Agonie
Bienvenue sur Agonie !

Voici les liens utiles pour te connecter et t'enregistrer.
Il est également recommandé de lire le Guide du survivant.

Bonne visite et à bientôt!


ChatboxAccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|
Aller à la page : Précédent  1, 2
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Lun 1 Oct - 20:06
Leïa Anderson
Si les paroles de Jamie me réconfortent profondément, elles me percutent aussi parce que je ne suis pas véritablement capable d'imaginer une relation sans sexe, mais j'imagine que dans sa situation, elle a pu dissocier l'un de l'autre...
Je réfléchis en mangeant des champignons et en écoutant ma nouvelle conseillère et prie intérieurement pour que l'envie revienne en effet. Pas que je n'ai pas des envies mais le véritable désir, je ne l'ai pas encore ressenti. Ce n'est certainement pas la faute de Charlie et c'est sa dernière question pourtant très simple qui fait mettre le doigt dessus à Charlie, me rougissant les joues et attirant la larme à l'oeil au souvenir de ma vie d'avant.

- Pas difficile : Le jour où Burlington s'est transformée en charnier à ciel ouvert. J'ai compris à ce moment qu'on devrait s'en sortir par nous-même au moins pendant un temps et je suppose que mon corps s'est adapté... Qui a besoin de sexe pour survivre?

Ce n'est pas une plaisanterie, depuis le Day Z, je n'ai pas senti mes muscles se détendre véritablement, toujours alerte, ça me bousille le moral mais j'ai plus de chance de passer les événements. Si seulement j'étais capable de me laisser aller comme au bon vieux temps, c'est clair que ça aurait été plus facile.

- J'ai l'impression que mon corps attend de se sentir vraiment en sécurité pour relâcher la pression et me permettre ces choses. C'est comme si j'étais en attente d'un événement salvateur qui ne viendra probablement jamais.

Je prends une grande inspiration avant de continuer, regardant Jamie dans les yeux.

- Après tout, on est déjà en hiver, le sol est couvert de neige et toutes les nouvelles qu'on a de l'armée est le camp de pechnos de Jericho dont une sergente a bien failli me faire tuer, ça ne compte pas vraiment pour les sauveurs des États-Unis. Le président s'est fait la malle dans un bunker top-secret et la population ne trouve rien de mieux à faire que de s'entre-tuer en attendant que les choses se calment.

À dire des choses comme ça, j'ai presque envie de marcher jusqu'à la rambarde pour embarquer dans le vide mais je ne le ferai pas, j'ai un énorme instinct de survie qui me paralyse au sol à cet instant. Peut-être que Jamie le voit, peut-être pas mais j'ai les mains tellement crispées de vouloir bouger sans le pouvoir que le bout de mes doigts devient bleu sous la pression.
avatar
Messages : 162
Date d'inscription : 05/06/2018
Crédit Avatar : Image google

Feuille de personnage
Vie:
50/50  (50/50)
Santé mentale:
75/100  (75/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 3 Oct - 10:46
Jamie Matheson
Jamie faillit hurler de rire en entendant la question de Leïa, mais sentant que ça n'était pas trop l'ambiance du moment, elle se contenta de glousser de façon très sonore. Qui avait besoin de sexe pour survivre ? Ça c'était une question dont Jamie avait la réponse, pour une fois. Et de façon presque instinctive :

    - Les mecs. Les mecs ont besoin de ça pour survivre. Sinon je ne servirais à rien. En tout cas, eux ils semblent le croire. Après, j'ai déjà entendu des mecs sérieusement évoquer le syndrome des « couilles bleues », donc ils sont pas particulièrement fute-fute non plus.

Les hommes avaient souvent une vision de la sexualité et des femmes très déformée. Elle avait déjà un copain qui lui avait demandé, honteux, comment les filles faisaient pour aller pisser si elles avaient un tampon lors de leur règle. Ou alors le patron d'un de ses jobs étudiants qui avait râlé que quand même, utiliser l'excuse des règles une fois par mois, c'était gonflé... Et bien d'autres encore.

