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MessageSujet: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mer 29 Aoû - 15:56
John Murphy
Pick-up de mes deux!
“AAA bonjour!”
Tu décide de me faire chier aujourd'hui?
Aujourd’hui le vieux soldat à l’air taciturne et au regard d’acier bleuté intimidant ayant la froideur des glaciers de l’antarctique s’était lever avec une idée fixe en tête. Les paroles de la belle blonde qui occupait une place importante de son cœur rabougri pour plusieurs revenait à la mémoire avait parsemé les songes. Les rêves de violences, de fantômes d’un passé sordides de combats qui réclamaient vengeances avaient céder le pas devant la magnificence de ce sourire étincelant qu’était celui de Jamie. L‘ancêtre commençait à éprouver de forts sentiments, des émotions que l’irlandais à la crinière poivre et sel croyaient qui fut mis en terre au côté de Mary. Mais il se devait de garder ces pensées bien enfouie sous la carapace de glace parcourut des vestiges d’une rage ardentes qui couvraient chaque centimètre de ce corps rongée par la maladie. De un John était trop vieux pour elle et de deux il ne savait pas combien d’années ce putain crabe noir qui lui pinçait les poumons allait lui accorder. Donc après le café, l’air déterminé et la démarche cadencé percutant le bitume qui désignait d’emblée le vieil homme comme un briscard d’une multitude de conflits, le patriarche Murphy alla s’informer à un survivant d’Essex qui avait travaillé dans l’industrie médicale. Ce dernier, devant l’insistance du regard farouche et patibulaire du vieil homme, produisit une adresse à l’autre bout du fin fond du monde. Putain de bordel de merde tu te tapais deux heures de route pour aller chercher ton matos de merde dans le fin fond du trou-du-cul de la planète. Ceci fut les remerciements de l’irlandais en l’encontre de son informateur. Retournant à sa maison le vétéran aux airs de dur à cuir et revanchard comme si le monde entier avait pissé dans sa gamelle plaça la bannière étoilée sur son mat attacher à sa galerie. Ensuite il s’équipa pour une sortie de récupération. Car l’homme ne désirait en fait que voir de nouveau le sourire qui l’accompagnait en pensées tous les jours. Donc John ira chercher de l’équipement médical, des bouquins et des médocs pour Jamie. S’assoyant alors dans l’habitacle de son premier véhicule acheté avec ses soldes de trouffions au Vietnam, le vétéran au regard déterminé tourna la clef dans le contact.

Aucun allumage si parfaitement synchronisé  avec la toux postillonnant d’hémoglobine de son propriétaire ne se produit. Aucun démarrage en fait. Grognant dans sa barbe, maudissant son vieux mécano de s’être fait bouffer le cul par des infectés au lieu de rester dans la ville fortifier bien pénard à continuer à faire des miracles sur les véhicules. Le plafonnier narguait littéralement l’irlandais en prouvant que la batterie n’était pas en cause en s’allumant.  Frappant de fureur le volant de ses paumes calleuses, essayant avec désespoir de transmettre un peu de sa vitalité déficiente à la camionnette, l’irlandais grinça des dents. La vieille chienne au poil doré se leva la tête d’entre ses pattes pour écouter la voix rauque et colérique de son maître. Betsy semblait sourire comme seules les golden savent le faire en entendant John surnommer le bon Dieu et ses Anges de plusieurs noms d’oiseaux et qu’il devra se taper à pied la distance. Mais l’homme désirait exploiter le filon et ramener un beau pactole à la blonde et ainsi à sa communauté. Cognant de sa main le tableau de bord rustique, l’ancien soldat décoré s’apprêtait à quitter son camion pour passer sa rage sur le premier infecté qui n’aura pas le bon sens de s’éloigner de lui.


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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mar 4 Sep - 11:13
Aaron Miller
Aaron n'était pas matinal, avant, surtout après qu'il ait fini ses études. Il bossait seul dans son garage, alors il avait choisi ses horaires un peu à l'instinct – et selon son cycle du sommeil plus qu'aléatoire. Mais au final, ouvrir à 11h et fermer à 23h, plus quelques heures pour bosser tranquille en soiré, ça avait du bon : toute la clientèle qui avait des horaires de bureau pouvait se permettre d'aller le voir après. Devant cette appréciation, il n'avait guère fait d'effort pour se lever avant 10h30. Mais maintenant, les choses étaient un peu différentes. Son travail n'était pas qu'un gagne-pain, c'était aussi une nécessité pour la survie de tous ; bon gré mal gré, il avait pris un rythme un peu plus décent pour se caler sur l'activité fiévreuse des autres survivants.
Il lui arrivait même, maintenant qu'il se couchait plus tôt et qu'il avait assez de sommeil, de se lever plus tôt qu'une demi heure avant l'ouverture de son garage, et d'aller se balader ou faire du sport le matin. Un miracle pour ceux qui le connaissaient d'avant. Et ce matin était l'un de ces matins. Baskets aux pieds, jogging un peu élimé sur le dos, et pensées qui virevoltaient dans son esprit, Aaron courait le long des trottoirs d'Essex – vieille habitude, même si maintenant la route était tout aussi sûre. Il n'était pas très rapide, mais il le faisait moins pour les compétences que pour se vider l'esprit ; il retrouvait alors les histoires qui avaient peuplé son adolescence et ses études, les chevaliers en armure, les dragons, l'héroïsme et le
fin'amor.
Alors qu'il passait dans un petit quartier résidentiel, un survivant dans un véhicule attira son attention de par ses gestes. Ralentissant légèrement – en même temps il n'allait pas bien vite – il put apercevoir l'homme frapper le tableau de bord d'un air rageur. Ah. Une panne ? Aaron hésita un instant, lèvres pincées, et se permit d'approcher du pick-up et de son propriétaire, qui était en train de sortir du véhicule. Il se râcla la gorge pour s'annoncer, et prit la parole :


    - Euh, excusez-moi ? Je m'appelle Aaron, je suis mécanicien. Enchanté. Il tendit sa main à l'homme, qu'il avait déjà croisé sans le connaître. Vous me semblez avoir un souci avec votre véhicule, vous voulez que je jette un oeil ?

