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MessageSujet: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Lun 20 Aoû - 22:14
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Les pneus usés juste à la corde de la vieille camionnette Ford F100 1972 avalait les kilomètres avec la célérité d’un escargot asthmatique. Le moteur toussotait allégrement, en diapason avec la toux creuse occasionnelle de son impassible propriétaire.  Quelques fois le dos de la main rugueuse du conducteur se portait à ses lèvres exsangues. Grâce au ciel aucune gouttelette rosée ne s’extirpa de ses poumons malmenés. Un mouchoir de tissus rouge empêchait les curieux de voir l’hémoglobine et d’empêcher les questions idiotes que le vétéran détestait par-dessus tout. Le regard d’acier bleuté analysait chaque maison, chaque carcasse de voiture et chaque planque pour essayer de découvrir un signe d’un possible danger. Repenser à ces gens paniquer, courant partout comme des poulets pas de tête et se plantant la tête dans le cul pour échapper à ce qui se passaient fit grincer les dents du vieil homme austère. Un petit grognement de rage et fureur s’extirpa des lèvres serrées et les mains rugueuses de l’Irlandais serrèrent le volant patiné par les années d’utilisations. Les traits du visage creusé par le temps et le soleil deviennent un masque de colère qui pourra intimider même le plus farouche homme. C’est à cause de la panique qui fut séparé de son petit-fils et John s’était jurer de retrouver son gamin même s’il devait aller questionner le Diable en personne ou bien foutre une dérouiller au bon Dieu. Heureusement  pour les deux divinités les retrouvailles furent célébrer une nuit d’octobre. Pour une rare fois un sourire sincère et presque aussi chaleureux que les cendres d’un volcan en éruption quand l’ancêtre tourna la tête vers sa précieuse cargaison.  Une jeune femme souriante qui ressemblait à s’y méprendre, autant de caractère que de traits, à Mary était assis sur la banquette avant.  À l’arrière dans l’habitude d’évitement de ses cicatrices qui faisait rager le vétéran se trouvait son petit-fils couvert des stigmates d’un bête accident de voiture.

Tournant un obstacle, à savoir une scène d’accouplement entre un autobus et un camion de livraison, John descendit sa main pour caresser la poignée du vieux Colt familiale qui lui avait sauvé les miches depuis le Vietnam. Quelques infectés déambulait ici et là, ces pourritures sur pattes que John détestaient plus que les vivants. Car habituellement un simple regard mauvais suffisait pour qu’on lui foutre la paix. Mais ces « zombies », bon Dieu on se croit dans un putain de jeu vidéo que son gamin jouait avant de venir aménager avec le grognon,  s’en foutait totalement de l’aura d’intimidation qui émanait de ce corps frêle mais à l’esprit puissant. Heureusement que le vétéran tirait au pistolet avec la même efficacité qu’il balançait les insultes.

Au moins le vieux briscard à la chevelure blanche comme la neige pouvait souffler un peu. Les charognards sur pattes semblaient ne plus courir depuis quelques temps. Au début John avait renommé plus qu’une fois les goules qui couraient avec la même vitesse qu’un sprinter Jamaïcain shooter aux stéroïdes. Avec les années et le crabe noir, ce cancer indomptable qui s’amusait à pincer les poumons, l’Irlandais se doutait fortement qu’il ne pourrait les distancer. Heureusement pour lui qu’il avait plusieurs amis à la tête aussi dure que lui qui courait encore plus vite que ces enfoirés qui sentaient la fosse septique ou bien un charnier à ciel ouvert. Prenant le paquet de Marlboro tout près de lui sur le siège passager, le vieil homme sortit un bâton de nicotine d’un geste sec pour ensuite le coincer entre ses lèvres. L’index appuya ensuite sur l’allume-cigare et ensuite le vieux soudard alluma la radio. La voix de Johnny Cash s’éleva des enceintes et un mince sourire apparut sur les lèvres de l’Irlandais. Les seules personnes qui parvenaient à le faire sourire était son gamin, feu sa femme et son fils et Johnny Cash. Maintenant on pouvait rajouter à Jamie et galamment le vieil homme tendit le paquet pour la main aux doigts effilés puissent selon son désir en sélectionner un cancer en bâton. Mamie Jamie j’espère que tu as un vice au moins? Car sinon je vais me sentir ben seul à faire des putains de signaux de fumée. Je sors mon Colt et c’est ok pour les gens et quand c’est mon briquet et ma cigarette, là on semble perdre les pédales. Bordel de merde je suis meilleur au flingue qu’avec une cigarette. Même si un mégot a déjà démarrer un putain de feu d’artifice dans une réserve de munitions et que ça a bien failli me faire chier dans mon slip à l’époque. C’était un nom de Dieu de diversion de tous les diables! Charlie sembla rigoler un peu, le gamin adorait les histoires d’un vécu mouvementé que son grand-père se faisait un plaisir de décrire avec son talent de conteur. Espiègle comme un écolier John fit un clin d’œil complice à la belle jeune femme à ses côtés qui avait accepté de venir visiter le refuge de l’ours mal lécher. Depuis leurs rencontres et d’avoir promis de discuter par talkies, le duo avait religieusement discuté cinq à dix minutes à chaque soir au coucher du soleil. Par soucis d’économies de batteries ils avaient décidé de ce temps impartis. Sauf lorsque la jeune femme était de sorti, alors le vétéran restait littéralement scotcher sur l’appareil de communication prêt à bondir de son rocking chair à la seconde d’un appel de détresse. Mais leurs discussions étaient amicales et enjouer. Même Betsy jappait joyeusement quand elle entendait la voix de sa sauveuse. Une belle connexion s’était établie entre Jamie et John, lien privilégié vu que le taciturne homme n’avait que faire habituellement d’une nouvelle amitié. De sa voix rauque digne d’un crooner, ton superbe agrémenté par la nicotine et un charisme inné, le vieil homme accompagna [url= https://www.youtube.com/watch?v=Mynzbmrtp9I]monsieur Cash[/url] dans sa mélopée d’un vieux cowboy face à son destin.

La musique que la jeunesse d’aujourd’hui écoutait n’était que du bruit qui faisait sortir de ses gonds le vétéran taciturne.  Chantonnant de sa voix rauque, surveillant les alentours pour s’assurer que son gamin n’allait pas surgir en voyant la camionnette blanchâtre avec pare-buffle de son papy, l’ouïe encore affûté du conducteur entendit que la mélopée mortuaire les de ces enfoirés d’infectés. Mais son regard perçant nota enfin un mouvement dans une avenue transversale. Pas le pas chancelant de ces zombies qui ressemblaient à un buveur à la petite semaine qui venait d’aligner les shooters de whiskey. Démontrant le sang-froid qui l’habitait depuis toujours, ce sang glacé qui lui avait permis de survivre juste ici et recevoir des décorations pour ses actes de guerre, John  freina à l’intersection passablement congestionner par les véhicules de marques étrangères abandonnés ici et là. Ce que l’Irlandais haïssait que les gens n’achètent pas américain et se procure ces merdes du Japon et de la Corée. Charlie se releva alors d’un bond et laissa une note d'au revoir à Jamie  avant de saluer son grand-père qui grogna une bonne chasse. Un troupeau de cervidés semblaient perdu au milieu des décombres. Le muet n’allait pas perdre une occasion de chasser et d’emmener de la venaison  au camp de réfugiés du Vieux Marché. Déjà les contours du grand brulé semblaient s’évaporer dans la pénombre. Putain qu’il a un don mon gamin. Je suis heureux qu’il ait trouvé son utilité dans ce monde. Bon je crois qu’on va être juste les deux pour la bière et le repas. Mais connaissant notre vieille Betsy, elle va nous avoir avec son regard de chat de botté de mes fesses et elle va manger plus que nous.

Rigolant un peu le conducteur emmena la magnifique blonde aux portes de la ville fortifié. Le garde sembla intimider de demander les armes à Jamie, ne voulant aucunement se frotter au désaccord du vétéran et de son aura intimidante. Mais le shérif arriva et salua courtoisement le duo, dont John déclina l'identité de la jeune femme, et demanda simplement à John si il y avait encore un Burlington après son passage. Tu sais Jim j’ai décidé de laisser à ces connards d’infectés de mes deux un jour de soucis. Maintenant je crois qu’ils ont peur que je leurs botte leur culs flasque et pourris et semblent m’éviter. T’imagine leurs têtes de gland s’ils doivent avouer qu’ils ont été dérouillés par un ancêtre comme moi? La honte les fera crever une seconde fois c’est sûr. Les deux hommes rigolèrent et la camionnette blanche put franchir le cordon de sécurité. John se stationna ensuite dans l’allée d’une maison commune américaine. Le gazon semblait être couper, tout était bien entretenue en comparaison à certaines propriété qui semblaient abandonnés. Même le trottoir était balayé des feuilles mortes.  La vieille chienne se leva à l’arrivé du véhicule et voyant John elle releva la tête. L’ancêtre ouvrit la portière de la jeune comme un dinosaure de la galanterie. En voyant la belle blonde, Betsy se leva pour aller la fêter comme il se devait. Bienvenue à la maison. Ne regarde pas le ménage. Tu aimes mieux boire la bière sur la galerie avec le petit vieux ou bien dans le salon?

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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Mer 22 Aoû - 6:29
Jamie Matheson
Jamie observait distraitement la route en songeant à tout ce qui s'était passé ce dernier mois et demi. La panique, la fuite, l'organisation. Et ensuite la routine qui s'installait, normalisant l'horreur et l'impossible de façon assez malsaine. Il suffisait de voir cette dernière semaine : entre l'échec monumental de leur mission de ravitaillement avec Téofil, la galère pour fouiller l'université, et le couac de sa rencontre avec John...
Au souvenir de leur rencontre, à peine quelques jours plus tôt, Jamie se tourna vers le conducteur, un doux sourire rêveur aux lèvres. Souvent elle regrettait des événements dans sa vie, puis se rassurait que sans ceux ci, elle n'aurait pas rencontré telle ou telle personne ; c'était étrange d'avoir ce sentiment à l'égard d'un événement qui avait probablement décimé toute sa famille... Mais il n'y avait plus rien de normal, aussi Jamie ne s'attarda-t-elle pas trop sur cette pensée.


    - Un vice ? Elle gloussa. Son vice à elle c'était plutôt l'alcool, mais elle n'avait jamais dit non à une cigarette. Attrapant une clope, elle sa coinça au coin des lèvres. Merci beaucoup !