    - C'est normal. Le sexe c'est un moment d'abandon total, t'es à poil, sans défense, tu as autre chose en tête que de vérifier les entrées... C'est pas étonnant qu'en te sentant toujours sur le qui-vive, tu sois bloquée. C'est très inconscient tout ça... Elle posa sa main sur celle de Leïa, remarquant à ce moment là à quel point le poing de la jeune femme était crispé. Ça ira, on va s'en sortir. Les gens restent quand même majoritairement raisonnables, et on s'entraide pas mal. Avec Essex, les relations sont bonnes... Et les militaires... Ce sont des militaires, faut pas en attendre trop d'eux, ils n'aiment pas la nouveauté, ils n'aiment pas les initiatives. On n'en tirera rien de toute façon.

Jamie offrit un sourire rassurant à Leïa, et entrouvrit ses bras légèrement. La blonde était hyper tactile, et nombreuses étaient ses peurs et ses angoisses qui s'évanouissaient au moindre câlin, à la plus petite caresse, au moindre effleurement – même chaste – de lèvres sur sa peau. Elle avait tendance à vouloir aider les gens de même, mais savait tout de même que tous n'étaient pas ainsi, aussi laissait-elle le choix à ceux qu'elle croisait – la plupart du temps, parfois ils se retrouvaient enserrés entre les bras de la jeune femme sans avoir eu leur mot à dire.
Jamie hésita l'espace d'un instant. Peut-être un déblocage un peu « brutal » l'aiderait ? Jamie mourrait d'envie de caresses féminines, ces derniers temps ; les hommes, surtout dans le cas de relations marchandées, n'ayant que peu de considération pour leur partenaire. Mais c'était sans doute un peu audacieux de sa part, aussi se retint-elle et se contenta-t-elle de continuer à parler de la situation d'un point de vue général.


    - L'événement salvateur n'arrivera je pense jamais. Mais la situation va s'améliorer, on va s'organiser... Et concernant ton problème actuel... Peut-être qu'à Essex, où j'ai entendu dire que la vie était plus « normale » - les gens ont leur propre maison, par exemple – ou un autre endroit mieux sécurisé, tu pourrais te débloquer un peu ? Vu que Charlie est le petit-fils de John, et que John a un peu d'influence là-bas, il pourrait peut-être vous aider ? Tu peux sans souci trouver un prétexte pour avoir un petit pavillon tranquille là-bas.

C'était quand même impressionnant comme Jamie pouvait devenir un monstre d'optimisme quand ce n'était pas elle le sujet, et quand ce n'était pas elle qui était en mode « confessions ». Elle espérait au moins aider un peu, même si sa proposition lui paraissait quelque peu rocambolesque.
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 10/07/2018
Crédit Avatar : drew_joana

Feuille de personnage
Vie:
45/50  (45/50)
Santé mentale:
100/100  (100/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 3 Oct - 16:42
Leïa Anderson
Difficile de ne pas éclater de rire à la réponse de Jamie. Oui, c'est vrai que les mecs ont un besoin de sortir leurs hormones avant de se mettre à tout casser en général. Mais c'est la preuve d'un manque de sang-froid intolérable principalement. Malgré tout, elle a visé très juste même si je fais la moue lorsqu'elle dit qu'elle serait inutile sinon. Je n'ai jamais jugé le réconfort comme inutile, et c'est vrai que Jamie est une très bonne psy. En tous cas, elle semble comprendre ce qui me tracasse, peut-être qu'elle n'en a aucune idée.

Je lui offre un petit sourire crispé quand elle me dit que tout va bien aller et me réfugie volontier dans ses bras. La plupart du temps, c'est moi qui prends Jessica dans mes bras comme ça mais je dois avouer que me sentir protégée un moment ne me fait pas de mal. Jamie ne semble absolument pas dérangée par la situation de toute manière, c'est elle qui me l'a proposé après tout.

À l'abris de son étreinte, je me serre un peu plus contre elle lorsqu'elle me dit que l'événement salvateur ne viendra pas. Je suis incapable de l'accepter, d'autre me l'ont balancé plus brutalement, comme la nana de la station service qui m'a un peu traitée de conne pour ça. Comment accepter le fait qu'il n'y a pas une entité supérieure, un gouvernement, une armée, quelque chose qui va venir décasquer les morts et nous mettre en sécurité pour qu'on puisse reprendre nos vies?

Je me tais cependant, la laissant continuer pour me suggérer d'aller avec Charlie à Essex où elle pense que son grand-père peut me loger. J'ai déjà du mal à accepter l'idée de le rencontrer tellement ça me stresse, lui demander si je peux m'installer... Malgré tout, c'est pas vraiment la forme et je ne peux pas rejeter sa proposition.