Il se permit de reluquer le véhicule, qui lui semblait assez ancien. Si le moteur était d'origine, ça serait probablement du mechanic porn là-dessous. Ça le titillait d'aller vérifier tout de suite, mais ça n'était pas très poli – et le grand-père n'avait pas l'air très commode donc il allait éviter de trop l'emmerder.
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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Jeu 6 Sep - 14:19
John Murphy
Pick-up de mes deux!
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Le vétéran taciturne au regard d’acier bleuté intimidant et mauvais comme une teigne assoiffé s’apprêtait à ouvrir la portière de son vieux pick-up 1972. Mais une voix arrêta net l’élan de John qui pivota légèrement la tête, laissant entrevoir un faciès crispé par une fureur latente et un air de soudard qui avait tout vu dans sa longue vie jonché de combat. Un jeune homme, belle apparence et main tendu pour être courtois, se présenta au sergent retraité qui le détailla de la tête aux pieds. Un réflexe d’inspection sommaire pour jauger le gaillard et permettre à l’irlandais têtu de cataloguer l’individu. Il n’avait habituellement que deux catégories d’individus pour l’ancêtre : ceux qu’il détestait et les autres qu’il aimait bien. La seconde liste était microscopique en comparaison à la première. Mais pour le dénommé Aaron, qui semblait peu sûr devant le regard glacial et pénétrant de l’ancien instructeur militaire, John décida de le placer dans les variables inconnues. Il tendit alors sa main tacheté par la vieille et ridée par la sagesse d’une vie mené à montrer l’exemple à la bleusaille fraichement incorporé pour servir l’Oncle Sam. La poigne de l’ancien béret vert n’était pas mollassonne ni douce. Au contraire c’était une poignée de main franche, honnête et surtout d’une virilité certaine. John Murphy. On m’appelle Papy Smith ou bien le pitbull selon mon humeur. Enchanté de rencontrer un homme qui semble avoir été bien élevé et non une énergumène qui croit tout connaître qui a le don de me faire grincer les dents. Comme à son habitude l’ancêtre n’avait pas la langue dans sa poche. Oui ça ne sera pas de refus. Géraldine semble décider de me faire la tête et je dois faire un paquet de borne pour aller chercher des trucs médicaux.

Il ouvrit la portière et déplia sa maigre carcasse pour s’extraire de l’habitacle. Si vous pouvez m’éviter d’user mes bottines aujourd’hui et faire démarrer ma vieille capricieuse de mes deux, je vous offre un café agrémenté du bonheur de l’Irlandais. La main du vétéran caressa amoureusement la carrosserie de la camionnette. Je l’ai acheté après mon retour de la guerre du Vietnam. C’est la première fois qu’elle me chie dans les mains de la sorte. Je crois qu’elle s’ennuie de Big Earl la coquine. Voyant l’air d’incompréhension du jeune homme en survêtement de sport, un mince sourire se dessina sur les lèvres exsangues du vétéran de tant de combats. Mon gros nigaud de mécano qui est mort d’une crise de cœur en voyant son putain de premier infecté qui a déboulé dans son garage. Bordel de merde je crois qu’il ingurgitait sa bouffe surement frit dans l’huile à moteur. Il était si gros ce connard qu’il a déjà embarqué dans une Smart de merde et on a dû ouvrir le toit pour lui faire sortir son cul flasque de là. Rigolant tout doucement John rajouta avec une pointe de mélancolie et de tristesse dans la voix. On s’est bien marrer lui et moi. Si ça continue comme ça je vais être le dernier de mon époque encore debout. Secouant un peu la tête, la posture droite et digne trahissant son passé militaire, l’irlandais alla ouvrir le capot. Tout est d’origine. J’ai dû même aller une fois aller à Bâton Rouge pour récupérer une transmission. Malgré le nombre d’années, le véhicule n’avait que peu de rouille et devant le regard d’Aaron il put voir un beau moteur presque aussi propre que si le pick-up venait de sortir de la chaîne de montage. Aucune électronique, de bidule de performance. Juste un moteur à explosion des années 70 qui tendait les mains vers le jeune homme pour être soigner.

La mécanique:
 


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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Lun 10 Sep - 17:49
Aaron Miller
Aaron eut un petit rictus amusé. Il appréciait les gens lucide quant à leur réputation, et le sieur Murphy semblait être de ceux là. A vrai dire, le jeune homme avait déjà entendu parlé de lui, dans des termes plus ou moins flatteurs mais toujours teintés de respect : et même si on lui avait rapporté son âge et une brève description physique, il l’avait jusqu’ici imaginé quelque peu différemment. Un peu plus… « en forme », en tout cas.
Ceci dit, la remarque sur le fait qu’Aaron soit un jeune homme bien élevé tombait on ne pouvait plus juste, vu la famille dans laquelle il avait grandi ; s’il avait été avec une connaissance, une petite remarque acide aurait probablement franchi ses lèvres, mais fort justement, il était trop bien élevé pour se permettre ce genre de choses avec des inconnus.


    - Géraldine ? Ça lui va bien, bon choix… Avec un peu de chance, ça n’est rien de trop grave, je vais jeter un coup d’œil.

Il s’approcha du capot, et attendit que le conducteur sorte de la voiture et vienne lui ouvrir pour accéder à toute cette belle mécanique. En entendant l’anecdote à propos du mécano, Aaron eut un petit rire :

    - Ah, mais si vous alliez voir la concurrence, ça va vous coûter un petit bonus quand même… Il fit un petit clin d’oeil, et reprit avec un peu plus de gravité, mais toujours sur une note d’humour. Ne vous inquiétez pas, c’est déjà pas mal d’être le dernier de son époque. Ça pourrait être pire, vous pourriez être l’avant-dernier !