Elle adorait les anecdotes de John, qui semblait avoir vécu trente vies. Et si il avait survécu à tout ça, elle pouvait bien survire à ce qui lui tomberait dessus à l'avenir. Elle s'en sentait les épaules. La plupart du temps. Et il y avait aussi ces moments d'intense fragilité, même pas forcément lorsque tout allait mal, mais justement lorsque toute la pression était redescendue et qu'elle pouvait avoir du recule sur la situation. Comme sa discussion, le matin même, avec Leïa, un moment de calme et de douceur qui avait plongé la jeune femme dans une nostalgie assez puissante. Elle aurait aimé avoir le luxe de se sentir ainsi plus souvent.

Quand Charlie s'évapora dans la ruelle, Jamie eut un frisson à la fois d'admiration et de malaise. John semblait très fier de son petit-fils, et la blonde se fendit d'un sourire.


    - Il est exceptionnel, oui. Il nous a probablement sauvé la vie il y a quelques jours, quand on était en mission.

Elle allait ajouter que c'était quand même fort dommage qu'il se dévalorise autant systématiquement, mais elle n'allait pas commencé à faire des commentaires sur ce qui ne la concernait pas.
Ils finirent par arriver à Essex. Le lieu impressionna énormément la jeune femme, qui trouva le vieux marché particulièrement rudimentaire à côté. Malgré l'hésitation du garde, elle présenta ses armes (un poing américain et un petit couteau, rien de bien glorieux) en signe de paix.
L'intérieur était bien plus sympa aussi que le clos du marché, avec ses petites chambres dortoirs et son réfectoire commun. Sa propre maison, mazette !
Et avec, en prime, une adorable bête ravie de voir ses amis revenir. Jamie éclata de rire et grattouilla Betsy, qui semblait ravie du traitement qu'on lui accordait.


    - Pas de souci pour le ménage, je n'ai malheureusement jamais été une fée du logis... Et puis on a mieux à faire en ce moment... Plutôt dehors, j'aimerais profiter autant que possible qu'il fasse vivable dehors, avant cet hiver...

Jamie s'installa tranquillement, jouant toujours doucement avec Betsy, qui semblait sur le point de mourir de plaisir après chaque grattouille. Elle était propre, et en bien meilleur état général par rapport au jour où ils l'avait trouvée. John revint avec les bières ouvertes, et Jamie trinqua joyeusement :

    - A notre rencontre !

Elle étendit ses jambes, faisant légèrement craquer ses chevilles, et but une gorgée avec ravissement. Grand sourire aux lèvres, elle observa les environs :

    - C'est impressionnant ici... C'est bien plus tranquille que le marché... On entend toujours du bruit, les gens sont un peu les uns sur les autres... Elle prit une grande inspiration, profitant de l'air frais. Merci beaucoup pour l'invitation... Je suis vraiment contente que l'on se soit rencontrés...
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Jeu 23 Aoû - 23:22
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Le briscard d’un autre âge tira avec politesse un peu rustre, l’homme avait perdu sa courtoisie il y a presque quinze ans de cela depuis le décès de Mary, une des deux rocking chair pour inviter la belle blonde à s’assoir. Ensuite un mince sourire de pur bonheur, rare artefact qui émergeait trop peu souvent des vestiges austères des émotions de John. Se déposa sur les lippes exsangues de l’ancêtre quand il vit Jamie jouer avec la vieille chienne. Encore une autre ressemblance frappante entre la rayonnante jeune femme et l'épouse de l’Irlandais têtu. Prenant deux Blue Ribbins du réfrigérateur vieillot, vérifiant qu’il avait bien démarré le four pour finaliser la cuisson du poulet, avant de sortir pour tendre une canette d’houblon fraîche à son invitée. Tiens Mamie Jamie. Une des meilleures bières du coin. Je sais qu’on est loin des bières artisanales tendances, mais les vieux classiques sont encore les meilleurs. Un clin d’œil espiègle fut échangé avant que l’ancien militaire ne s’assoit. Tout dans l’attitude du vieil ours mal léché trahissait une vie entière passé à saluer le drapeau à chaque aurore. Même en cette fin du monde, la bannière étoilée était encore fièrement dressé à un mât vissé au balcon du patriarche Murphy. Dos droit, l’apparence digne et surtout un air revanchard qui saura faire déguerpir les petites natures de sa pelouse.

Il leva sa canette pour la cogner avec une certaine camaraderie à celle de la jeune femme. À une des seules bonnes rencontres que j’ai faits depuis des années.  Santé. En entendant le craquement des jambes de Jamie, le vétéran bougea un peu le poignet et fit écho. Un petit sourire blasé et facétieux envahis l’air taciturne du vétéran.  Ces chaises sont trop confortables et on gagne en relaxation. Sauf aussi en flatulences. Heureusement pour toi je ne me suis pas gaver de fèves au lard ce matin.  Soupirant de bien être en calant son dos vouté par les ans sur le cousin de la chaise berçante, John laissa son regard d’acier bleuté remplit de détermination ainsi qu’une certaine douceur sur la rue tranquille devant sa résidence. Oui on est bien ici. Mais le répète pas car les gens vont croire que je commence à les apprécier et ça me fera perdre mon air de grincheux. Tournant la tête pour plonger ses iris d’un bleu absolue dans le regard noisette envoutant de la blonde, John parla d’une voix sincère et surtout authentique en plus d’avoir le charisme d’un crooner avec son ton rauque. Moi aussi Jamie. En plus je deviens accro à nos discussions par radio. C’est souvent le seul moment de détente de la journée à force d’essayer de faire apprendre des choses à ces jeunes gavés par les jeux vidéo qui voient la situation comme un stand de tir. Bordel de merde me revoilà à parler du passé comme un vieux sénile qui suce sa menthe.

Buvant une gorgée de bière pour se redonner une contenance, le vieux irlandais ressemblait à un adolescent boutonneux près de la reine du bal, l’ancêtre hocha la tête. Ce soir poulet et légumes avec un gâteau au chocolat pour dessert. Mais bordel de merde il se passe quoi? Les lumières de la ville se fermèrent et les portes de l’enceinte se refermèrent complètement. De loin on pouvait voir le chasseur grand brûlé partir en courant vers le soleil couchant. Un jeune homme de la milice arriva alors nerveusement devant la maison du militaire décoré par le congrès. John votre petit-fils est venu déposer un paquet pour vous. Aussi il était porteur de grave nouvelle. John prit le paquet et le déposa à ses pieds. Un claquement métallique et la forme d’une arme était discernable dans le tissus. Le vétéran plissa ses paupières dans une attitude intimidante, attendant les dires de la recrue. L’homme déglutit péniblement. Silence totale ce soir. Une horde de plusieurs centaines de zombies progresse. Charlie va les attirer à l’opposé. Mais on ne doit pas leur donner de raison de venir par ici. John leva alors un index menaçant et son ton de voix était un sombre avertissement. Bon boulot fiston. En plus de dire de fermer leurs gueules et leurs lumières aux gens, juste à ajouter que si je vois juste une ampoule fonctionner je vais la planter dans le cul de son propriétaire que les autres vont penser qu’il a une idée lumineuse quand il va s’ouvrir le mange-patate. L’homme hocha la tête et continua sa tournée. Regardant Jamie le plus sérieusement du monde, le vieil ours mal léché rajouta sur le ton de la conversation. Prévient-moi si j’allume une ampoule d’accord? Ça ne me tente pas de me entrer une ampoule dans les six heures. Se balançant avec un petit sourire en coin, John ajouta doucement. On va devoir manger à la chandelle. Ce n’était pas prévu, mais ça va me faire plaisir. Ça doit faire quinze ans que je n'ai pas souper de cette manière. Hochant la tête doucement, l’ancien soldat but une autre gorgée de bière. Sans les ampoules on va bien voir les étoiles aussi. Bordel que ça va être beau. Mamie Jamie tu peux me parler de toi? Je suis bien intéresser de connaître l’une des rares personnes que j’apprécie autant.

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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Sam 25 Aoû - 9:09
Jamie Matheson
Jamie haussa les épaules. Elle n’avait jamais fait dans la subtilité en terme d’alcool, et n’avait jamais, dans ses souvenirs, bu par intérêt gustatif. Il fallait d’ailleurs qu’elle évite, au vu de la situation, de retomber dans ses vieux travers estudiantins : déjà parce qu’être ivre au milieu d’une horde de zombie, c’était pas une idée formidable, ensuite, si ça se transformait en véritable addiction, une fois les réserves épuisées, elle serait en bien piteux état. Elle avait déjà étudié des cas d’alcooliques qui finissaient par boire du parfum ou du rince-bouche, et elle préférait très sincèrement garder l’alcool à 90 % pour soigner des gens plutôt que de se rendre aveugle.

    - Merci beaucoup ! De toute façon, la bière en elle-même compte moi que la personne avec qui on la partage…

La jeune femme rosit en entendant les mots de John lorsqu’il trinqua. Elle ne pensait pas vraiment être si exceptionnelle que ça… Elle faisait de son mieux, comme quasiment tout le monde en cette époque troublée. Elle n’avait guère de mérite.

    - Par-

Elle n’eut pas le temps d’approuver le plat du jour que toutes les lumières s’éteignirent, laissant les lieux dans une ambiance surréelle, alors que le soleil se couchait à l’horizon, rasant les immeubles. Les couleurs rosées et bleu pâle du ciel ravirent Jamie, qui oublia que tout ceci n’avait rien de normal l’espace d’un instant.
Apparemment, il s’agissait d’une horde qui s’approchait ; le terme fit frissonner Jamie, qui n’osait imaginer ces horreurs grouillantes, tous ces malheureux sans âmes qui semaient le chaos sans même s’en rendre compte. Une dizaine de zombies c’était déjà dangereux. Plusieurs centaines… Elle déglutit bruyamment, et se pinça les lèvres. Elle espérait que tous ceux qui avaient fait le choix de rester dehors, pour une raison ou une autre, allaient trouver un abri convenable. Elle se sentait un peu coupable d’être à l’intérieur d’une enceinte sécurisée, et de se savoir en sécurité… Pendant que d’autres risquaient leur vie pour lui permettre cette sécurité. Comment ne pas regretter leur vie d’avant, dans ces conditions ? Certes, ils étaient moins libres à l’époque… Mais malgré le très célèbre adage de Benjamin Franklin, elle aurait préféré garder un peu plus de sécurité.
Essayant de ne pas faire transparaître ses doutes, elle réussit à fixer un sourire – légèrement crispé, de fait – sur son visage, et hocha la tête :


    - Je ne crois pas avoir jamais souper à la chandelle… Mais il faut une première à tout ! Premier repas aux chandelles, premier coup de feu, première invasion zombie… Elle gloussa, et reprit. J’ai hâte de voir ça… Je n’ai jamais pu voir les étoiles de façon claire… Il y avait tellement de pollution lumineuse avant !