- Tu as sans doute raison... mais je ne peux pas accepter qu'il ne reste plus que nous et que le monde qu'on a connu est condamné à disparaître pour la majorité dans la poussière. Je peux pas accepter qu'on n'aura plus internet, ou du gâteau, ou des donuts...

Heureusement, ma gourmandise préférée sera toujours dans les parages et nul doute que Charlie doit être doué pour trouver des champignons.

- Je vais réfléchir à propos d'Essex mais je ne sais pas, ça reste beaucoup de personnes armées dans les environs et c'est pas l'idéal pour se sentir en sécurité. Tu sais, avant ça, j'allais en camping avec mon père tous les week-end, qu'il pleuve, vente ou neige, c'était pareil. Je me sentirais mieux dans la forêt en ce moment, c'est un peu le seul endroit qui m'apparaisse comme un refuge digne de ce nom.

Confortablement installée, je réfléchis à la possibilité d'aller à Essex, la question qui demeure est : est-ce que Jess' serait prête à me suivre là-bas ou non? Parce qu'il est impensable pour moi de m'en aller en la laissant au marché.

- Tu vas souvent à Essex toi?

C'est une question légitime et je relève un peu la tête pour la regarder avant de sortir mon paquet de cigarette encore sous blister puisque je ne fume pas pour l'ouvrir et lui en offrir une avant de rebaisser la tête pour me poser contre elle.
avatar
Messages : 162
Date d'inscription : 05/06/2018
Crédit Avatar : Image google

Feuille de personnage
Vie:
50/50  (50/50)
Santé mentale:
75/100  (75/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 10 Oct - 6:29
Jamie Matheson
Jamie hocha la tête. Le confort qui avait disparu était sans doute l'une des choses qui poseraient le plus problème sur le long. Avec de l'organisation, on trouverait à se vêtir, à manger, de quoi survivre quoi. Mais c'était le niveau au-dessus qui poserait problème : vivre. La jeune femme s'étonnait elle même de ne pas avoir de souci de manque par rapport à internet. Elle qui avant avait toujours son téléphone à la main, dix conversations, à chercher des infos sur un film ou une lecture, à trouver des sources pour ses devoirs... Peut-être qu'il s'agissait qu'actuellement, elle ne s'ennuyait pas. Elle travaillait, courait dans tous les sens, et quand elle avait du temps, elle s'affalait comme une masse et dormait. Pas le temps pour l'ennui quand le chaos est proche. Par contre, pour le reste...

    - Je suis sûre qu'on peut se débrouiller pour faire du gâteau. La farine ne se périme pas, le sucre et le chocolat non plus – tu aimes le chocolat ? - et avec du lait pasteurisé ça devrait aller ? Bon, pour les œufs ça sera plus problématique, mais j'ai déjà fait des gâteaux sans pour des amis allergiques ou véganes.

Quant à aller vivre dans la forêt... Pour une gamine des villes telle que Jamie, ça voulait dire potentiellement s'empoisonner, tomber sur des bêtes sauvages, tomber malade et se perdre. Bon, évidemment, le point positif c'était l'absence de zombies. Ces derniers étaient « nés » dans les villes, avaient leur nourriture en ville (quoi que le sens de « nourriture » veuille dire pour des choses qui ne mourraient pas de faim), et restaient donc tous en ville tranquillement. [/i]

    - C'est vrai qu'il doit y avoir moins de macchabées dans les bois. Et avec une petite cabane dans les arbres, on doit être plutôt tranquille. Enfin, si on a l'habitude. Personnellement, je n'arrive même pas à aller aux toilettes si je n'ai pas de cuvette sous les fesses, donc bon...

Elle secoua la tête à la question de Leïa. Ce qu'elle savait d'Essex, c'était des ouïe-dire et ce que John voulait bien lui raconter ; et il tournait souvent ça de manière positive, puisqu'il lui demandait assez régulièrement si elle voulait bien rester là bas.

    - Je n'y ai jamais mis les pieds. Mais John me cherche ce soir, il me doit une bière !