Quand enfin le capot s’ouvrit, Aaron lâcha un sifflement admiratif. Ça c’était de la belle mécanique, increvable, pas des machins électroniques qui lâchent on ne sait quand. Se penchant sur le moteur, il hocha la tête, appréciatif :

    - C’est qu’elle a été chouchoutée la demoiselle. Putain, tout ce bordel là c’est une honte. Si jamais il y a un gros souci – ce que je ne vais vous pas souhaiter – ça sera tout un bordel de trouver des pièces. Il soupira, et renfonça le nez dans le moteur, les yeux plissées, et se releva avec un grand sourire : Aaah ! Pas de souci, c’est juste le démarreur qui fait des siennes. Si vous avez un marteau, ou un truc similaire, suffira d’en donner un bon coup et ça s’ra reparti comme en quarante. C’est que la petite Géraldine boudait juste un peu !

Il était ravi que ça soit si simple à gérer, parce que la remorqueuse engouffrait beaucoup trop d’essence à son goût. Fallait encore que sa bécane ait de quoi boire, merde !
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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mer 12 Sep - 13:57
John Murphy
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Tu décide de me faire chier aujourd'hui?
Le vieil homme déposa son pied sur le pneu et croisa ses bras dans une attitude pensive alors qu’il écoutait attentivement les remarques du mécanicien. Un mince sourire s’étira sur les lèvres exsangues à la remarque du dernier survivant. Tu sais j’aurai aimé être l’avant-dernier de mon groupe. Comme ça j’aurai eu des vacances de l’ours mal léché d’irlandais à la grande gueule cynique. Faisant un clin d’œil complice et d’une dose d’espièglerie, merci à l’affection d’une certaine blonde qui avait permis au vétéran de se redécouvrir, John rajouta de sa voix rauque et sans adage. Bordel de putain c’est de moi que je cause. C’était drôle à se l’avouer, mais l’ancêtre se découvrit une certaine amitié pour le jeune homme. Il aimait sa façon de causer, de se tenir et même de jurer. Bizarrement l’ancien béret vert se revoyait, durant sa jeunesse doré, en cet homme qui détaillait les entrailles de sa vieille Géraldine. Ces putains de voitures name in China avec leurs composantes de Game Boy et d’Atari. Rien à foutre de leurs spéciaux et de leurs gadgets pour te ramener à la maison. J’ai une vieille carte qui fait l’Affaire dans mon putain de coffre à gants. Vive la vieille mécanique basique qui ne va pas chier dans la pelle. Il rigola un peu et toussa faiblement. Les vieilles choses sont souvent les meilleurs, sauf quand elles décident d’aller chez le Diable. Quand le pronostic tomba un soupir de soulagement franchit les lèvres du patriarche Murphy. Naturellement un bon vieux marteau qui me sert à retaper un peu ma maison. Je ne pensais jamais qu’un nom de dieu d’outil si simple fera démarrer ma vieille Géraldine! Viens gamin je vais t’ouvrir mon garage.

Le vétéran de tant de guerre et de conflits de par le monde conduisit le mécanicien vers le garage qui était sur sa propriété. Le pas alerte, la posture droite et surtout le pas presque cadencé annonçait le passé héroïque de l’irlandais têtu. Sortant un trousseau de clefs de sa poche de veste la main tachetée de vieillesse fit sauter joyeusement le trousseau. Ensuite le vieil homme choisit la bonne clef et l’introduit dans la serrure de la porte de à double battant de bois peinturer blanche. John ouvrit alors la porte de son sanctuaire d’homme et alla vers l’établi pour prendre un marteau accrocher au mur. Tu as besoin d’un marteau tout usage ou bien de couvreur gamin? N’ayant pas de réponse, le vieux soldat se tourna un peu et sourit de toutes ses dents. Aaron regardait deux formes fantomatiques couverts d’une couverture. Une voiture et une moto selon la forme. Agrippant un marteau, John revient vers le jeune homme et lui tendit. Voilà. Je vois que tu veux reluquer sous les jupes de ces demoiselles mon petit vicieux? Gâte-toi la jeunesse! L’irlandais alla en premier lieu vers la voiture et tira la couverture pour dévoiler la carrosserie mortelle et séduisante d’une superbe Mustang 1980 rouge vive. Ça c’est ma Mary. La voiture de ma défunte femme. Elle ne démarre pas, mais je continue à la bichonner et surtout empêcher la rouille de l’atteindre. Souriant faiblement, l’esprit embuer par des images fugaces d’un passé révolu, l’ancêtre alla vers le plat de résistance. Le vétéran tendit ses bras maigres vers la moto pour enlever le tissu protecteur. Une motocyclette Indian 1947apparut dans toute sa splendeur. Le levier de vitesse à la main près du moteur, le symbole luisant du chef indien sur le garde-boue avant. Une beauté n’est-ce pas? Elle était à mon père qui l’a acheté après la seconde Guerre Mondiale. Apache ne démarre plus aussi. Je suis juste un ancien soldat, pas un mécano. Un petit sourire blasé, une espièglerie dans son regard d’acier bleuté habituellement froid et intimidant, John eut un petit rire. Tu te rince l’œil pas vrai? Si tu veux je peux aller chercher mon cric dans mon pick-up pour t’aider à remonter ta mâchoire?

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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Jeu 13 Sep - 15:18
Aaron Miller
Aaron acquiesça avec sagesse. Les véhicules asiatiques n’étaient pas tous à jeter par la fenêtre, mais la Chine, à son humble avis, faisait bien de la merde. Les Japonais s’en sortaient mieux, et encore, pas sur les modèles récents. Il aimait sa moto – une Kawasaki – et sa simplicité (elle n’avait même pas de jauge d’essence, c’était dire) mais les modèles récents, surtout de voitures, avec tous les accessoires qui freinent tout seuls, vont droit tout seuls, etc. c’était un truc de fainéant et ça rendait les automobilistes hyper dangereux parce que pas attentifs. Autant mettre des voitures qui se pilotent toutes seules directement, on avait plus à y gagner. Bon, pour être franc, Aaron était un peu un connard de puriste, et il ne jurait que par les manuelles. On ne se refait pas. Et d’un autre côté, il n’avait rien contre les gps, mais s’il vous plaît, à part de la voiture. Histoire que ça change facilement. Il était mécano, pas électricien ou informaticien, merde !

    - Celle-là, je suis sûr qu’elle peut aller en enfer et revenir nickel…

Ils y étaient, en enfer, non ? Ou bientôt, en tout cas.
Aaron suivit l’ancêtre jusqu’au garage, prêt à chopper le bon matériel, quand la forme de deux véhicules se dévoila sous ses yeux. Le flair du jeune homme le fit s’approcher doucement, curieux : on ne met sous des draps que des véhicules qui ont de la valeur, et si Géraldine roulait tranquillement a son âge, il n’osait imaginer quels trésors cachait là le vétéran. Ce dernier ne mit pas longtemps à s’apercevoir de la curiosité du jeune homme, et dévoila les deux sublimes créatures. A mi-voix, quelques mots s’échappèrent des lèvres d’Aaron quand il les vit :


    - Oh putain de merde.

Bouche entrouverte, sa main droite glissa sur ses joues et s’arrêta sous ses lèvres. S’il devait faire des rêves érotiques avec des engins à moteur, ça serait probablement ceux là.
Il se tourna vers John, relevant à peine sa blague et se mordilla la lèvre :


    - C’est vraiment trop cons que ces beautés ne roulent pas… Enfin, pas que j’oserais sortir avec, mais…

De la mécanique si ancienne, il n’y aurait probablement pas de pièces, et puis, perdre du temps et des ressources pour des véhicules « inutiles », la communauté ne pouvait pas vraiment se le permettre. Mais d’un autre côté, les laisser pourrir là… Le conflit intérieur se sentait sur le visage d’Aaron, qui se voyait déjà tripatouiller tout ça.

    - Je pourrais sans doute faire quelque chose pour elles… Il s’était inconsciemment rapproché, les yeux brillants, avant de se rendre compte que ça n’était pas vraiment sa décision de toute façon. Il recula précipitamment et se tourna vers John : Enfin, si vous voulez ! Mais je vous promet pas de pas fracturer votre porte pour venir jeter un coup d’œil.

Il fit un petit clin d’œil, tout en sachant pertinemment que s’il faisait ça, il risquait de se retrouver avec une volée de plomb au cul ; d’autant qu’il était un des rares habitants qui ne possédaient pas d’arme à feu.

    - On n’en faisait plus des comme ça… C’est une honte. A vouloir copier les autres, les voitures américaines ont perdu beaucoup de leur âme…

C’était mieux avant, oui. En tout cas en matière de voitures.
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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Ven 14 Sep - 14:05
John Murphy
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Un mince sourire apparut sur les lippes exsangues du vétéran en voyant l’admiration du mécano dans son regard. Tranquillement il s’appuya sur le mur du garage en croisant ses bras sur son torse. Une attitude viril, dominante et surtout confiante que le vieux soldat affectionnait particulièrement. L’ancien sergent lança un regard mauvais intimidant pour faire valoir sa réputation de dur à cuir lorsqu’Aaron parla de faire un casse. Mais il laissa son regard meurtrier d’acier bleuté se dissoudre pour laisser une lumière conciliante et surtout amicale. Il hocha la tête et joua avec son trousseau de clef dans sa main tacheté par la vieillesse. Tout à fait d’accord avec toi gamin. L’âme des voitures américaine fut perdue. Bordel de merde pour ma part j’envoyais encore du courrier à mes proches. J’ai jamais eu un foutu ordinateur de ma vie. Enfin bref. Il se redresse et tendit toisa le jeune homme comme lors d’une inspection sur un champ de parade. Militaire autant de sa démarche que par sa mentalité, l’ours mal léché grogna pour la peine quelques fois. John se tenait droit comme un piquet et parla de sa voix autoritaire et sans ambages. Fais voir tes mains. Il passa sa paume sur la celle du mécanicien et l’irlandais hocha la tête avec satisfaction. Les deux hommes avaient senti la paume rugueuse de l’autre, signe d’une vie à travailler de ses mains et honnêtement. Bon tu me plais le jeune. Tu as des mains de gars honnête et de travailleur. Pas lisse et passer par le salon de manucure de merde. D’habitude dans ma vie quand les gens, surtout des officiers dans l’armée, ont des mains douce comme les fesses d’un bébé ben c’est qu’il y a souvent de la merde proche. Un laissa un petit rire s’échapper de sa gorge ravager par la fumée de cigarette et songea un instant.

Hochant la tête d’un geste décidé, John enleva un petit trousseau de ses clefs et vérifia si c’était les trois bonnes clefs. Reflexes! Fut le seul mot que laissa tomber le taciturne homme en lançant les clefs attacher à un anneau de fer. C’est les clefs d’Apache et de Mary. Aussi tu as celle pour la porte du garage. Devant l’air surpris du mécanicien, le vieil homme rigola un peu et s’assit à son établi. Continuant de regarder directement dans les yeux un Aaron complètement dérouté, l’ancien briscard d’un autre âge parla avec douceur. Elles ne sont pas faite construire pour prendre la poussière. Si tu peux les faire démarrer, ben je t’en donne celle de ton choix. Tu vas l’avoir mérité. Il fit un clin d’œil espiègle et complice. J’ai déjà Géraldine et elle va me faire une crise de jalousie si je sors avec une autre voiture. Ce relevant avec lenteur, faisant craquer quelques os récalcitrant, John désigna les deux reliques du passé de la tête. Tu attends une invitation écrite pour t’assoir dedans? Vas-y gamin fais-toi plaisir. Levant un index intimidant, il ajouta à la blague. Sois doux en les touchant! C’est des dames de qualité.

L’irlandais laissa le jeune homme inspecter les bolides briquer comme un sou neuf et quand il eut fini, le vétéran lança la couverture de Mary au mécanicien pour avoir son aide à recouvrir la Mustang. Ensuite il laissa l’honneur à Aaron de placer le drap sur Apache. Tu fermes la porte pendant que je sors ça te va gamin. Oubli pas de verrouiller. Sortant son briquet et coinçant une cigarette entre ses lèvres exsangues, l’irlandais parut alors pensif un instant. Une fois à l’extérieur l’ancêtre se tourna subitement. Tu as un garage ici gamin? Un local pour tes outils?