Et même encore maintenant d’ailleurs… Les centrales électriques fonctionnaient encore pour certaines, et les groupes électrogènes étaient toujours sollicités. Ils ne manquaient pas encore d’électricité…

    - Parler de moi ? Elle rit. Il n’y a pas grand-chose à dire… Je n’ai pas fait l’expérience de grand-chose jusqu’ici… J’avais une vie tellement banale ! Enchaîner aussi bien que possible les études, la job, la vie sociale… Je loupais parfois des trucs. Le plus souvent les études ou le sommeil d’ailleurs, rarement la vie sociale. D’ailleurs, c’est à cause, ou grâce à ça, que je suis là. S’en serait-elle sortie sinon ? Si elle avait été à Ottawa ? Elle en doutait, une vie si densément peuplée devait avoir été rasée par les hordes. Je rêvais d’être une grand doctoresse. Peut-être de me spécialiser, faire la chirurgie peut-être, je ne sais pas. Si j’avais su, j’aurais mieux écouté mes cours. J’aurais peut-être tenté de faire des stages facultatifs… Elle regarda ses mains, ses doigts fins, pas encore trop abîmés par les travaux ici. Resserra les poings avec rage. Enfin, c’est trop tard, je pourrais jamais réparer mes conneries. Je dois juste faire de mon mieux maintenant. Aider les gens, essayer d’en faire survivre le plus possible. Elle avait oublié la question de départ, et avait fini par partir dans un monologue fluide, ses angoisses se déroulant les unes après les autres. Qu’est-ce qu’on fera cet hiver ? Qu’est-ce qu’on fera quand on aura plus de médicaments ? Sans machines pour détecter les maladies, les soigner ? Sans les vaccins ? On a une femme enceinte au marché, qu’est-ce qu’on va faire ? Qu’est-ce que JE vais faire ? Les gens m’ont proclamé médecin là-bas, parce que j’ai trois connaissances théoriques sur les médicaments, mais je ne sers à rien. Je sais à peine réduire une fracture ! Les seules prises de sang que j’ai pris, c’était en TD, sur des camarades de promo ! Et même, à quoi ça me servirait de savoir faire une prise de sang, on n’a rien pour analyser quoi que ce soit ! Qu’est-ce que je ferais quand on aura des cas de diabète ? D’asthme ? Des démences dues à l’âge, des cancers, la polio ou que sais-je encore ? Les gens vivent tranquillement, ils ont a bouffer ils sont contents, et ils ne se rendent pas compte qu’on va droit dans le mur ! Je…

Un sanglot s’échappa de ses lèvres, et elle enfouit son visage dans ses mains.

    - Désolée, désolée… Je ne voulais pas… Excuse moi… Je… Ca n’était pas le moment, désolée…
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Sam 25 Aoû - 22:49
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Le vieil homme se pencha un peu vers l’avant, ouvrant ses oreilles en grand pour écouter chaque mot qui allait franchir les lèvres pulpeuses de la blonde femme. Tout dans le comportement non verbal de l’irlandais trahissait le profond intérêt, le désir de connaître Jamie avec un respect digne d’un vieux gentilhomme en apparence revanchard. À ce jour la jeune femme avait mené la vie habituellement rêver des étudiants, à savoir fêter et étudier. Mais une pointe de désespoir et de colère courra dans les prunelles noisette au même titre que les poings serrer par une impuissance frappante. Le vétéran ne pipa pas un mot, attendant simplement que son invitée ait pu expulser ses peurs et ses angoisses. Quand les sanglots et les excuses déboulèrent de la bouche de Jamie, John fit ce que son instinct paternel lui avait toujours dicté avec son petit-fils Charlie. Il ouvrit ses bras et l’ancien soldat d’élite étreignit avec douceur et compassion la blonde en pleur. Celui qui semblait toujours en furie comme si le monde entier venait de pisser dans sa gamelle tapota avec bienveillance le dos de la belle en lui parlant doucement avec la voix raque digne d’un crooner des années cinquante. Non je t’interdis de d’excuser Jamie. C’est le moment d’évacuer une partie de ce qui te pèse sur le cœur. Quand elle reprit le dessus et une certaine contenance, John se recula et laissa un mince sourire compréhensif gagner ses lèvres exsangues. Galamment, avec une certaine brusquerie malgré tout, l’irlandais au regard d’acier bleuté tendit un mouchoir propre de sa poche de chemise partiellement inonder par les larmes de celle qui considérait avec immensité.

Voilà ça va mieux Mamie Jamie? Maintenant j’aimerais que tu m’écoute. Avant de continuer l’instinct du vieux briscard se mit en branle et un air intimidant se propagea sur les traits sévères de l’homme condamné par un cancer. Deux adolescents se parlaient en rigolant tout en pointant le duo des plus étranges. Mais l’instant où la patriarche Murphy glissa son regard qui pourrait faire pisser de peur un infecté sur les deux jeunes hommes, les adolescents se figèrent comme des cerfs aveuglé par les phares d’une voiture sur l’autoroute. Vous regardez quoi les petits cons? Vous voulez notre photo? Je peux me relever pour vous faire le portrait façon Papy en colère ça vous dit? Les jeunes hommes s’excusèrent rapidement et s’enfuirent sans demander leur reste. Plongent alors ses yeux sérieux et ayant une parcelle d’espièglerie dans ceux envoutants de son invité, John parla le plus sérieusement du monde. Bon nous voilà seuls. De toi à moi ça me tentais pas de me lever car je suis trop bien assis et enjamber Betsy alors qu’elle veut des chatouilles ça devient compliquer en bordel de nom de Dieu. Comprenant le regard insistant de son maître, la vieille chienne se leva et déposa sa tête sur les cuisses de Jamie pour la réconforter. Bon j’en étais où. Oui le passé est le passé. On ne peut rien changer sinon j’aurai bien aimé être prêtre au lieu de mettre engager dans l’armée comme un con de béret vert. Faisant un clin d’œil espiègle, l’irlandais ajouta à la blague. Avoue que la soutane et le col romain m’aurait fait un look de tous les diables. Jamais dans l’histoire de pastoral on aurait vu un pasteur sacrer avec autant de ferveur! Il rigola tout doucement et prit de nouveau cet air sérieux que tous lui connaissait. C’est bien que tu te poses ses questions. Je vais te dire ce que j’en pense. Les chefs de ton groupe devront foutre un coup de pied au cul de ses tirs au flanc et bouger. Ici tout le monde se serrent les coudes. On entrepose ce qu’on peut et on se rationne. Maintenant pour les médocs et les machines, nos ancêtres n’en avaient pas vraiment et ils ont trouvé d’autres solutions. Levant un index autoritaire, l’ancêtre fit un faux reproche pour essayer de détendre un peu l’atmosphère. Non je n’ai pas connu ce temps-là! J’ai les cheveux blancs, mais je suis encore vert et plus dégourdis que bien de la jeunesse doré qui trainent ici!

Buvant une gorgée de bière histoire de se rincer la glotte, le vétéran prit un air rassurant. Pour les urgences juste à m’appeler. Je saute dans mon vieux pick-up et j’emmène la gamine qui est docteur. C’est la petite-fille d’un de mes vieux potes du Vietnam et elle pourra t’aider avec la femme en cloque et les gros bobos. Aussi elle pourra te montrer un truc ou deux. Sinon on va faire le casse d'un cabinet d'un toubib de mes deux et on te prend ce que tu as besoin. Alors le ton du vieil ours mal léché se fit authentique et sincère. Je serais là pour toi Mamie Jamie d’accord? J’ai foi en toi et je sais que tu as le mordant pour passer cette merde qui nous chatouille les oreilles. Mais tu n’es pas seul au front, tu as des gens qui sont présent et quitte à aller directement enguirlander les gens de ton groupe pour qu’ils sortent de leurs rêves de licornes qui chient des arcs-en-ciel pour qu’ils t’aident, je le fais à l’instant.

John se leva alors déposa sa canette vide sur l’appuie-bras de son rocking chair. Je vais finir le repas. Allumer des bougies et tout le tralala. Tiens j’ai une bordel de bonne idée. Tu viens Jamie? Il tendit le bras pour l’escorter dans sa maison. Un mur remplis de photos de son passé militaire, des hautes décorations et des souvenirs hétéroclites parsemaient le salon. Dans la cuisine une bonne odeur de viande et de légumes s’éleva pour chatouiller les narines. Il montra la salle de bain et sorti une chandelle sentant les pommiers. L’ancien sergent alluma la mèche avec son fidèle briquet d’unité. Voilà mademoiselle. Il reste de l’eau chaude et tu as du savon, du champoing et des serviettes propres juste sous l’évier. Un bain chaud va te faire du bien et comme ça ma nourriture sera peut-être moins mauvaise si tu es bien relaxe. Le repas sera prêt quand tu le seras. Prenant une voix douce, rauque et charger d’une certaine mélancolie, le vétéran poursuivit. Charlie quand il n’allait pas bien je lui coulais un bain et ensuite on mangeait. Ça apaise l’âme les bains.


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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Mar 28 Aoû - 12:03
Jamie Matheson
Jamie se blottit dans les bras de John. Sa présence, rassurante, calma ses sanglots et lui permit de retrouver son souffle. Elle s’en voulait que les personnes qui s’intéressaient un peu à elle, étaient gentilles avec elle, finissaient toujours pas devenir des ersatz de psy, alors qu’elles n’avaient rien demandé. Évidemment que les amis étaient là pour ça, mais à ce niveau, c’était plus du ressort d’un psychiatre et d’anti-dépresseurs que des proches. Tout ne pouvait pas être porté par des humains qui n’avaient pas les formations à ce sujet.
Acceptant le mouchoir avec un sourire dépité, elle se nettoya le visage, et acquiesça. Oui elle allait écouter, parce qu’elle avait besoin de ce ton intimidant, elle avait besoin de ces mots qui lui feraient reprendre espoir et courage, qui lui donneraient une bonne claque et lui permettraient de continuer à avancer. Elle gloussa mettre en entendant John râler contre des gamins désœuvrés qui cherchaient quelque chose à faire, et pour qui apparemment mater des scènes de pleurs semblait être une occupation respectable. Bien calmée, Jamie put écouter le discours de son ami, tout en grattouillant la bestiole à ses pieds. Imaginer le vétéran en soutane fit rire Jamie, et elle ne put s’empêcher une petite blague sur le sujet :


    - Prêtre ou pasteur ? Parce qu’il en faut du courage pour tenir le vœu de chasteté…

Elle faillit grincer des dents en se rendant compte de la perche qu’elle tendait, par rapport à son métier. Mais elle baissa sa garde très rapidement, John n’était pas du genre à se moquer ou à la rabaisser à ce propos. C’était reposant d’ailleurs.
La jeune femme était cependant circonspecte quant à certaines des choses que lui disait le vétéran. Malgré tout le rationnement du monde, avec la meilleure gestion possible, ils n’auraient pas de médicaments de façon infinie. Et leurs ancêtres ne vivaient ni aussi vieux, ni aussi bien qu’eux avant tout ce bordel. Est-ce qu’il connaissait seulement le nombre de morts en couches d’avant la gynécologie et la maïeutique ? Elle n’avait plus le chiffre exact mais ça faisait froid dans le dos.
Ses paroles rassurantes apaisèrent cependant la jeune femme, qui se retint d’objecter. Elle se contenta de sourire, et, en inclinant la tête, de répondre :


    - Merci pour tout John. J’avais besoin qu’on me remette dans le droit chemin. Elle hésita, puis reprit : Tu as l’air de t’en sortir tellement facilement. Je suppose que c’est avec ton historique… Mais si jamais tu as besoin de te confier sur quoi que ce soit, n’hésite pas, je serais là pour toi. Ou si tu as besoin de moi de n’importe quelle autre façon…

Se levant à sa suite après qu’ils aient fini leur bière, Jamie s’accrocha à son bras, ouvrant bien les yeux pour apprécier la décoration. Celle-ci collait bien à l’homme qui habitait les lieux. Il l’emmena dans la salle de bain, ce qui ravit Jamie. Les douches collectives, ça commençait doucement à lui courir sur le champignon. Un bain chaud ! Elle n’osait plus en rêver !

    - Wow, merci beaucoup ! C’est… C’est génial. Si ça ne me détend pas, je ne sais pas ce qui pourrait le faire…

Jamie fit couler le bain, et se glissa dedans une fois seule. Grattant sa peau, se nettoyant comme elle n’avait pas pu le faire depuis bien longtemps (les douches collectives encourageaient la vitesse plus que l’efficacité), puis laissant la température de l’eau descendre petit à petit, elle se laissa aller au point de presque s’endormir.
L’odeur, alléchante, alliée à son estomac qui criait famine, la firent sortir du bain. Se séchant rapidement, elle mit les vêtements qu’elle avait prévu pour le lendemain – hors de question de remettre ses vieilles nippes sales. Les cheveux toujours humides, l’air autour d’elle fleuri, Jamie rejoignit John dans la cuisine avec un grand sourire.


    - Oh bon sang, je me sens revivre ! Merci encore !

Elle s’approcha de John, et ouvrit légèrement les bras, attendant un signe explicite de sa part, et le serra dans ses bras. Blottie contre lui, elle ferma les yeux et soupira d’aise. Elle ne voulait plus que ce contact ce termine. Elle ne voulait pas passer à un autre moment, un moment où le repas, le bain chaud, le contact ne seraient que des souvenirs douloureusement lointains. Mais vient une fin à tout, et elle se recula ; se mettant sur la pointe des pieds, elle posa ses lèvres sur la joue de John, et alla s’installer à table.

    - Bon, j’en ai bien trop dit… Parle de moi de toi, un peu, histoire de rétablir l’équilibre.

Elle lui lança un clin d’œil, prête à entendre son discours ponctué des blagues cyniques qu’elle appréciait tant.
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Jeu 30 Aoû - 11:30
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Souriant avec douceur, une des rares manifestations de joie que le vieil ours mal léché s’autorisait d’avoir à part près de ses êtres chers, John alla finaliser le repas aux chandelles. Une pensées vint alors effleurée l’esprit de l’ancien béret vert. Un souhait de bonne fortune et surtout de réussite envers celui qu’il avait élevé depuis les quinze dernières années. Mais il se reprit abruptement. Putain que tu es un con fini John des fois. Le Gamin ne va pas se faire avoir par ces infectés à peine plus intelligents que des électeurs de ce bouffeur de phallus de Trump.  Il est plus solide que toi et surtout plus malin. L’irlandais s’auto insulta pour avoir des doutes dans les capacités de Charlie. Mais une quinte de toux subite lui fit saisir à deux mains le comptoir de cuisine. Essayant de faire le moins de bruit possible, ne voulant certainement embêter la jeune femme qui relaxait dans la baignoire, le cancéreux ne mordit la lèvre inférieur et se pencha un peu vers l’avant.  Avec de la volonté d’airain qui le caractérisait si bien l’ancêtre réussi à étouffer la toux chronique au dépens de quelques projections sanglantes dans l’évier. S’essuyant ses lèvres exsangues avec son mouchoir rouge vin et maudissant avec colère son propre corps malade, la poigne rugueuse de l’ancien soldat tourna le robinet pour laisser l’eau couler. Le liquide de vie emmena dans sa valse le fluide vitale de John dans une grande valse vers le drain de la cuisine. Fermant l’arrivée d’eau. Prenant quelques instants pour se remettre dans l’aplomb digne d’un ancien soldat, droiture et fière dans sa tenue et sa démarche, il plaça un chandelier à trois branches et avec son briquet règlementaire alluma les bougies. La salle à manger se réveilla alors dans une autre forme pour l’ancien militaire. Un lieu qui émergeait de ses propres souvenirs avec sa femme bien assise trépidante devant le repas de John et de leur soirée spéciale à chaque mois. Plaçant les couverts, actionnant le vieux tourne-disque pour mettre de la musique en vogue des années cinquante, l’homme au regard d’acier bleuté si intimidant alors vérifier la nourriture qui cuisait dans la mijoteuse du four.

Alors qu’il essuyait les couverts presque secs de la journée l’ouïe du vétéran s’étira. Une douce voix venait de le sortir de ses pensées et surtout de devoir remonter les bretelles à la famille en diagonale de sa résidence qui venait d’allumer brièvement la lumière du porche. Ne laissant rien montrer de ses sentiments, seule une mince joie perçait le masque de stoïque et taciturne de l’irlandais, John hocha la tête approbatrice. Jamie est si lumineuse, si belle et tout simplement forger dans un acier qui plaisait simplement au vétéran de tant de guerre. Mais l’ancien sergent au regard si intimidant que même les plus tenaces ennemies pleuraient de frayeur à sa présence fut hébété de voir la blonde ouvrir ses bras. Ne voulant tout simplement être aussi nul qu’une vache dans un pré en train de regarder passer un train, l’irlandais ouvrit ses bras et la jeune femme s’y réfugia. La bonne odeur du savon mélangé à la douceur de ce moment fit naître un sourire conquis sur les lippes exsangues de l’homme qui avait dansé avec la Diable plus qu’une fois. Il avait simplement oublié ce genre de moment que chacun croyait acquis, ce lien privilégier avec une personne dont on semble construire à chaque instant. Dans un lointain souvenir John aurait embrassé le front de celle qui avait vu au-delà de son aura intimidante, de son air stoïque et austère. Mais l’irlandais n’osa aucunement gâcher cette instant qui semblait si parfait, ces moments étaient devenu rarissime pour l’ancêtre. Quand il sentit une certaine résistance de la blonde pour quitter les bras devenu réconfortant et un havre de béatitude, le vétéran ouvrit son étreinte à regret. Mais Jamie surprit totalement  le vieil homme quand les lèvres douces comme la soie se déposèrent sur sa joue tannée comme le vieux cuir. Elle avant tourner le dos à l’instant ou le veuf porta sa main à son visage pour être sûr que ce moment n’était pas un songe.

Faisant une grande enjambée pour se placer sur le flanc de la jeune femme, John tira la chaise comme le ferait un homme ayant eu quelques leçons d’un civisme disparut depuis longtemps. Ensuite une serviette de table se matérialisa sur les genoux de Jamie et John eut un sourire blasé et complice à la demande son invitée. Tu es bien sûr Mamie Jamie? Je ne veux pas te voir piquer du nez dans ton assiette pendant que je te raconte ma vie désuète. Je suis sûr qu’un singe qui balance sa merde est plus divertissant que moi. Il servit le breuvage, café ou bien limonade au choix de la demoiselle, et vérifia la cuisson du plat principale. J’ai grandi sur une bon Dieu de ferme. Mon père et ma mère m’ont élevé, moi et mes dix frères et sœurs. Mon père était Irlandais et ma mère écossaise. Donc ça te donne une idée du brasse-camarade si on marchait de travers. Un petit sourire se déposa sur les lèvres de l’homme âgé alors qu’il déposa son séant sur la chaise à la table. On était les Murphy, un groupe que personne essayait de nous faire chier et on était respecté. En plus j’ai une éducation à l’ancienne, genre offrir le bras et tirer la chaise. La génération d’aujourd’hui pense juste à parler au cellulaire et arranger des baise-o-drome.  J’aime mieux avoir le civisme et une courtoisie, rouillé je sais t’en fais pas, sans rien attendre en retour que juste dire que j’ai une grosse pendule qui veut marquer le tour de minuit et si la femme ne semble pas intéresser passé au suivant. Il but une gorgée de café et claqua la langue de satisfaction.  Je ne suis que polie avec les rares personnes que j’apprécie et je crois que tu la dixième hors de ma famille que je n’envoie pas paître aux quatre mots. Donc c’est un honneur de te connaître Jamie.

