne me regardent pas, mais tu l’as dit toi-même vous étiez assez proches, même avant… Tout ça. Geste de bras englobant Burlington. Ta jalousie est sans doute en cause, du coup. Mais… Jamie hésita, se mordit la langue, et reprit : Je pense que même si elle ne l’exprime pas clairement, Jessica a quand même besoin de toi. Sans doute plus que de Téofil.

Elle faillit ajouter « Fait attention à elle », mais c’était sans doute la frontière à ne pas dépasser. Elle n’était pas leur mère, elle ne pouvait pas gérer leur relation à leur place, elle ne pouvait pas régler tous les problèmes du monde. Pas même ceux de leur petit groupe de survivant.

    - Et… Je sais que ça n’est pas forcément facile… Mais, essaie de vivre pour toi, aussi ? On a tous été sur les nerfs ces derniers temps, ces responsabilités, veillez les uns sur les autres. Mais il faut qu’on pense à nous-même aussi. C’est important, pour tenir le coup sur le long terme. Et je ne pense pas qu’une aide extérieure viendra, malheureusement…

Amis de l’optimisme bonjour ! Jamie gloussa. Ceci dit, c’était un vrai problème. Ils ne pouvaient pas se contenter de juste survivre ici, de faire des sorties de ravitaillement, de s’entraîner au combat et de recommencer le lendemain. Ça n’était pas une vie, et les gens allaient finir par être tous comme Jessica…

    - Il faudrait qu’on mette des loisirs en place. Des séances de cinéma, de lecture, des jeux… Les parties de jambe en l’air ça calme deux secondes mais il y a plus que ça dans la vie…

Elle n’avait pas l’arrogance de se croire toute puissante, même dans ce domaine…
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mar 11 Sep - 21:46
Leïa Anderson
Tandis que les paroles de Jamie me percutent de plein fouet, je me remémore certaines choses, de petites choses que fait Jessica qui me rendent triste mais elle a probablement raison, je suis jalouse, pas de Jessica parce qu'elle est mon point de repère au milieu de tous les événements mais de Téofil qui a obtenu son attention sans la mériter à mon sens.
J'arrête de tourner la tasse de café dans mes mains afin d'y boire une gorgée plus fraiche et plus agréable tout en gloussant à ce que dit Jamie.

- Excuse-moi, c'est juste que j'ai toujours appliqué la méthode occidentale pour les problèmes, on appuie jusqu'à ne plus y penser et s'ils refont surface, on appuie plus fort. Écraser les problèmes, les compacter, les oublier. C'est vrai que ça ne les fait pas partir mais c'est comme ça que je supporte.

Je suis sur le point d'ajouter que je suis sur le point de craquer également mais mon sourire ne flanche pas et je m'assieds plus confortablement, adossée contre le mur et écrasée par le poids de mes soucis.
Son idée n'est cependant pas stupide et je ne peux m'empêcher de la rectifier, je n'aime pas voir quelqu'un d'aussi courageux se rabaisser parce qu'elle n'est pas capable de calmer tout le monde alors que des gens littéralement morts et vivants se poussent contre la porte.

- T'en fais pas, tu en fais déjà beaucoup. Je comprends pourquoi les gens viennent te voir. Tu es douée pour décrypter une personne. Et le sexe, ça détend plus qu'une partie de Mario Kart, croit-moi.

Un champignon vinaigré plus tard, les relents d'alcool et l'excitation de la caféine commencent à me faire parler et la nostalgie me prend tandis que je réalise que je suis face à une fille qui ne connaît pas du tout Burlington.

- J'aimerais revenir à il y a six mois quand tout allait bien. Mon équipe venait de gagner la coupe inter-universitaire du Vermont et on était qualifiées pour le tournoi national. Les photos marchaient bien et j'avais régulièrement des contrats pour couvrir des soirées. Et j'avais un footballer fou amoureux prêt à soulever des montagnes - et je suis sûre qu'il aurait pu - pour moi. Tout allait bien.

J'avais autre chose à faire que parcourir la ville à la recherche de provisions à ce moment là, non je pouvais aller m'allonger au bord de l'eau et ne pas craindre de me faire bouffer vivante par je ne sais quel monstre.

- M'enfin bref! Tu verras, malgré tout, tu es chanceuse d'être à Burlington pour lutter contre ce qui se passe. Il y a de l'eau potable à souhait, la ville est bien fournie et on devrait pouvoir survivre un moment sur les restes de nourriture qu'on peut trouver, pour la suite, il y a de l'agriculture et des forêts en campagne. Tu ne manques de rien ici. Si tu veux te déplacer rapidement, passe par le métro, demande-moi si besoin et je t'accompagnerai, je te garantis que tu ne veux pas te perdre dans ces tunnels.

C'est sombre, c'est humide et ça pue le zombie depuis que certains des sous-terrains ont été envahis par les usagers transformés en monstres bouffeurs de long-pig. Dans ma tête, je continue de chercher des infos utiles à lui partager.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 12 Sep - 9:33
Jamie Matheson
Jamie éclata de rire. En même temps, une partie de Mario Kart, s'il y a un petit salaud qui fait exprès d'être dernier pour balancer des carapaces bleues, ou bien si quelqu'un connait les raccourcis, évidemment que ça ne détend pas. C'est comme les jeux de combat, ou bien le monopoly en version jeu de société : ça détruit des amitiés et des après midi plutôt que l'inverse. Quand on veut se détendre avec les copains, on fume un joint, on regarde un blockbuster consensuel et on joue à Animal Crossing.
En entendant Leïa s'ouvrir, elle reprit son sérieux, et se permis de glisser sa main jusqu'au bras de la jeune femme, présence légère mais bien réelle. Est-ce que vraiment elle était douée pour décrypter les gens ? Jessica semblait aller un peu mieux, Leïa s'était ouverte, et à Essex John lui aussi était sorti de son rôle de vieil ours mal léché. Et pourtant, elle n'avait rien d'une psy ou d'une assistante sociale. Les gens semblaient confiant avec elle – c'était à double tranchant, elle supportait d'un autre côté les problèmes de plus un des habitants du Marché, les hommes étant souvent enclins à faire des révélations sur l'oreiller.


    - Je pense que les gens qui ne regrettent pas leur vie d'il y a six mois devaient avoir des vies bien tristes... Soit qu'ils vivaient pire, soit que maintenant ils se prennent pour les alphas de ce monde et cherchent un peu de pouvoir... Les rois du tas de cendre...

Elle gloussa. Elle tenait cette expression d'un bouquin, elle ne savait même plus lequel. Probablement de la SF ou de la fantasy – les seuls genres qu'elle lisait avec plaisir. Enfin, ça ne venait sûrement pas d'une publication médicale.

    - Le métro ? Brr, ça donne pas envie. D'être dans le noir avec ces trucs prêts à venir te bouffer, c'est pas réjouissant. Plus rapide oui, mais à quel prix... Enfin, je suppose que ça sera vital à un moment. Ou très important. Mais pour la bouffe faudra y penser, oui. Histoire qu'au printemps on soit prêts à commencer des semences. Faudrait pas louper le coche, et vaut mieux économiser les conserves pour l'hiver.

Elle observa le sol, les quelques morts vivants qui hantaient les rues voisines. Soupir.

    - C'est difficile de penser à demain je trouve. On a tellement à faire aujourd'hui. Et il faudrait qu'on se rapproche des autres communautés. Au moins Essex ; j'ai moins confiance en les militaires de Jéricho. Mais il y a des compétences qu'on pourrait échanger... Re-soupir. Tellement à faire, si peu de temps, si peu de bras. Et certains n'ont pas la volonté de voir si loin aussi. C'est effrayant, je comprends.