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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mer 19 Sep - 15:50
Aaron Miller
Aaron était ampli de fierté en entendant les mots de John. Il hocha la tête avec un grand sourire, et répliqua :

    - Et putain ce que j'en ai chié pour avoir ces mains là ! J'étais à la fac, au départ, je faisais des études. Pas dans un domaine très intéressant pour bosser, j'aurais sûrement été prof si tout avait bien fonctionné... Mais j'ai eu, euh... Des emmerdes avec mes parents. J'ai du tout arrêter, je me suis retrouvé comme un con, à la rue, je savais pas quoi faire. J'ai vu une annonce pour un apprentissage en passant devant un garage, j'y suis allé au culot. J'aimais déjà les bagnoles et les motos, mais j'avais rien d'autres pour moi. J'ai eu beaucoup de chance, on m'a permis de montrer que je savais utiliser mes dix doigts. Et quand je suis venu ici, j'ai pu me faire ma place avec mon patron... Il m'a donné ma chance et m'a laissé la baraque il y a quelques mois. Il s'arrêta, pensif. Je me demande où j'en serais si ça n'avait pas été tant la merde avec ma famille...

Probablement enseignant chercheur, avec des yeux tous niqués à force de les plisser sur des runes écrites comme des pattes de mouche. Probablement moins bien gaulé, un petit ventre et le dos un peu arqué. Probablement mort dans la débandade qui avait suivie l'apparition des zombies. C'était mieux comme ça, même si évidemment Aaron faisait toujours le deuil d'une famille aimante et fonctionnelle.
Aaron rattrapa maladroitement le trousseau de clef, craignant un instant qu'elles ne finissent pas terre. Les jeux avec des balles à rattraper n'avaient jamais été son fort. Il attendit les explications de John avec les sourcils froncés, ne voyant pas trop où ce dernier voulait en venir. Mais quand il comprit, un grand sourire éclaira son visage. C'était Noël avant l'heure !


    - Wow, je... Si vous y tenez... Mais juste avoir le plaisir de les entendre démarrer me suffirait. Enfin, je vais pas non plus vous faire le coup de la fausse modestie blabla. Si vous me le proposez, c'est que vous êtes sûr de vous, haha !

Chose promise chose due, de toute façon. Sur l'invitation du vétéran, il s'installa dans la voiture. Les mains caressèrent le volant, le tableau de bord, le levier de vitesse. Il dû presque retenir un soupir d'excitation tellement il était heureux d'être au volant d'un tel véhicule.
Il finit par en sortir, un peu à regret, mais conscient que John l'attendait. L'aidant à ranger le garage, il sortit à sa suite après pris un marteau, et ferma la porte avec ses toutes nouvelles clefs.


    - Oui ! A quelques blocs d'ici seulement ! Je pense que je ferais le début ici, mais j'aurais probablement besoin du pont élévateur à un moment ou un autre... Mais bon, les ressources vont se faire rare, j'économise l'essence du mieux que je peux. Pourquoi exactement ?

Il se dirigea vers Géraldine, la pauvre étant toujours incapable de démarrer. Observant un moment le moteur, il donna un coup dedans, et sourit.

    - Ca devrait être bon. Une bonne claque, rien de tel pour remettre les idées en place !
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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mar 25 Sep - 3:02
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“AAA bonjour!”
Tu décide de me faire chier aujourd'hui?
Le vieil homme s’infiltra de nouveau dans sa camionnette et attendit le signal du jeune mécano pour tourner la clef de contact. Géraldine fit alors comme le vétéran en se réveillant le matin. Elle toussa, grinça un peu de partout et laissa s’échapper en arrière un nuage opaque d’une senteur douteuse. Un mince sourire victorieux se déposa sur les traits taciturnes et sévères du vieil homme. Tu crois que je peux l’éteindre sans qu’elle me fasse un autre coup de polonais à moitié saoul aux doigts baladeurs? Hochant la tête l’ancien béret vert sorti de l’habitacle du vieux pick-up et referma la portière. Nonchalant, dans une attitude virile et digne d’un dur à cuir qui a roulé sa bosse dans d’innombrable pays pour combattre au nom de l’Oncle Sam. John appuya son bassin sur le tour de roue avant et croissant ses bras rachitique causé par la maladie. Merci du coup de main gamin, je vais te redevoir ça. Ben c’est bien simple gamin. Je t’aurais laissé mon garage. Pendant que j’y pense, voici les règlements de Papy John. Il planta ses iris d’acier bleuté qui pouvait se montrer d’une intimidation sans faille dans le regard d’Aaron. Heureusement pour ce dernier l’irlandais l’avait placé dans la courte liste des gens qu’il appréciait. Tu peux venir travailler de six heures le matin à dix-neuf heures. Si un voisin vint te faire chier pour le bruit ou un truc du genre, tu me l’envoie. D’habitude le premier que je lui tombe dessus fait le message aux autres et on me lâche la grappe. Compris? Quand il eut la confirmation du mécano que l’information était bien entrer, John hocha la tête et continua. Il y a des toilettes et une douche dans le fond du garage. Tu peux laisser des trucs je ne vais rien te piquer. Juste à me le dire s’il te manque de papier cul ou de serviettes. Je n’ai pas envie de te voir piger des feuilles dans mon érable pour t’essuyer à cause que tu as coulé un bronze. Un mince sourire blasé de la part de l’ancêtre informa Aaron que l’irlandais têtu avait déjà vu où expérimenter cette méthode de nettoyer un fondement. Si tu as faim tu rentres dans la maison et tu manges. Si tu penses rester pour souper et m’entendre grogner après quelques têtes vides et les nommer de noms d’oiseaux, dis-le moi pour j’en fais une troisième portion.

Voyant la vieille chienne s’approcher des deux hommes, le vieil homme se pencha pour caresser le poil du labrador avec une douceur surprenante. Ça c’est Betsy. Elle est en charge des lieux quand je pars pour dégotter des trucs. Un conseil gamin. Fais attention aux vieux. Si on est arrivé à notre âge, ben c’est pour une putain de raison. Le briscard d’un autre âge se releva en faisant craquer ses genoux. Alors une idée traversa l’esprit de l’irlandais têtu pour une cartouche de son colt qui perforait la tête d’un infecté. Tiens dis-moi la jeunesse, tu as une journée bien occupé? Si ça te dit d’accompagner le vieux John aux mini-entrepôts pour aller chercher des pilules et autres trucs utiles pour le club de l’âge d’or? Un type qui vend des trucs d’hôpitaux et des médocs m’a rencardé pour son unité, mais il a déféqué dans ses pantalons quand je lui ai proposé de venir avec moi. Portant sa main tachée par la vieillesse à son menton viril et volontaire, le vétéran pensa quelques instants. Il pourra avoir d’autres trucs, des outils et même un putain tas de pièces de voitures dans les autres entrepôts. Si tu viens je te fais un mug de café avec le plaisir de l’irlandais dedans. Prenant un air de conspirateur, le patriarche Murphy s’avança pour parler dans l’oreille d’Aaron. C’est du gin ou du whiskey que je fous dans le café pour essayer de sourire à ceux qui me cherche. Mais ça ne marche pas trop souvent. Rigolant un peu l’ancêtre recula piocha un gallon rouge d.essence de la boite de sa camionnette. Tiens pour le coup de main gamin. Sinon si tu as des gallons de vide, je peux te montrer en chemin comment on remplissait les jeeps dans l’armée avec les putains de véhicules de merdes de nos ennemis.

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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Ven 28 Sep - 15:00
Aaron Miller
Les règlements de Papy John ? Aaron hocha la tête avec sérieux : il se doutait bien qu’il ne fallait pas plaisanter avec ça, et après une l’aubaine de la réparation des pièces de collection, il ne voulait pas perdre ce privilège. Ça lui aurait vraiment arraché la gueule. Les horaires c’était okay, vu la largeur du créneau il trouverait bien un moment à se dégager ; les voisins, boarf, ils devaient être terrifiés par l’aura de John, et si ça n’était pas le cas ça changerait vite ; gérer douche et passages au petit coin, il pourrait probablement gérer – et pour la douche, sa propre baraque n’était pas si loin ! ; quant à manger chez l’Irlandais, ça ne faisait pas vraiment partie de ses valeurs de piquer dans les placards, aussi ne s’autoriserait-il jamais cela, mais il se contenta d’hocher la tête et de remercier John pour son accueil. C’était plus qu’il n’espérait.
Le jeune homme sursauta en voyant une bestiole blonde arriver gaiement, mais se rassura rapidement, et sourit à la-dite demoiselle.


    - Betsy ? Joli nom. Je me méfierais, pas de mauvais coup, promis.

Il fit un léger clin d’œil, et se baissa pour faire quelques caresses à Betsy, pendant que John lui offrait la possibilité de changer d’air pour la journée. A cette mention, Aaron releva la tête, sourire jusqu’aux oreilles. Une sortie, avec des trucs brillants à la clef, et une récompense à base de café et d’alcool ? A vrai dire, la liste n’aurait pas eu besoin d’être aussi longue pour qu’il accepte avec excitation.

    - Rah, ça c’est une putain d’idée ! Je commence à tourner en rond ici, je suis pas sorti depuis bien trop longtemps ! Faudrait juste passer devant chez moi pour que je cherche mes affaires !

Aussi tôt dit, aussi tôt fait. Aaron cavala jusqu’à sa maison, se changea pour un pantalon plus épais et un gambison (faire de l’escrime médiévale c’est quand même chouette, on a déjà tout le matos post-apo chez soi), ajouta son épée à la tenue ainsi qu’un sac à dos. Il attrapa deux bidons d’essence vides, et les fourgua à l’arrière du pick-up. Triomphal, il revint à la voiture :

    - Je suis prêt, allons-y !

L’air de l’extérieur de l’enclave était de toute façon plus frais que celui entre les barricades, et Aaron n’en pouvait plus d’attendre de le respirer.
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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Dim 7 Oct - 14:55
John Murphy
Pick-up de mes deux!
“AAA bonjour!”
Tu décide de me faire chier aujourd'hui?
John s’autorisa à laisser un petit sourire se déposer sur ses lèvres exsangues devant l’enthousiasme du mécano. Il hocha la tête et le vieil homme alla préparer les deux mugs de transports avec le doux nectar qui semblait être devenu une douce addiction, au même titre que la cigarette, pour l’irlandais. Il déposa les contenants isolé de breuvages chauds dans les porte-gobelets et de son pas alerte et surtout cadencé il alla piocher quelques outils dans son garage où dormaient paisiblement les deux antiquités mécaniques. Prenant un vieux coffre à outils et une un contenant en plastique pour les changements d’huile, propre car le vieux vétéran prenait soin de ses possessions comme la prunelle de ses yeux, John les déposa dans le haillon arrière de Géraldine. Quand Aaron revient tout sourire fringué pour faire une figuration dans des séries médiévales, John hocha la tête guère surpris. En fait plus rien ne pouvait réellement impressionner un vieux briscard qui avait connu une vie de guerre et ensuite affronter des infectés dévoreurs de chair. À part Jamie qui n’arrêtait pas de surprendre l’irlandais têtu à chaque jour depuis leur rencontre. Bordel Aaron je dois t’appeler Boromir ou bien Lancelot? Bel équipement et tu sembles bien mieux protéger que bien des gens que j’ai croisé. Putain de merde j’ai vu une nana en talon aiguille il y a quelques jours! Même bandante ça ne fera pas un pli pour un infecté de mes deux qui crève la dalle. C’est connerie de mode doit avoir causé la perte de bien des gens. Faisant un clin d’œil complice au jeune homme, l’ancêtre fit un geste de la pour inviter le mécano à s’assoir. Allez d’Artagnan le carrosse est prêt.

Le pick-up prit vie au contact de la clef et le duo se rendit au poste de garde. Un jeune milicien se mit même au garde-à-vous devant le vétéran qui le toisa d’un œil intimidant et subitement l’ancien sergent demanda à la recrue de lui faire voir son arme. Rapidement il inspecta le fusil à pompe et hocha la tête satisfait. C’est bien gamin. Une bonne arme bien entretenue va te sauver les miches en cas de problème. Continue ton bon travail et dis au gros tas étoilé que je reviens dans la soirée. Si je peux lui dégoter un hamburger je lui ramène. Il ne faut pas qu’il perde sa caisse de résonnance vu que ça fait des années qu’il l’entretien. La recrue pouffa et salua l’irlandais qui n’avait pas changé d’une once son expression faciale. Un véritable roc de Gibraltar. S’élança sur la route vers son but, John rigola enfin un peu de sa voix de crooner. Jim va bien rigoler quand le gamin va lui raconter ce que j’ai dit. Il va essayer de me sortir une de ses répliques à la con. On s’envoie la balle depuis des années.

Les pneus d’hiver de la vieille camionnette Ford F100 1972 avalait les kilomètres avec la célérité d’un escargot asthmatique. Le moteur toussotait allégrement, en diapason avec la toux creuse occasionnelle de son impassible propriétaire. Quelques fois le dos de la main rugueuse du conducteur se portait à ses lèvres exsangues. Grâce au ciel aucune gouttelette rosée ne s’extirpa de ses poumons malmenés. Un mouchoir de tissus rouge empêchait les curieux de voir l’hémoglobine et d’empêcher les questions idiotes que le vétéran détestait par-dessus tout. Le regard d’acier bleuté analysait chaque maison, chaque carcasse de voiture et chaque planque pour essayer de découvrir un signe d’un possible danger. Repenser à ces gens paniquer, courant partout comme des poulets pas de tête et se plantant la tête dans le cul pour échapper à ce qui se passaient fit grincer les dents du vieil homme austère. Un petit grognement de rage et fureur s’extirpa des lèvres serrées et les mains rugueuses de l’Irlandais serrèrent le volant patiné par les années d’utilisations. Les traits du visage creusé par le temps et le soleil deviennent un masque de colère qui pourra intimider même le plus farouche homme.

Tournant un obstacle, à savoir une scène d’accouplement entre un autobus et un camion de livraison, John descendit sa main pour caresser la poignée du vieux Colt familiale qui lui avait sauvé les miches depuis le Vietnam. Quelques infectés déambulait ici et là, ces pourritures sur pattes que John détestaient plus que les vivants. Car habituellement un simple regard mauvais suffisait pour qu’on lui foutre la paix. Mais ces « zombies », bon Dieu on se croit dans un putain de jeu vidéo que son gamin jouait avant de venir aménager avec le grognon, s’en foutait totalement de l’aura d’intimidation qui émanait de ce corps frêle mais à l’esprit puissant. Heureusement que le vétéran tirait au pistolet avec la même efficacité qu’il balançait les insultes.

Au moins le vieux briscard à la chevelure blanche comme la neige pouvait souffler un peu. Les charognards sur pattes semblaient ne plus courir depuis quelques temps. Au début John avait renommé plus qu’une fois les goules qui couraient avec la même vitesse qu’un sprinter Jamaïcain shooter aux stéroïdes. Avec les années et le crabe noir, ce cancer possible qui s’amusait à pincer les poumons, l’Irlandais se doutait fortement qu’il ne pourrait les distancer. Heureusement pour lui qu’il avait plusieurs amis à la tête aussi dure que lui qui courait encore plus vite que ces enfoirés qui sentaient la fosse septique ou bien un charnier à ciel ouvert. Prenant le paquet de Marlboro tout près de lui sur le siège passager, le vieil homme sortit un bâton de nicotine d’un geste sec pour ensuite le coincer entre ses lèvres. L’index appuya ensuite sur l’allume-cigare et ensuite le vieux soudard alluma la radio. La voix de Jim Morrison s’éleva des enceintes et un mince sourire apparut sur les lèvres de l’Irlandais. Il tendit le paquet de clope vers le jeune homme en hochant de la tête. Tu fume Aaron? Car je ne veux pas être le dernier sur cette nom de Dieu de tas de boue qu’est la terre qui fume encore. Je sors mon Colt et c’est normal pour les gens et quand c’est mon briquet et ma cigarette, là on semble perdre les pédales. . Espiègle comme un écolier John fit un clin d’œil complice à à son copilote qui avait accepté d’accompagner le vieil ours mal lécher. Voyant deux véhicules immobilisés, John garda son bâtonnet de cancer entre ses lèvres exsangues. Bon prêt à remplir tes bidons? Ces deux putains de voitures importer au États-Unis semblent autant fiable que des fayots et ça garanti le même résultat. Ça fait chier car ça brise juste en regardant. Viens Porthos je vais te montrer la technique qu’on avait pour faire chier les pyjamas noir et remplis nos jeeps d’essence.

Après s’être assuré qu’aucun zombie ne gravitait autour de leur position, le vétéran donna un coup de bassin aux deux véhicules abandonnés et passablement accidenté. Les deux hommes purent entendre le cognement du liquide dans le réservoir. Hochant la tête de satisfaction, le vieux lion à la crinière blanche alla pêcher un pic de carrosserie, un marteau et la bassine pour le changement d’huile. Bon c’est simple la jeunesse. On place la bassine, on perfore avec le pic et le marteau le tank à gaz et tu vas voir que ça va pisser comme un homme qui n’a pas de pierre aux reins. Mais l’irlandais commença à s’insulter en utilisant des noms d’oiseaux. Putain j’ai oublié l’entonnoir de mon cul ridé. Tu veux récupérer l’essence, je vais trouver un truc. En passant fait gaffe les infectés de mes deux semblent aimer se planquer sous les voitures. John vérifia la première voiture et découvrit un couteau dentelée qui semblait parfaitement aiguisé. Les poils blanchâtres de son avant-bras tombèrent au sol sous le test du tranchant. Une vieille bouteille de cola vide de deux litre sur la banquette arrière servira d’entonnoir de fortune après avoir découper le fond. Alors gamin ça va bien? ¸J'ai trouver un truc que tu vas adorer. John allait offrir le couteau vu qu'il possédait déjà sa vieille baïonette à son ceinturon de combat.

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MessageSujet: Re: Putain de pick-up de mes deux! (27 octobre avec Aaron) Mer 7 Nov - 15:27
Aaron Miller
Aaron gloussa. Dire qu'il n'avait pas envisagé de prénom plus médiéval serait un énorme mensonge. Même si Lancelot n'avait pas été dans ses priorités – il avait eu un coup de coeur pour Gauvain, plutôt. Le chevalier solaire, héros de ces dames... Un bien meilleur exemple de vie que Lancelot et son amour éternel mais destructeur. Quant à Boromir... Les prénoms venant de fictions lui plaisaient moins. Trop... Connotés – pensa le jeune homme nommé Aaron.

    - Effectivement, les talons ça n'est pas le plus pratique par ces temps... Ceci dit, un zombie en talon ça doit être une sacrée vision !

Un zombie en talons mini-jupe. Yurk. Mi-bandant mi-à vomir. Quelle horreur.
Aaron sourit aux saillies de l'irlandais à l'homme posté à la porte. Il n'avait pas pensé que la journée évoluerait ainsi. Mais c'était bien : faire du sport aidait à se décrasser... Faire une sortie c'était une vidange totale. Adrénaline, efforts... Il n'y avait rien de comparable entre les murs d'Essex. Ca faisait trop longtemps qu'il végétait là-dedans.
La route se déroula sans trop d'encombre, si ce n'était éviter les débris, épaves et cadavres, qui étaient devenus légions dans le coin. Les gens avaient laissé un tel bordel ! Il faudrait un jour trouver une solution pour désencombrer les routes, car la situation était suffisamment dangereuse sans rajouter des obstacles à moteur. Et puis, si ce faisant on récupérait deux trois pièces ça et là, c'était tout bénéf. Pour le mécanicien, en tout cas.
John avait la gâchette facile, Aaron n'appréciait pas particulièrement ce trait : mais il reconnu son habilité au tir, ce qui lui fit tout de même lâcher un sifflement admiratif. Lui-même s'était élancé pour proprement découper le crâne de quelques unes de ces créatures, avec une satisfaction non dissimulée. Putain que c'était bien de défoncer autre chose que des sacs de sable ! Il nettoya rapidement les fluides sur un chiffon dédié à cet effet et rangea la lame, avant de revenir vers le pick-up, où il refusa d'un sourire gêné la clope de John. Il n'en avait absolument rien à foutre que l'autre fume, mais quant à lui... Il se pourrissait déjà suffisamment le foie avec ses injections bi-mensuelles pour ne pas en rajouter une couche sur d'autres organes. Ecoutant attentivement les instructions du vétéran, il apporta les bidons et tenta de mémoriser les gestes que son mentor réalisait. C'était bon à savoir, ce genre de choses, et probablement bien plus efficace que le siphonnage qu'on voyait dans les films d'aventure – et ça ne lui laisserait pas de goût dégueulasse dans la bouche. En attendant que cela se fasse, il fit une petite ronde, suspicieux. Épée à la main et yeux aux aguets, il espérait ne pas faire de mauvaise rencontre.
Un bruit étouffé le fit sursauter, et il se dirigea avec autant de discrétion que possible vers celui-ci. Il déglutit lentement, espérant que ça ne soit pas un autre macchabée qui ne voulait pas rester tranquille. A sa grande surprise, il s'agissait d'un chien, un truc indéfinissable, un bâtard au poil dru et à la langue pendante. Celui ci, pas craintif pour un sous, s'approcha en trottinant d'Aaron, et vint tourner autour de lui, lui fouettant vigoureusement les jambes de sa queue. Il semblait visiblement ravi d'avoir de la compagnie, et le jeune homme éclata de rire avant de lui tapoter le crâne.


    - Qu'est ce que tu fais là mon vieux ? C'est pas un endroit pour les bestioles comme toi, dis donc... Par contre je n'ai rien pour toi, désolé...

Il flatta le flanc de l'animal, et secoua la tête avant de retourner voir John. Un coup d’œil sur ses outils lui montra que ce dernier semblait prêt à réaliser la manœuvre. Derrière lui, le chien continuait à le suivre, visiblement curieux de savoir où allait le bipède. Aaron leva les yeux au ciel quand le chien fit un trot vers John.

    - Désolé, je crois qu'on a un peu de compagnie. Peut-être veut-il aussi savoir comment on siphonne une voiture ? Mais je ne crois pas que tu bouffes du diesel, p'tit gars.

Il poussa doucement l'animal, qui ne s'en offusqua pas. Aaron leva les yeux au ciel : comment cette créature tellement sympathique et amicale avait-elle fait pour survivre jusqu'ici ? Ça relevait du miracle. Il avait presque pitié de la bestiole obligée de survivre seule ici... Enfin, peut-être n'était-il pas seul, et son propriétaire avait oublié de l'attacher ? Ou bien il n'était pas loin ? Aaron essaya d'éviter la paranoïa. Se reconcentrant sur John, il aperçu le couteau que celui-ci lui tendait, et le remercia avec un grand sourire.

    - Wow, ça c'est une lame ! Merci beaucoup !

Il la rangea à sa ceinture, et se pencha sur la voiture dont ils comptaient délester le carburant. Ouvrant un bidon, il laissa à John la préséance sur les gestes à faire, et sourit en entendant le son du liquide cognant les bords du jerrican. Pour la seconde voiture, il demanda l'autorisation au vétéran de faire ça lui-même. Un peu plus maladroitement et moins rapidement, il répéta la manœuvre ; très rapidement, les bidons furent pleins et chargés dans le pick-up. Ils étaient prêts à repartir.

    - On en a encore pour beaucoup de route ?

Sans attendre la réponse, il alla ouvrir la portière du véhicule. Un jappement s'échappa de la gueule du chien, qui s'était tenu tranquille jusqu'ici. Aaron soupira, et se baissa, se mettant à hauteur de la serpillière.

    - Écoute mon vieux, t'es adorable et tout, je suis sûr que lavé tu dois être un vrai tombeur, mais je ne peux pas vraiment te garder. En plus, je ne sais même pas si tu as quelqu'un qui t'attends dans le coin ! Mais je dois y aller, et toi tu vas rester là...

Il grattouilla le menton du chien, et se releva en s'étirant. Il jeta un coup d’œil à John, l'air de lui demander s'ils étaient prêts à partir.

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