Soupirant doucement il pointa dans le salon la multitude de médailles accroché dans un cadre. Des actes de bravoures et de courage face à l’ennemi symbolisé par des bouts de ferrailles et de syndromes post-traumatiques qui poursuivaient le vétéran lors de son sommeil. Seule Mary semblait avoir le pouvoir de dissiper l’angoisse du réveil de l’ancêtre. Une certaine tristesse et une mélancolie certaine se déposa dans le regard d’acier bleuté de l’homme qui en avait assez vu pour remplir trente vie. À seize ans je me suis enrôlé dans l’armée pour partir au Vietnam. Mon frère devait être enrôlé et j’ai pris sa place. Putain bordel de merde heureusement que le type de l’enrôlement à manquer le jour de la distribution de l’intelligence. J’étais une grande brindille sèche et nerveuse et déjà j’avais la gueule sérieuse et taciturne des hommes Murphy. Le regard de John devient alors lointain, revoyant des scènes d’une vie de combat acharné. Après West Point me voilà dans le trou du cul de la jungle en train de combattre des putains de bridés en pyjamas noirs. J’ai été blessé plus souvent qu’à mon tour, mais je restais à combattre et gueuler des insultes à des types qui ne comprenaient rien. Au moins ça remontait le moral de mes compagnons qui m’ont surnommé « Pitbull Murphy ». Un mince sourire nostalgique naquit sur les lippes exsangues de l’ancêtre. J’ai rencontré Nixon et Obama aussi. Ce faux-cul à la face flasque de Nixon m’a remis la médaille du Congrès pour avoir fait mon job sur une putain de colline. Je ne veux pas te casser les oreilles avec mes souvenirs du front. Jamie encouragea John à parler. Un groupe de Viet gong nous est tombé sur le poil pendant une patrouille. Putain de merde on s’est fait allumer. Des douze gars il ne restait que trois qui pouvait combattre. On s’est replier dans un vieux bunker sur une colline et ensuite après une journée de combat, ben je me suis retrouver le seul qui pouvait leur en mettre plein la gueule. Jim et Sullivan étaient blessé aussi donc ils s’occupaient des autres gars et essayait de rejoindre le Q.G. Moi je suis monté sur le toit avec ce qui nous restait et j’ai tenu une autre journée avant que des hélicos arrivent comme la putain de cavalerie du temps du Far West. Il déposa les mains sur la table, les jointures crispés et blanches de frustrations. J’ai été blessé quatre fois, mais j’ai serré les dents et continuer le combat. Les docs se grattent encore la tête pour essayer de comprendre comment j’ai fait. Mais la réponse est simple, Je suis un putain d’irlandais têtu et qui fait même chier la Faucheuse à l’occasion. Autour du bunker les gars des hélicos ont compté une cinquantaine de pyjamas noirs… Nous avons perdu Tex, Brooklyn et trois bleusailles qui auraient dû m’écouter à la place de faire les putains de Rambo de mes deux. Secouant la tête, sentant une douce sollicitude près de lui, l’ancien sergent ravala sa tristesse. Bref direction l’infirmerie où j’ai rencontré ma future femme. Mary aidait comme bénévole et elle avait cinq ans de plus que moi.  Elle était la première à me répondre, comme tu l’as fait, et j’ai adoré son caractère bien trempé.  Une grimace de dégout apparut sur les traits austères du vieil homme. Un officier est venu un matin pour me dire que le président voulait me voir à la Maison Blanche pour me remettre une putain de médaille. Je l’ai engueulé comme du poisson pourri cette tâche nouvellement débarquer au Vietnam. Je lui ai dit qu’il semblait si heureux de ça, ben qu’il y aille lécher le cul de ce Pinocchio de mes deux. Seul Mary m’a calmé et m’a forcer à accepter l’honneur vu que c’était aussi pour mes petits gars tomber. Quand j’ai pu prendre l’avion, deux mois après, j’ai demandé à celle qui sera ma femme de m’accompagner. Le président m’a remis la médaille et m’a demander si on allait gagner la guerre. J’ai répondu oui devant l’insistance de Mary et en serrant sa main humide et molle comme la raie d’une grand-mère de cent ans, je lui ai parlé dans le creux de l’oreille. Il a perdu son sourire dentifrice ce pourri juste à l’os. Voyant l’envie de connaître les mots disent dans le regard marron si merveilleux de la blonde, John eut un petit sourire blasé. Je lui ai juste dis que si sa bitte était si petite que ça, il n’avait pas besoin de convaincre le monde d’en avoir une grosse en envoyant les fils de la nation se faire tuer dans une putain de boucherie qui sert à rien. Que s’il voulait prouver qu’il en avait une paire, il reviendrait avec moi et combattrai au front les bridés. Pour Obama il m’a invité à la Maison Blanche à ma retraite pour souligner mon ouverture d’esprit pour les gens des minorités visibles et des femmes dans les forces. Un brave type qui a un sacré sens de l’humour Barack. On a bu quelques verres ensuite et on s’est taper une partie de bowling dans la Maison Blanche.

Buvant une autre gorgée de café il se leva pour sortir le plat de résistance du four. J’ai resté dans l’armée et mystérieusement je suis retourné au Vietnam sans le président. J’ai passé ma vie à combattre partout et d’essayer de mettre du plomb dans la tête de mes petits gars à la place des balles de ceux qu’on combattait. Hochant la tête il continua Nous sommes mariés Mary et moi. Elle était douce et une droite d’enfer. Nous avons eu trois fils. Les deux premiers sont partis vivre à l’Extérieur. Je les vois plus et je m’en fous. Ils ne sont même pas venus à l’enterrement de leur mère il y a quinze ans ni à celui de leur frère. Bande d’ingrats de mes deux. J’aurai dû faire des tâches dans les draps que dans la société. Un véritable sourire envahit le visage de John. Mon dernier fils James était une perle et sa femme une femme forte et déterminée. Ils ont eu Charlie de peine et de misère. Il soupira doucement. C’est mon gamin, ma fierté et j’allais le voir jouer du violon. Un type s’est ramasser mon poing dans la gueule car il parlait pendant un des spectacles du petit. Enfin bref quand il a perdu sa famille dans l’accident et récolter ses blessures, j’ai décidé de m’en occuper. Un regard déterminé se posa alors sur la jeune femme. Des petits cons à son école se sont mis sur son cas. Charlie a essayé de rejoindre ses parents. Alors je l’ai emmené dans le bois pour qu’il se replace. Il a appris à chasser et il m’a vite surpassé. C’est un brave petit… John découpa une portion de poulet et de légumes savoureux pour la déposer dans l’assiette de son invitée. Ensuite une merde apocalyptique est arrivée et j’ai aidé ici. Je sortais pour retrouver mon gamin et durant une sortie j’ai dégotté une perle qui partage ce repas avec moi.  Il fit un clin d’œil complice et se servit ainsi qu’un bol pour Betsy qui mangea avec enthousiasme. Il leva sa tasse de café. Un plaisir de trouver un trésor comme toi, une femme qui m’endure et me remets à ma place à l’occasion. Santé. Après le toast John eut un éclair espiègle qui passa dans son regard d’acier bleuté. Si ça ne te dérange pas, j’aimerais deux trucs que je ne peux faire seul. Me gratter ce satané milieu de dos et de danser. Bordel ça doit faire quinze ans que je n’ai pas fait un pas de danse.

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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Lun 3 Sep - 9:56
Jamie Matheson
Limonade dans son verre – elle avait hésité un instant sur la bière, s'était ravisée – Jamie écoutait attentivement l'histoire de John. Plus longue que la sienne, pour sûr, mais elle n'avait pas vécu aussi longtemps que lui, et avait eu une existence plutôt calme et rangée jusqu'ici, donc ça semblait plutôt logique. Hochant la tête quand ça lui semblait propices, « mhmh » pour l'encourager à continuer, elle sursauta légèrement en l'entendant évoquer les jeunes et leurs « baise-o-drôme », mais se ressaisit bien vite. Façon de parler, elle s'en doutait, mais ça l'avait ébranlée.
Souvenirs de guerre. Elle serra les dents, redoutant de devoir vivre un jour ce genre de situation. Elle aimait son confort, n'avoir jamais faim, froid, se coucher dans un lit. Elle n'était pas faite pour le combat, la vie au bord du gouffre, la peur a tous les instants. Même maintenant elle pouvait se raccrocher à des moments de normalité comme celui-ci ; il ne fallait pas qu'ils disparaissent, au risque de la faire sombrer avec.
A l'évocation de souvenirs douloureux, Jamie posa sa main sur le bras de John. Il était difficile de vivre sans regrets, mais le passé ne pouvait être changé. Elle serra légèrement sa poigne, et caressa la peau d'un geste doux, le visage ouvert, mais en gardant le silence Les mots ne suffisaient pas toujours – jamais presque – à exprimer le tourbillon de pensées qui l'habitait. La sollicitude, l'empathie, le respect, l'appréciation...
L'histoire de la famille de John n'était guère plus réjouissante, mais elle avait le bon ton de ne pas finir trop mal. Elle ignorait que Charlie était passé par toutes ces épreuves ; ils ne se connaissaient guère, et le jeune homme était très secret.

Jamie gloussa lors de la conclusion. Une perle. C'était mignon, mais sans doute pas méritée. Une perle en toc en somme ; mais les gens n'aiment pas que l'on n'accepte pas leurs compliments, aussi ne répliqua-t-elle pas.


    - Santé ! Et bon appétit !

Elle commença à manger, et un soupir de contentement s'échappa de ses lèvres ; elle avait plutôt l'habitude des conserves réchauffées, et de la vraie cuisine, avec des légumes, c'était... Divin. Au minimum. Une fois la bouche vide, elle répondit avec un sourire aux demandes du vétéran :

    - Bien volontiers ! Je pourrais t'aider pour te gratter sans problèmes, par contre, je ne sais pas très bien danser... En tout cas, pas de danse de couple...

Elle rosit. Danser en boîte ou en soirée c'était pas tout à fait la même chose que de partager un moment aussi intime qu'une danse de salon. Et si elle maîtrisait la première, pour la seconde, c'était plus complexe... Mais elle essaierait sans rechigner, bien au contraire.


Le repas était vraiment excellent, et Jamie ne manqua pas de le faire savoir au cuisinier. L'aidant à ranger – au moins à porter la vaisselle dans la cuisine – Jamie le remercia encore de son accueil et du repas. Retournant dans le salon, où le disque tournait toujours, elle s'approcha de John, et essayant de se remémorer les images des danses qu'elle avait en tête. Attrapant l'une de ses mains, posant l'autre sur son épaule, elle se laissa guider alors qu'ils commençaient à évoluer au centre de la pièce. Jamie, se sentant un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, pouffa :


    - Tu aurais peut-être préféré que je te gratte le dos d'abord ?

Concentrée pour éviter d'écraser les pieds John – ce qui arriverait inévitablement de toute façon – elle se rapprocha légèrement de lui, s'abandonnant cependant à la musique...
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Mer 5 Sep - 8:35
John Murphy
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Une petite canette?
Le vieil homme dégusta le repas avec la ravissante dame qu’était Jamie. Ils mangèrent en silence, savourant leur assiettée respective bercé par la voix des crooners d’un temps passé. L’étrange duo semblait être protégé par une sphère translucide, un Éden provisoire contre le chaos et la violence de ce nouveau monde. Un moment de légèreté, de douceur que nulle menace putride ou vivante extérieure ne saura corrompre de leurs intentions hostiles. Pour une des rares fois John pouvait laisser son aura d’intimidation sombre comme le cœur d’un croque-mort au vestiaire et laisser un peu de ce charme irlandais qui coulait dans ses veines. Il avait resté de marbre en lassant sa demande d’une danse, persuader que la blonde allait refuser de danser avec un débris tel que lui. Mais au contraire la jeune femme avait fourvoyé les pronostics en acceptant de bon cœur ce désir que chérissait l’ancêtre depuis des années. Donc le repas fut consommer et un certain lien plaisant naissait, des regards espiègles et des plaisanteries agrémentant admirablement l’ambiance, fut établi entre les deux êtres si différents. John écarta l’attirance physique, lui ayant le double facilement de la belle fleur de jeunesse qui l’aidait en souriant à débarrasser la table. Plus un rapprochement spirituel, un coup de cœur commun et précieux pour le vétéran borné et têtu. Pour la première fois depuis le départ de sa chère Mary, John appréciait la compagnie d’une femme et désirait simplement la voir sourire et être en harmonie. L’ours mal léché avait apprécié ces petits gestes si simples mais tellement réconfortant qu’une dame pouvait accorder à leur cavalier de la soirée. Une étreinte douceâtre, un baiser léger comme l’air sur la joue, une main compatissante caressant la main lors d’une discussion un peu plus ardue. Dieu que le patriarche Murphy avait besoin sans le savoir de ces moments qu’il avait cru mort au même moment que son épouse.

Maintenant la jeune femme et le vieux militaire de carrière progressait vers le salon où des airs douceâtres de crooners décédés depuis des lustres embellissaient de leurs notes cette soirée formidable. L’attitude de Jamie prit au dépourvu John qui arqua un sourcil interrogatif. Mais le regard d’acier bleuté qui savait être si froid et intimidant pétillait de bonheur et d’une espièglerie toute nouvelle. Adieu l’ours mal léché et grognon. Au contact de la douce blonde l’irlandais devenait un fringant cavalier doté du civisme un peu rouillé d’un gentleman des années cinquante. Il serra délicatement la main gracile et aux doigts effilées de l’apprenti soignante et déposa avec affection sa paume sur l’épaule de la belle blonde. Alors ils commencèrent à tourner en rond lentement, suivant le tempo lent d’une balade que bien des gens avaient oublié. Au début Jamie semblait crisper et plaisanta. John sourit alors de manière encourageante et répondit avec une simplicité désarmante. Le grattage de dos sera pour plus tard. Là je me sens sur un nuage dans les bras d’un ange. Voyant que la jeune femme regardait les pieds, l’ancêtre saisit délicatement le menton de la demoiselle entre son pouce et l’index pour qu’ils puissent plonger leurs regards. J’adore voir tes yeux et non le dessus de ta tête. Tu t’en tire très bien. Fais-toi confiance comme je te fais confiance et tout va bien aller. Profite du moment présent. Il fit un clin d’œil enthousiasme et rajouta sur le ton de la confidence quelques mots enjouer. En plus j’ai les pieds en béton à force de rouler ma bosse partout grâce à l’armée. Donc pas de soucis. Il déposa sa main de nouveau sur l’épaule de la jeune femme et le pas se poursuivit. Une fois ou deux Jamie pilla sur le pied de John, mais ce dernier resta de marbre et stoïque comme si rien n'était. John chanta doucement de sa voix rauque, accompagnant presque à la perfection le chanteur du vieil enregistrement. Alors au gré de la musique la blonde fit un mouvement audacieux et charmant qui ravit le vieux cœur de l’homme. Avec lenteur elle s’approcha de son cavalier pour coller son oreille au niveau de pectoraux gauche. Alors les mains du duo s’entremêlèrent et la main du vieux soldat glissa un peu dans le dos de la blonde. Il ne chercha aucunement à profiter de la situation, de descendre une main inquisitrice au-delà de la chute des reins. Le vieil homme continua de tourner avec lenteur, suivant le tempo de l’orchestre fantôme, tout en savourant chaque seconde de cette danse. À la fin de la chanson il laissa la main de Jamie, mais John ne voulait pas arrêter cette douce magie de la sorte.

Délicatement il étreignit la silhouette gracile de sa cavalière et inspira l’odeur de sa chevelure. Jamie… j’aimerais danser avec toi toute la nuit… Je me sens si bien. Si tu veux qu’on arrête tu as juste à le dire. Le cœur de l’homme battait sourdement un tempo romantique, un appel à la douceur et à l’affection trop longtemps retenu derrière cette armure d’intimidation glaciale. Le regard d’acier bleuté de John reflétait maintenant une tendresse et une affection sans borne pour la jeune femme. Une perle comme toi doit être accompagné j’en suis sûr. Sinon ils sont bien idiot les hommes de ton coin. Il fit alors un petit sourire sincère et authentique. Je voulais juste te dire que tu es une personne magnifique sous tous les aspects et que j’apprécie vraiment. Mais je ne répète pas que j’ai un peu de douceur car les gens vont passer que je me ramollis. Un petit clin d'oeil complice fut échanger. Il ouvrit à contrecœur ses bras. Dommage que je sois un ancêtre. Sinon je crois que je t’aurai courtisé…

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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Sam 8 Sep - 6:31
Jamie Matheson
John n'était pas le seul à être sur un nuage, Jamie l'y ayant rejoint très rapidement. Le rythme, la douceur du contact, la voix du vétéran, la lumière vacillante des bougies, tout rendait l'atmosphère et le moment surréaliste et sublime. La jeune femme était tellement heureuse, les yeux rivés dans ceux de son partenaire, se laissant guider et laissant de côté, petit à petit, sa maladresse.
Elle adorait la relation qu'ils avaient tissé tous les deux. C'était tellement différent de tout ce qu'elle connaissait et avait connu... Il n'y avait jamais un mot de trop, jamais rien qui ne la mette mal à l'aise – où alors elle oubliait bien vite les maladresses, les prenant en tant que telles – juste du respect et de l'affection sincère. C'était reposant, c'était valorisant, c'était tout ce dont pouvait rêver la jeune femme dans un monde où, pourtant, on l'avait prévenue qu'il n'y aurait rien que la loi du plus fort. C'était mensonge que de croire que certains ne le prenaient pas ainsi ; mais l'homme restait un animal sociable, qui ne pouvait survivre que dans l'entraide. Et ça n'avait jamais résonné autant en Jamie qu'à ce moment précis.


    - Pourquoi est-ce que je voudrais arrêter ?

Elle était rayonnante. Le reflet dans les yeux de John la fit rougir. C'était étrange, tout de même, la façon improbable dont les relations se construisaient. Elle se remémora les plaisanteries avec Téofil et Leïa, les regards de certains et certaines au Marché, son dernier baiser sincère, quelques heures avant la fin du monde, et les amourettes d'avant, si lointaines et si immatures maintenant. Si on lui avait dit qu'elle ressentirait ce genre de choses pour quelqu'un qui pourrait être son grand-père... Mais maintenant ça n'avait plus vraiment de sens, tout ça ; de toute façon ils étaient tous au bord du gouffre, à deux doigts d'y passer à la moindre erreur, au moindre faux pas. Ils n'avaient pas d'avenir, rien à construire de plus que le nécessaire pour survivre. Alors s'attacher à l'âge dans ces conditions, ça n'avait pas de sens. Mais au vu du discours de John, il n'était guère de cet avis. Elle comprenait ; psychologiquement et socialement, ce tabou n'allait pas s'effondrer comme si de rien n'était...
Il l'avait lâchée, en même temps que quelques mots de regret. La jeune femme secoua la tête, toujours sourire aux lèvres, et revint entre ses bras, tête calée contre son cœur.


    - Je ne crois pas qu'être doux et sensible ça soit une preuve de mollesse... Et si les hommes de ton coin pensent ça, ce sont eux les idiots. Elle lui lança un clin d'oeil. Je n'ai personne... Mais peut-être que c'est juste que je suis trop exigeante ? Ou bien qu'au quotidien je ne suis qu'une peste ? Elle gloussa, et se ressaisit. Elle recula légèrement, pour regarder John dans les yeux, et reprit la parole avec plus de sérieux. Je ne veux pas que tu te sentes obligé de quoi que ce soit. Tu as le droit d'avoir tes convictions, d'avoir des choses qui te rebutent... Et je n'ai pas mon mot à dire là-dessus. Mais sache que moi, je n'ai rien contre le fait d'être courtisée par « un ancêtre ». Son sourire se fit plus taquin, et elle continua d'un ton enjoué. Après tout, il faut bien ça pour que Mamie Jamie se sente à l'aise.
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Lun 10 Sep - 8:35
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Sous la caresses des mots propulser par le souffle chaud de la jeune femme exceptionnelle au regard d’acier bleuté du vétéran, un véritable sourire prit naissance sur les lèvres exsangues. Aucunement blasé ni ironique comme la grande majorité du temps, non un sourire sincère et tendre comme celui que l’ancien militaire arborait sans artifice en présence de son épouse décéder. Les bras légèrement écarté, le vieil homme pensait à tort que Jamie allait se décaler avec une gêne toute légitime. Mais non au grand plaisir de John la blonde s’était de nouveau réfugier dans ses bras accueillants et poser sa tête sur son maitre torse. L’oreille de la sublime jeune femme pouvait entendre le tempo lent et rassurant du cœur de l’irlandais qui semblait épeler son prénom en soupirant. Alors leurs regards se rencontrèrent et John comprit qu’il pouvait laisser parler sa sensibilité, son romantisme et même un amour défendu par les bonnes moiteurs d’une époque révolu. L’acier bleuté de l’ancêtre se maria à la perfection aux noisettes rieurs de la douce infirmière de l’apocalypse. Si tu es d’accord pour partager la route avec un vieux grincheux comme moi, je vais tout faire pour que Mamie Jamie soit à l’aise et heureuse. Galamment il prit la main gracile de la blonde pour lui déposer un baiser léger comme l’air et des plus significatifs sur le dos de sa dextre. Que ceux qui sont pas d’accord, ben qu’ils aillent se faire flamber le cul par Satan. Rien à foutre d'eux car tu es là. Il déposa alors la paume de cette menotte douce comme la soie sur son poitrail pour qu’elle puisse entendre le battement amoureux de son cœur. Des vibrations à la fois annonciateurs d’espoir et de tendresse toutes dirigées vers celle qui avait réussi à conquérir, d’un simple regard agrémenté d’une force de caractère bien trempé, ce cœur qui n’avait pas soupirer depuis si longtemps. Continuant à tourbillonner avec douceur, une lenteur enivrante pour laisser leur sens dériver allégrement sur un océan mansuétude et permettant à leurs âmes de se lier à une perfection un peu hors du temps. Comme si ce duo avait déjà évolué sur un autre plancher de danse, une autre rencontre à une époque. Bientôt l’aiguille du tourne-disque sauta hors des rayures du vinyle, mais John fit un regard implorant à sa cavalière pour faire quelques pas de plus. Celle-ci opina et un sourire tendre et doux à souhait. Je ne pensais jamais revivre ce que je sens avec toi aujourd’hui Jamie. Si on m’avait dit un jour que je courtiserais une dame, ben soit j’aurais payé un coup à boire ou ben casser la gueule de l’abruti pour la blague. Il déposa sa main sur la joue de porcelaine de la blonde et laissa son pouce roule avec une tendresse infini. Mais tu es là Mamie Jamie.

N’importe quel homme aurait avancé pour embrasser les lèvres sensuelles et qui devaient gouter le miel de la belle, mais John fit un acte terriblement romantique. Un geste hors du temps et de l’espace d’une pureté douceâtre et exquis. Il déposa ses lippes exsangues sur le front de Jamie, déclarant ainsi un amour infini et surtout démontrant un respect pour la jeune femme. Un peu comme si l’ancêtre désirait embrasser l’âme de sa cavalière. Lui prouvant que c’était l’intégrité de sa personne et non juste sa silhouette parfaite qu’il affectionnait. Ensuite tout en tournoyant un peu il emmena Jamie de par la cuisine pour se rendre à la cour arrière. La lune et les nymphes étoilées saluèrent en rayonnant de milles éclats l’arrivée du duo. Avec courtoisie et galanterie, l’éducation de son paternel revenait au galop aux bons souvenirs de l’irlandais, l’ancêtre qui avait tendu son bras en hommage pour escorter la jeune femme lui fit prendre place à une balançoire de bois doté d’une table au milieu. Je reviens tout de suite. C’est beau des chandelles, mais bordel rien ne peut égaliser la lumière des astres. Le vétéran fit un clin d’œil complice et son visage se détendit, retrouvant un instant un air de jeune écolier voulant être d’une espièglerie sans borne. Ben tu es pas mal plus rayonnante que les étoiles quand tu souris comme ça. Ce compliment et d'une sincérité frappante et authentique. De sa démarche droite et son pas cadencé, l’homme alla chercher les tasses de café, le gâteau, le whiskey et une grosse couverture de laine.

John ramena le tout à l’extérieur et fit une imitation tordante d’un majordome britannique avec l’air pincé et la droiture d’un balai dans le fondement. Milady puis-je vous servir ce café et rajouter quelques gouttes de ce délice ambré pour en faire un bonheur de l’irlandais? Même l’accent était d’une hilarité contagieuse. Il servit le dessert et s’éloigna alors l’air distingué. Ensuite l’irlandais revint en pointant son pouce vers l’arrière. Tu as vu Alfred le rosbiff? Bordel il semble avoir bouffé un balai de travers. Au moins il m’a filé un coup de main c’est bien. Pointant la couverture l’ancêtre parla alors avec douceur et sa voix se fit rauque et chaude. Il fait un peu froid. Attend je te pose la couverture sur les épaules Mamie Jamie. Il ne faut pas que tu attrapes un rhume ou un truc du genre. Il plaça la couverture de laine chaude et douce sur les épaules de la blonde et en profita pour masser un peu les trapèzes de la belle. Juste pour qu’elle puise atteindre un nouveau stade de confort. Ça te dérage que je profite un peu de la couverture? Bordel être un petit vieux ça donne le frisson plus rapidement et là j’ai les couilles qui applaudissent et essaie de me rentrer dans le corps pour se réchauffer.


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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Mar 11 Sep - 12:45
Jamie Matheson
Quand ils s'échappèrent de la maison, quittant l'atmosphère tamisée des bougies et de la musique, ce fut pour rejoindre une voûte aux éclats brillants et colorés. Des points blancs, d'autres bleus, d'autres encore jaunâtres. Les yeux de Jamie s'embuèrent à la vision du nuage laiteux qui barrait l'infinie noirceur du ciel. Jamais elle n'avait vu ce spectacle en vrai, et dieu seul savait d'à quel point les photographies et vidéo étaient fades comparées à ce spectacle grandiose. La pollution lumineuse avait ça de bon qu'elle disparaissait d'un claquement de doigt, d'une pression d'interrupteur. Sa main, qu'elle avait de posée sur le bras de John, resserra doucement sa pression ; c'était un crime d'avoir caché ce tableau sublime aux humains jusqu'ici. Et elle comptait compenser les dommages en s'enivrant de la vue jusqu'à ce qu'elle en soit ivre de bonheur ; quant aux intérêts... Ils seraient payés car ces moments se passeraient en charmante compagnie. Elle rosit en entendant le compliment ; elle était comblée. Nourriture des yeux, nourriture du cœur. Que demander de plus, sinon la nourriture des papilles, qui ne tarda pas à faire son apparition avec un magnifique gâteau. Com-blée.
L'imitation de majordome fit lâcher à Jamie un hurlement de joie, et au fur et à mesure de sa tirade, ses rires s'accentuaient, au point qu'elle put à peine en entendre les derniers mots ; et elle mit bien le temps du retour de John à se calmer. C'était tellement reposant et simple ; c'était une soirée comme les autres, comme elle aurait pu se dérouler
avant et comme ils s'en dérouleront toujours. De l'affection, des rires, et les poids sur les cœurs qui s'allègent, au point de disparaître, au moins l'espace d'un instant. Ils auraient le temps, demain, de revenir à la sombre réalité.
Couverture sur les épaules, Jamie allait proposer au vétéran de la rejoindre, mais elle fut devancée. Elle gloussa en se faisant la représentation mentale de couilles qui applaudissent, et leva son bras, tenant la couverture, pour laisser à John la place de se lover contre elle. Une fois installés, elle posa sa tête sur l'épaule de l'homme, sa main contre sa hanche opposée.


    - Ça va mieux ?

Elle s'extirpa légèrement à regret du cocon pour attraper café et gâteau, qu'elle avait momentanément laissé de côté, puis revint dans sa position initiale. Entre deux gorgées, la jeune femme reprit, les yeux toujours dans les étoiles :

    - C'est sublime... Il y a des choses pour lesquelles toute cette folie à du bon, tout de même... C'était peut-être une punition. Je sais que la nature n'a pas de conscience, ou de volonté, mais... Quand je vois la pente vers laquelle l'être humain allait, je me dis qu'une épidémie comme celle ci a au moins l'avantage de nettoyer un peu la planète. Et encore, les vestiges de nos conneries mettront du temps à disparaître. Je ne peux pas m'empêcher de penser parfois qu'on l'a bien mérité...

Elle se tut, pensive. En fait, elle ne pensait pas que le quidam moyen l'avait mérité. Mais l'industrie, la politique, avaient fait trop de ravage ; justement à l'époque on avait tenté de culpabiliser les citoyens, de leur dire qu'ils mangeaient trop de viande, gaspillaient trop d'eau, étaient de vilains pollueurs qui ne triaient pas. Mais le problème venait de bien plus haut, et l'humain lambda n'y pouvait rien.
Prenant une part de gâteau, elle commença à manger avant de reprendre :


    - Enfin, ce qui est fait est fait. On peut passer la nuit à faire des scénarii dans un sens ou dans l'autre, ça ne changera rien. Mieux vaut se pencher sur l'instant présent et les bons gâteaux. Il est excellent, merci beaucoup...

Elle leva la tête vers John, et l'embrassa doucement sur la joue. Elle se sentait immortelle en cet instant présent. Rien n'arriverait de mal. Jamais.
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Jeu 13 Sep - 8:18
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
“Boire en bonne compagnie”
Une petite canette?
Le vieil homme s’engouffra dans la chaude couverture de laine. Il ne put s’empêcher de sourire en grand, une autre nouveauté pour l’irlandais dont habituellement les seules expressions faciales de son répertoire étaient la colère et l’intolérance intimidante. Un éclair de surprise des plus agréables traversa le regard d’acier bleuté de l’homme quand la silhouette divine et sensuelle de la blonde se colla à son corps meurtrie par la maladie et la vieillesse. Le bras de Jamie ceintura audacieusement le torse et la hanche de l’irlandais alors que la tête de la jeune femme se déposa sur l’épaule de l’ancien béret vert. L’ancêtre appuya avec délicatesse sa tignasse poivre et sel dans la mer doré de la chevelure de l’infirmière de l’apocalypse. À la question de celle qui venait de prendre primordiale dans la vie du patriarche Murphy, ce dernier dit dans un souffle quelques mots d’une béatitude réconfortante. Jamais été aussi bien dans toute ma vie Mamie Jamie. Leur cocon de confort semblait à un refuge, un lieu où la douleur et le chaos de cette époque troublé ne parvenait pas en effleurer les fondations. Les astres majestueux et la lune bienveillante et lumineuse semblait avoir figé le temps, empêcher la rotation de la terre elle-même pour permettre au vieil homme de graver cette scène magnifique dans le marbre de sa mémoire.  

Quand elle bougea après un long moment où la chaleur et le bien-être était omniprésent autour d’eux, le vétéran en profita aussi pour prendre sa tasse de café bien chaude agrémenter du plaisir de l’irlandais. Il laissa la jeune beauté reprendre près de lui et l’ancien soldat savoura une gorgée de son breuvage favori. John claqua sa langue de satisfaction à son palais et tendit l’oreille. Son ouïe était simplement sous le charme de la voix chantée, si douce et pur, de sa compagne de la soirée. Il fronça un peu les sourcils sous les observations justes de la jeune femme. Respectueusement l’ancien béret vert attendit le moment d’introspection de Jamie et leva sa tasse pour trinquer à l’instant présent. Mais le baiser sur la joue fit bondir le vieux cœur de l’ancêtre, électrisant chaque parcelle de son corps vieillissant. C’était tout simplement merveilleux. La main de libre de John alla chercher la menotte gracile et douce de Jamie pour entremêler leurs doigts. Un geste tendre et symbolique de la puissance du lien qui unissait leurs âmes.

Fais attention Mamie Jamie, je vais y prendre goût si ça continue. Un clin d’œil complice et la voix rauque et virile de l’ancien soldat reprit. C’est un putain de bordel de drame. Je rejoins ta pensée, mais dans un sens je suis vachement heureux d’être là. Car j’ai pu te rencontrer et pour moi ça vaut tout l'or au monde. Il déposa alors la tasse fumante sur la petite table d’appoint et tendit le main vers le visage finement ciselé de la belle. Je peux juste t’offrir un truc, un cadeau très rare que seul les Murphy font aux gens qu’ils ont en très haute estime? Ayant l’accord de la Canadienne, l’irlandais prit une mèche d’or de la chevelure de Jamie pour l’enrouler délicatement autour de son oreille. Ensuite il pointa les nymphes lumineuses avec son index. Tu sais Jamie que dans bien des contes et légendes les étoiles sont les gardiennes des gens pendant qu’elles dorment. Personnellement j’ai bien dormir avec mon vieux colt près de moi pour la protection, mais on ne crache pas sur un peu d’aide. Le vétéran fit un grand sourire doux et surtout d’une bienveillance touchante. On était à cent lieues de l’ours mal léché et à la voix tonitruante qui sermonnait n’importe qui sur son chemin. Dans note famille on demande la protection d’une étoile pour un être cher, un repère dans le ciel à qui envoyer nos pensées pour la personne qui détient une partie de notre cœur. Il désigna alors une boule lumineuse dans le ciel, la plus lumineuse et la plus étincelante qu’il pouvait discerner. Dès que Jamie trouva la nymphe souhaité, la voix rauque de John se transforma en virilité et chaleur. Un étrange dialecte s’extirpa des lèvres exsangues, des mots à la résonnance joyeuse et chanté. Rionnag nan Geàrdan Tha mi a 'guidhe ort a bhith ag èisteachd ri athchuinge seann duine a tha freasdal air a bhith fulangach. Clemente agus math airson leigeil leam coinneachadh ri boireannach òir air mo shlighe. Coltach ri neamhnaid tha i bòidheach agus soilleir, cho soilleir ri thu san adhar. Ach tha i cuideachd làidir agus stèidhichte air a briathran agus a creideasan. Tha mi ag iarraidh ort fortan, toileachas a thoirt dha agus a chuid fois fhaicinn san fheasgar. Gus a beachdan a thoirt a-mach gu bheil mi airson a h-uile, tha fios agam gu bheil mi fuck gu leòr, ach chì mi thu rudeigin a-rithist. Smaoinich air a cluas a h-uile càil a tha mi a 'faireachdainn dhi fhad' sa tha i ag aisling agus cuideachd gu bheil mo chridhe aice ma tha i ag iarraidh.