Elle en était ravie, son ton joyeux en témoignait. Refusant la cigarette, elle reprit :

    - Non, merci, c'est pas trop ma drogue ça. N'empêche, ils ont l'air d'avoir une sacrée organisation là-bas. Et ils sont plus excentrés...

La jeune femme allait parler d'une horde qui pourrait potentiellement les prendre d'assaut, mais elle se mordit la langue. Ça n'était pas forcément le sujet le plus sympathique à aborder. Même si l'idée d'être coincée à l'intérieur, sans autre possibilité que de mourir de soif et de faim ou bien que de tenter une sortie et de se faire bouffer.

    - Mais si on arrivait à travailler ensemble, ça serait sympa... Je ne sais pas si on a assez à offrir pour que ce soit rentable pour eux, C'était Téofil qui avait noté ce petit détail quelques temps auparavant, mais j'aime avoir confiance en l'humanité des personnes. Et qu'à part quelques personnalités, personne ne laisserait son semblable dans la merde.

L'espoir, toujours, d'aller de l'avant. Pour ne pas penser au pire, et se laisser désespérer.
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 10/07/2018
Crédit Avatar : drew_joana

Feuille de personnage
Vie:
45/50  (45/50)
Santé mentale:
100/100  (100/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Mer 10 Oct - 23:38
Leïa Anderson
Je ne peux m'empêcher d'éclater de rire en entendant sa version de "à quoi ressemble le bois" et c'est vrai que ça ne donne pas envie. J'avais oublié que tout le monde n'est pas une fan du camping comme moi. Toujours blottie contre elle, je repense à cette idée.

- Je comprends ton point de vue, mais la forêt, c'est aussi la tranquillité et la rivière à proximité pour l'eau, c'est le camouflage surtout dans les arbres contre quelqu'un qui voudrait causer des problèmes et c'est une source intarissable de nourriture. Pour le moment, on se nourrit de ce qu'on trouve dans les appartements déserts dont quand même beaucoup ont déjà été vidé de tout ce qui était comestible dans les environs et bientôt, notre réserve va descendre à vitesse grand V. On ne peut rien cultiver sur du bitum, cet endroit n'est pas viable et dans tous les cas, il faudra bouger au printemps pour trouver une place plus accueillante.

Sa question précédente me revient à l'esprit et je me redresse un peu, soufflant pour faire partir une de ses mèches qui me tombe sur le visage pour parler sans manger de cheveu.

- Et oui! J'adore le chocolat, surtout en gateau. Mais je trouve quand même que les girolles surpassent ça.

Probablement à cause d'un freaking complexe oedipien relié au fait que mon père incluait toujours une partie chasse aux champignons pendant nos sorties et à laquelle j'étais sa seule élève même lorsqu'on partait en famille. Rien que le goût qui me reste en bouche me rappelle son odeur mélangée à celle du feu de bois.

Impressionnée par son discours, je continue de l'observer d'où je suis jusqu'à ce je sente qu'elle m'observe. Je dois la gêner accrochée comme ça mais tant que je lui parle, ça devrait aller non?

- Je ne sais pas si ce genre de pensée peut triompher à l'heure actuelle pour être franche. Il ne faut pas se mentir sur le fait que n'importe quel looter qui va en sortie chercher de la bouffe risque sa vie pour le camp. Mais le reste ne cherche pas à s'améliorer pour autant. Essex verra ça, ce groupe n'a pas d'avenir, la meilleure proposition qu'on puisse recevoir de leur part serait d'être intégrés parmi eux mais ça demanderait beaucoup de travail aussi. Je sais pas...

J'ai mal dormi et son étreinte me donne envie de m'effondrer contre elle pour rejoindre Morphée et toute sa clique.

- Heureusement qu'on a une soigneuse. Beaucoup sont morts par manque de soins avant que t'arrives. Ce n'était pas grand chose mais on n'était incapables d'agir...