Elle secoua la tête, et se tourna vers Leïa :

    - Excuse moi, je crois que John a raison de m'appeler « Mamie Jamie ». Je radote et je me plains tout le temps ! Elle laissa un petit temps, et reprit : Et tu trouvais le temps de suivre tes études en bossant et en faisant du sport à côté ? Et en ayant un copain ! Je t'admire !
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Jeu 13 Sep - 16:32
Leïa Anderson
Je ne peux m'empêcher de rire lorsqu'elle me dit que le métro, elle préfère y penser que s'y aventurer avant d'embarquer sur la liste de toutes les choses dont on va manquer d'ici quelques semaines. On peut déjà sentir l'air se rafraichir ces derniers temps et ça ne va pas aller en s'améliorant. Son geste me réconforte cependant et je me détend malgré tout pour continuer cette discussion qui m'intéresse.

- Je sais pas, j'ai fais quelques provisions mais de là à tenir tout un hiver dessus, je vais avoir du mal...

Et c'est probablement le cas de tout le monde ici, la nourriture va bientôt devenir un produit de luxe qu'on s'offrira dès que possible à ce rythme pendant que certains devront vraiment luter contre le froid surtout avec le chauffage inégal du marché.

- Mais je peux te garantir qu'avec une bonne carte et une lampe de poche, le métro se fait assez bien. Suffit de connaître le coin.

J'ajoute un clin d'oeil à mon information pour lui montrer que je sais de quoi je parle et que je n'ai pas de problème à l'emmener à l'occasion si elle a quelque chose à faire.
Mon regard s'agrandit, ma bouche s'entre-ouvre et je suis décontenancée pas par son surnom bien qu'il soit surprenant à entendre pour une fille qui joue de ses charmes pour s'intégrer dans le groupe et probablement pour me faire parler comme ça, mais sa main sur mon bras est réconfortante et je m'adoucit petit à petit en buvant mon café en remuant dans ma tête le prénom de John, je connais ce prénom, Charlie m'en a parlé... Oui c'est son grand-père! John Murphy, il doit probablement s'agir de la même personne!

- Je connais John! John Murphy? C'est le grand père de Charlie! Enfin... je ne l'ai jamais rencontré en personne.

Je me calme un peu et reprends mes esprits, il s'agit d'une grosse angoisse, ma future rencontre avec le papi de Charlie qu'il faut que je rencontre pour découvrir enfin qui a éduqué le chasseur pour en faire quelqu'un d'aussi gentil.

- Honnêtement, mes études devaient être bien moins prenantes que n'importe quel devoir qu'on ait pu te demander en médecine! Ahahah Ça correspondait pas mal à prendre des photos, me promener et participer à des soirées en tant que photographe... Ce qui t'empêche de consommer... Le copain était plus là en décoration mais je ne me suis jamais vraiment investie, je m'en rends compte maintenant. C'était surtout le sport, cinq entraînements par semaine toute l'année et le jogging toujours en extérieur, j'ai sentie mon arrivée à Burlington, t'imagines pas!

Mon café terminé, je le dépose à côté de moi en m'adossant complètement contre le muret, réfléchissant à me vie, comment j'ai eu l'occasion de profiter de tout ce dont un humain peut rêver alors que maintenant, il doit y avoir comme une gros 80% de la populations qui est transformée en morts cannibales. Au moins, on se serre les coudes, j'ai hâte quand même de trouver une occasion pour quitter la ville, il y a bien trop de morts ici et ils sont de plus en plus nombreux.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mar 18 Sep - 18:38
Jamie Matheson
Oh, une virée dans les couloirs sombres du métro, armées d’une carte et d’une lampe de poche. Tellement romantique. Jamie n’attendait désormais plus que ça (non). Rien de tel en vérité que l’air libre et le plancher des vaches. Tout ce qui était au-dessus et en-dessous de cette zone était à proscrire, trop de risques.
La blonde hocha la tête :


    - C’est ça, je l’ai rencontré par hasard il y a quelques jours, lors d’une sortie un peu malheureuse. Sa présence a probablement sauvé notre petit groupe – j’étais avec Ethan, Angus et Coleen notamment - Sa voix devint un peu plus dure à l’évocation de ces noms, mais elle continua sans faire de commentaire. et une meute leur est tombée dessus. John avait son pick up et on a pu fuir jusqu’ici. En tout cas, tu peux être sûre que c’est le grand-père de Charlie : John est très fier de lui et il le fait savoir.

Sa voix vibrante et ses yeux brillants quand il l’évoquait n’en disaient pas moins.

Jamie gloussa. Oui, Burlington, venant de contrées plus clémentes, n’était pas la destination rêvée. Et cet hiver, ils s’en rappelleraient tous avec amertume. Jamie peut-être un peu moins que les autres, même si Ottawa n’était pas si au nord que ça. Psychologiquement, le froid s’arrêtait un peu aux postes frontières aussi.


    - C’est peut-être moins prenant au niveau du par cœur et de la connaissance pure, mais je pense que ça doit au contraire être bien plus prenant. Au niveau de l’affect je veux dire. Si je me débrouillais mal à un partiel, c’était que j’avais pas révisé surtout. Alors que si tu trouves qu’un cliché n’est pas si pire, et que tu te fais critiquer dessus, ça doit être difficile à gérer ? Enfin, j’imagine… Si ça te plaisait, et que tu pouvais justement conjuguer études et passion, ça devait être dur de ne pas s’impliquer à fond. En tout cas j’admire la résilience, j’ai jamais été très sportive, j’ai surtout été gâtée par la nature… Enfin, là, c’est venu un peu de force, haha. Quand c’est marche ou crève, tu t’adaptes vite.

Mais elle était tout de même soulagée de la solidarité dont ils faisaient preuve. Ça n’était pas encore la loi du plus fort… Preuve en était qu’ils avaient parmi eux des handicapés, des enfants et des personnes âgées, sans parler des gens lambdas comme elle qui n’avaient pas grand-chose pour eux. Mais ça, Jamie l’avait toujours espéré, voire même cru : on ne devient pas l’espèce dominante sans être sociale et se soucier des autres un minimum. Quand ils seraient plus proches de l’abîme, là la question se reposerait. Mais ils n’en étaient pas là.

    - Et ici ? Tu as des vues sur quelqu’un ? Que tu veuilles t’impliquer ou non d’ailleurs !

Petit clin d’œil, et ton léger : qu’elle ne se croit pas obligée de répondre, et qu’elle soit libre d’y voir une vraie question comme une plaisanterie lancée pour faire la conversation.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Jeu 20 Sep - 20:36
Leïa Anderson
J'écoute attentivement ce que Jamie me raconte sur le grand-père de Charlie. Baissant les yeux à l'évocation de ses deux partenaires de sortie, j'attends les news sur le papi du chasseur et suis surprise lorsqu'elle m'annonce qu'il est très fier de son petit fils. Vu la personnalité très timide de Charlie, j'imaginais l'ancien comme une sorte de tyran mais il semble que la vérité soit tout autre. C'est bon à savoir et celà me rassure énormément quant à ma rencontre à venir avec le bonhomme, retirant un poids énorme de ma poitrine.

Je me perds un peu dans mes pensées en me remémorant les moments passés avec mon nouvel ami quand Jamie me parle de la photographie et de l'implication que j'avais dedans.

- Ahahah c'est vrai j'avoue! J'ai toujours fait comme si ça n'importait pas mais en vrai, j'ai déjà passé des nuits à me morfondre au sujet d'une expo qui me stressait et des choses comme ça.

Je suis moi aussi impressionnée, pas par sa beauté bien qu'elle soit mignonne à en mourir mais surtout par son courage. Pouvoir rester debout jusqu'à des heures impossibles pour avoir une chance de passer un examen sans pouvoir être sûre qu'il sera dans la poche, c'est un effort dont je suis incapable sans résultat garanti. Sa dernière question me fait écarquiller les yeux et je me redresse légèrement.

- Franchement, je craque sur Charlie justement, Jessica est au courant, elle me connait assez bien pour repérer mes regards. Mais j'ai peur de pas être à la hauteur, j'ai l'impression d'avoir perdu envie de coucher avec quelqu'un...

C'est une situation qui me perturbe depuis un moment maintenant et c'est un autre poids qui se libère de mes épaules cette fois tandis que je partages mes soucis et mes doutes à l'oreille si attentive de Jamie. Après tout, c'est la fille la plus éduquée en soins du camp et elle a probablement suivi un ou deux cours de psychologie, à moins qu'elle soit naturellement douée pour faire parler les gens... Elle est dans tous les cas la personne la plus à même de me conseiller de par son champ d'études.

- Désolée de lâcher des trucs comme ça à la première rencontre, mais Jessica a vraiment trop de problèmes en ce moment pour que je lui en parle et qu'elle s'inquiète pour moi et tu as l'air de pouvoir m'aider, je veux dire, c'est à une infirmière ou une docteure qu'on pose ce genre de questions non?

En tous cas, je ne vois pas qui d'autre. Le vieux Rickard pourrait probablement me faire un laïus sur la perte de libido mais lui, ce n'est probablement pas à cause de la pression de la survie.
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MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 24 Sep - 9:41
Jamie Matheson
Jamie adresse un sourire d’encouragement à Leïa. C’est assez « amusant » d’ailleurs, comme son intérêt est partagé entre sa sincère volonté d’aider et de laisser les sentiments s’écouler, et sa curiosité toute personnelle. Évidemment, elle était trop intègre pour laisser sa curiosité prendre le dessus, jouer avec les émotions des gens et s’enorgueillir de la connaissance des secrets de tout un chacun, mais il fallait bien avouer que ça avait quelque chose de satisfaisant de connaître l’arrière plan des actions des uns et des autres. Mais jamais – a priori – Jamie ne se permettrait d’agir autrement qu’en médiateur extérieur ; s’il fallait une preuve de cela, elle n’avait rien dévoilé sur la situation entre Téofil et Jessica… Même si elle hésitait toujours, se demandant si c’était une bonne idée de cacher ça à Leïa ; enfin, c’était à eux de gérer leurs relations, il n’y avait pas mort d’homme, si ?

    - Déjà, mais ça c’est un avis personnel, je pense que tu peux avoir une relation avec quelqu’un qui soit forte, romantique, puissante, etc. sans qu’il y ai besoin de sexe. Et, euh, ça n’est pas lié à ce que je traverse maintenant ; j’ai dissocié le sexe des sentiments – ça marche dans un sens comme dans l’autre d’ailleurs. C’est peut-être pour ça que je fais ce que je fais actuellement, en fait. Elle gloussa. Après, si pour toi c’est nécessaire dans un couple, je peux comprendre aussi. Mais de ce que je connais de Charlie, il ne t’obligera à rien, tu n’auras pas à te forcer. Et si tu te sens à l’aise dans la relation, ça va probablement revenir avec le temps…

Jamie hocha la tête en entendant la suite. Ca n’est pas évident de parler de ce genre de choses. Ni avec sa moitié, ni avec ses amis, ni avec du personnel soignant. C’était une preuve de courage que de se confier, plutôt que de ruminer dans son coin. Jamie sourit, et posa sa main sur le bras de Leïa.

    - Oui, ne t’inquiète pas, je suis là pour ça. Tu n’as pas à t’excuser, si ça te fait du bien de parler, c’est l’essentiel.

Jamie aurait pu porter toute la misère du monde sur ses épaules si on lui avait demandé. Du moins, elle aurait essayé. Elle voyait l’intérêt du groupe – et pour lui, l’intérêt de chaque membre de ce groupe – avant le sien. C’était assez destructeur sur le long terme, mais elle ne s’en rendait pas compte ; du moins pas pour l’instant.

    - Mais, si tu as un blocage, il vient sans doute de quelque part. Tu sais à quel moment tu as commencé à sentir ça ? Peut-être que si tu résous le problème à sa source, ça reviendra tout seul ?

Intérieurement, Jamie croisait les doigts pour que ça ne soit pas un traumatisme. Si c’était un stress post traumatique ou un trouble anxieux, ça n’était pas quelques tapes dans le dos qui allaient résoudre le problème. Encore une fois, le dénuement dans sa situation s’abattit sur elle, et avec lui ce sentiment d’impuissance profonde. Elle aurait aimé disparaître parfois, pour que cette boule de stress, tellement inconfortable, cesse de la tourmenter…
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