Quand il eut fini, le vieil homme lança un regard espiègle et remplit d’humour vers celle qui lui avait donné une raison de combattre ce fléau qui l’habitait. Bon maintenant Mamie Jamie je t’ai ensorceler! Tu es en mon pouvoiiir! Il avait pris une voix mélodramatique loufoque et minable à souhait. Ben non je déconne. J’ai l’âge de Gandalf, mais il n’a pas mon charme ce vieux bouc! Il rigola un peu et se reprit. J’ai juste parlé à l’étoile pour qu’elle soit ta gardienne. J’ai causé en gaélique, donc je peux te traduire. Il toussa un peu pour éclaircir sa gorge et se lança avec honnête et un respect digne pour sa compagne. Étoile gardienne je t’en prie écoute la supplication d’un vieil homme dont la providence a été clémente. Clémente et bonne de m’avoir permis de rencontrer une femme en or sur mon chemin. Comme une perle elle est belle et brillante, aussi lumineuse que toi dans le ciel. Mais aussi elle est solide et déterminée dans ses mots et convictions. Je te demande donc de lui emmener chance, joie et de surveiller son repos le  soir. De lui emmener mes pensées que j’ai pour elle, je sais que j’en ai foutrement beaucoup, mais je te revaudrais ça un jour. Chuchote-lui à l’oreille toute l’affection que je lui porte pendant ses songes et aussi qu’elle possède mon cœur si elle le désire. Donc maintenant cette étoile est à toi Jamie. La voix du vétéran s’éteignit alors et son regard d’acier bleuté plongea dans celui de bronze de la jeune femme. Elle pouvait déchiffrer l’honnêteté et la tendresse du vieil homme à son égard, la douceur de ses pensées et le respect pour la femme qu’elle est.

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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Jeu 13 Sep - 10:52
Jamie Matheson
Y prendre goût ? Elle ne demandait que ça, tout oublier et rester dans ce cocon de tendresse et de chaleur. Ne plus jamais émerger, ne plus penser à l’extérieur. Du café, de l’affection, les lumières dansantes du ciel étoilé. La perfection, un bout de paradis touchable du doigt, l’espace d’un instant, un reste d’Eden peut-être. Adam et Eve avaient bien merdé quand même, à l’époque. Tout ça pour deux trois secondes au septième siècle (la connaissance, au sens biblique, n’avait rien d’innocent), ils avaient plaqué des moments de douceur qui auraient pu durer l’éternité.

    - Moi aussi je suis heureuse d’être là…

Curieuse, mais impressionnée au vu de la demande de John, elle acquiesça, se demandant bien à quelle sauce elle allait être cuisinée. Et elle n’était pas au-delà de son étonnement. Si l’annonce la surprit, ça la soulagea aussi, et elle se mit à rêvasser d’étoiles, de gardiennes. La toile dans son esprit, tissée par les mots qu’elle ne comprenait pas mais dont elle appréciait la sonorité, avait des couleurs vert sombre et touches argentées. Des scènes de magie, dans l’enceinte de cromlech, loin de l’autre côté de l’océan, les vagues non loin de là s’abattant contre des falaises abruptes. Un frisson parcourt son corps alors que John termine son incantation, et elle sourit. Gloussa même à sa blague ; elle faillit répliquer que c’était trop tard, qu’elle était déjà perdue, corps et âme, mais c’était peut-être un peu trop cavalier de sa part.
La traduction fit rougir Jamie, peu habituée à ce genre de déclarations. Elle se sentait pataude et maladroite face à la poésie dont il faisait face ; elle n’était guère douée avec les mots, alors qu’elle aurait bien aimé lui répondre quelque chose de plus profond qu’un « merci » fade et sans intérêt. Elle sourit cependant à l’idée qu’une si belle poésie se soit envolée vers des étoiles comportement l’expression « foutrement beaucoup » ; mais ça ne jurait pas avec le personnage. Ça faisait partie de son charme.
Sa main alla caresser la joue du vétéran, et elle s’approcha de lui sans hésiter, laissant les mots maladroits et imparfaits de côté. Elle posa ses lèvres sur les siennes, et glissa sa main derrière sa nuque, serrant son corps frêle contre elle. A vrai dire, la position, assise à moitié dans le cocon, à moitié relevée, n’était guère confortable, mais ça n’avait pas d’importance. Prolongeant quelques secondes le geste, elle retourna se blottir contre lui, le cœur battant la chamade.


La soirée avançait, et tout le café du monde n’empêcherait pas la blonde bailler. Aussi, la fraîcheur de la nuit, malgré la couverture et la présence de son irlandais, commençait à s’immiscer autour de Jamie. Avec un frisson et à regret, elle se détacha de John.


    - Je suis désolée, il se fait un peu tard pour moi… On rentre ?

Elle se leva, s’étira un peu, et attrapa la main du vétéran. Malgré les valises sous ses yeux, elle avait un grand sourire aux lèvres, et l’envie de profiter de tous les moments en sa présence. John lui avait déjà proposé de rester avec lui à Essex, mais la situation actuelle – l’absence de médecin au Marché, les tensions avec Jessica, Leïa et Téofil – faisait qu’elle avait du mal à se résoudre à déménager. Pour l’instant du moins… Si quelqu’un pouvait s’occuper des soins, même basiques, ça lui ôterait une sacrée épine du pied.
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MessageSujet: Re: Une bière sur fond de chaos. (24 octobre avec Jamie) 18+ risque d"érotisme Ven 14 Sep - 8:13
John Murphy
Une bière sur fond de chaos.
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Une petite canette?

Le vieil homme fut totalement sous le charme, abasourdi aussi, devant l’action de la jeune femme. Elle avait déposé ses lèvres fraiches et douces comme la soie sur les lippes exsangues du vétéran pour raviver une chatterie enfoui au plus profond de John. Ce désir, cette allégresse d’embrasser l’être aimé qui s’était éteint au même moment que Mary avait expiré venait d’être ressuscité comme le phénix renaissait de ses cendres. Enlaçant Jamie avec délicatesse, laissant ses mains taché par la vieillesse courir avec une douceur infini dans le dos de sa raison de vaincre ses maux et le mal avoisinant, l’ancien béret vert put enfin entrevoir une lueur du paradis. Ce nirvana, cette apothéose qui faisait battre son cœur tel un tambour qui sonnait la charge, avait qu’unique nom Jamie. Il l’embrassa avec pureté, une béatitude des sens qui permettaient à eux deux d’enfin trouver une communion totale enter le cœur et l’âme. De devenir malgré l’âge et la fatalité d’une maladie omniprésente des âmes sœurs qui pouvaient se complaire dans le regard de l’un et de l’autre. Quelques instants d’un océan de tendresse et de papillons naissants et virevoltant en tous sens dans leurs estomacs. Le début d’une romance interdite par les bonnes mœurs d’une époque détruite par le jugement divin. Ils se séparent à regret, mais aussitôt la poigne de l’irlandais prit celle de sa canadienne alors que l’autre caressait sa joue. Le regard d’acier bleuté parlait pour John en ce moment, regardant le doux visage de la blonde comme si c’était une des merveilles de ce monde, un chef-d’œuvre exquis réaliser par la main d’un artiste ayant eu la visite d’une muse superbe et l’ayant sculpté dans l’argile qui avait subitement pris vie. Les doigts de l’ancêtre détaillaient la beauté des traits de la jeune femme comme un aveugle lisant un poème émouvant en braille. Le nouveau couple resta sous la douce caresse des nymphes gardiennes de la voie lactée, n’ayant que des mots doux à la bouche et de la tendresse dans le regard l’un pour l’autre.

Quand la nuit fut trop avancée, que les bouches formulaient bâillement et que les paupières luttaient vainement pour ne pas laisser la beauté de ce moment s’estomper, la blonde se leva et s’étira. John put apprécier la silhouette toute féminine et en beauté de sa mie et se leva à son tour. Quelques os protestèrent et le vétéran s’exclama en bougonnant. Putain de corps frêle de mes deux. Ça craque toujours et j’ai l’air du squelette dans les salles de cours qui vient de se prendre un étourdit de prof en pleine tronche. Il se laissa s’entrainer dans la maison et ensuite il fut le guide vers les chambres à l’étage. Il désigna deux portes face à face. Bon ça c’est ma chambre et celle-ci est la chambre d’amis. Il attira avec douceur la jeune femme à lui, collant le corps sublime et sensuel de Jamie au sien rachitique et sec. Il déposa à son tour ses lèvres aux siennes pour échanger un long baiser démontrant tout son affection et son amour envers sa canadienne. Ce genre de baiser que les écrivains et les dramaturges s’inspirent pour laisser parler leurs plumes et produire des écrits qui feront rêver plus qu’une personne. Quand le manque d’air fit séparer les deux êtres, John déposa ses mains sur les pommettes de de la blonde. Faisant courir ses pouces en de douces caresses hypnotiques, le vétéran de tant conflit déposa son front sur celui de Jamie. Leurs regards se perdaient l’un dans l’autre, promesse muette d’une tendresse infinie et d’un amour naissant si fort. J’ai bien fait d’attendre quinze ans pour découvrir la perle rare. Il sourit avec affection et parla avec sincérité. Et pas de mais Mamie Jamie, tu l’es pour moi et c’est ce qui est important. Tu es parfaite tout simplement. Il l’embrasse à l’embrassure des lèvres et rajouta avec un espoir dans sa voix rauque. J’aimerais bien que ma chambre devienne notre chambre. L’irlandais inspira doucement. J’aimerais que la dernière vision que j’aurai en m’endormant ce soir c’est ton doux visage et demain que le soleil sera fade en comparaison de ce que pourra contempler mon premier regard. Il eut alors un sourire espiègle et son visage marquer par les rides de la facette se rajeunie drastiquement. En plus je n’ai pas mangé de fèves au lard ce matin. Donc aucun risque de couverture qui virevolte à cause de ma vallée venteuse. Prenant un air plus sérieux il ajouta avec respect et délicatesse. Si tu préfères faire chambre à part je vais respecter ton choix. John n’était qu’authenticité et franchise avec une bonne dose de douceur pour celle qui avait décidé d’aimer ce vieux bougon.

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