Et oui, bien des vies de perdues simplement parce qu'il n'y avait personne avec le minimum de compétences requises pour savoir quoi donner précisément en cas de fièvre ou d'infection. Sans compter les deux jumeaux asthmatiques dont seul un a réussi à atteindre le marché pour finalement mourir d’insuffisance respiratoire. Ça, pour expliquer de quoi il était mort, on était doués, pour le sauver, moins. J'ai une larme en repensant à ces deux gamins. C'est moi qui les avait trouvé pendant une sortie seule. Si j'avais su comment ça finirait, je ne les aurait probablement jamais fait sortir du grenier où ils étaient réfugiés.
avatar
Messages : 162
Date d'inscription : 05/06/2018
Crédit Avatar : Image google

Feuille de personnage
Vie:
50/50  (50/50)
Santé mentale:
75/100  (75/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit Hier à 5:24
Jamie Matheson
Jamie ne pouvait qu’agréer. Mais en même temps, elle n’y connaissait fichtrement rien à la forêt. D’ailleurs, même si les paroles de Leïa étaient pleines de bon sens, c’était une vraie problématique s’ils voulaient bouger. Autant elle arriverait sans doute à s’adapter et à se détacher de son confort – qui pourtant lui paraissait être les bases de la survie – autant ça n’était pas le cas de tout le monde. Et ça risquait de poser problème : quid des enfants, des personnes âgées, des asthmatiques, des personnes handicapées ? Impossible de se déplacer en fauteuil en forêt, et difficilement en béquilles, quand même. « Ouiiii, mais ces personnes là sont déjà mortes, on s’en fiche... » Déjà Jamie doutait que ça soit le cas, et ensuite, aucun des survivants actuels n’était à l’abri d’un accident – qu’il soit heureux ou violent – et encore moins de vieillir. Enfin, sauf s’ils mouraient avant, comme de pitoyables jeunes gens dans un film d’horreur.

    - Je n’ai pas dit que ça serait facile… Je ne sais pas si quoi que ce soit va l’être ces prochains temps. Mais même être intégrés à leur groupe, ça serait plus viable sur le long terme. Ils ont tous des jardins, là-bas, et ils doivent être mieux équipés en général que des perdus dans un ancien marché couvert… Jamie gloussa en entendant la suite. Et beaucoup étaient morts alors qu’elle était là, et d’autres encore mourraient dans les temps à venir. Elle valait queue d’chi comme soigneuse. Ils ont aussi un vrai médecin à Essex. Ce que je fais, c’est du pis aller. Je mets mon doigt dans un barrage en train de se fissurer, rien de plus. Mais ça ne suffira pas sur le long terme...

Et, elle ne l’ajouta pas, mais la fin du conte n’augurait rien de bon pour le gamin qui avait retenu la digue : si personne ne l’avait trouvé au petit matin, il aurait fini mort de froid et de faim. Belle morale pour Jamie, qui était tiraillée entre son devoir et le fait de prendre soin d’elle – à quelque niveau que ce soit. Pour l’instant ça allait. Mais elle avait parfois l’impression de se noyer, poussée vers le fond par le poids de ce qu’elle portait. Et en même temps, elle se sentait tellement égoïste de penser ainsi ! Elle était loin d’être la plus à plaindre.

    - Mais c’est vrai que c’est mieux que rien, corrigea-t-elle avec un sourire. Mais je loin d’être la seule à avoir aidé sur le sujet. Celles et ceux qui sortent, nous ramènent des médicaments ; tous les autres qui aident à gérer l’organisation et à maintenir un semblant d’ordre ici. Sans tout ça, je ne pourrais pas être aussi efficace.

Jamie eut un vague sourire, et se retourna vers Leïa.

    - A ton avis, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour améliorer les choses au court terme ? Que ça soit d’un point de vue survie, ou bien plus… « moral des troupes » ? Les deux sont liés, tu me diras…
avatar
Messages : 146
Date d'inscription : 10/07/2018
Crédit Avatar : drew_joana

Feuille de personnage
Vie:
45/50  (45/50)
Santé mentale:
100/100  (100/100)
Inventaire:
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: [24 octobre 2017] Rencontre sur un toit
Contenu sponsorisé
[24 octobre 2017] Rencontre sur un toit
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
Sujets similaires
-
» Kan An Noz samedi 21 Octobre 2017
» Le toit, super endroit pour une sièste... Ou pas. [PV May Willis] [terminé => suite à l'infirmerie]
» Pensée solitaire sur le toit... [Libre]
» Bernard Clavel, l'insoumis, est mort, hier, 5 octobre, il avait 87 ans
» La « démocratie haïtienne » : Quels sont les enjeux ? - 29 octobre 2010

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Agonie :: Zone de conflit (RP) :: Burlington :: Centre-ville :: Le vieux marché-
Sauter vers: