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MessageSujet: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Mer 26 Sep - 19:15
Solomon Ward
Les pousses passés entre ma chemise et mes bretelles, j'observe avec un air satisfait mon jardin dans lequel j'ai planté quelques piques histoire d'être un minimum au calme sans avoir des crevés qui tapotent à la fenêtre à n'importe quelle heure. C'est déjà le second mois sans ma famille et je commence à craindre de ne plus les voir. S’apitoyer sur son sort n'a cependant jamais été dans mon vocabulaire et attendant, je construis, je fortifie, enfin... je ramasse les matériaux pour en ce moment. Faut dire que la pelleteuse de chantier garée dans mon allée aide pas mal pour le gros oeuvre.

Après un dernier regard sur ma maison typiquement américaine avec ses poutres blanches sur les murs bleus et le patio équipé d'un rocking chair et armé d'une glacière. Je passe la porte et la claque derrière moi avant d'aller m'ouvrir une conserve de je-ne-sais-quoi dans la cuisine ouverte sur le salon. Il n'y a pas un mouvement dans la place autre que moi, m'occupant comme je peux maintenant que la nuit commence à tomber. Le grand air fait du bien peut-être, mais en ce moment avec le froid de novembre qui est tombé, je préfère être au chaud. En parlant de chaud... je prends quelques instants pour jeter deux buches supplémentaire dans l'âtre de la cheminée avant de retourner à mon fourneau.

Le repas fini, je mets une casserole d'eau sur le feu pour la faire bouillir et prépare religieusement ma dosette de tisane camomille, celle que mon agente de probation m'avait conseillé pour calmer mes nerfs, tout en avançant un peu dans ma partie d'échec avec moi-même.

Autours de moi, la maison est toujours rangée comme si ma famille y vivait, je n'ai rien bougé sauf les essentiels et quelques petites modifications comme des planches aux fenêtres du rez-de-chaussée et un meuble pour bloquer la porte arrière qui donne sur le jardin.

Pendant ce temps, la neige continue de tomber à l'extérieur.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Ven 5 Oct - 20:35
Gwen Sullivan
Froid…
C’était la seule idée qui traversait l’esprit de Gwen en cet instant.
Trop froid…

Quelques jours plus tôt, un vent venu du nord s’était abattu sur la région, amenant les premières neiges et, pour ceux qui n’étaient pas bien protégés, les premiers froids. Bien entendu, en journée, avec le pâle soleil de la fin d’automne, ce n’était qu’une sensation désagréable qui guettait le voyageur. Mais la nuit, cette sensation se transformait en un vrai cauchemar. Dès que l’astre du jour disparaissait derrière l'horizon, le froid se faisait mordant, perçant, brûlant… Surtout lorsqu’on ne portait qu’une veste.
Ce qui était le cas de la fillette...
Gwen remonta du mieux qu’elle pouvait le col de son vêtement autour de son cou, plissant les yeux sous l’effet du vent glacé alors qu’elle avançait sous la neige tombante, en pleine nuit. D’ordinaire, elle ne voyageait jamais de nuit, préférant se poser dans un arbre aux branches épaisses ou quelconque autre abris pour y dormir quelques heures. Mais cette fois, le froid l’avait réveillée et son instinct de survie avait repris le dessus. Elle devait trouver un abris pour la nuit, sinon elle risquait de ne pas se réveiller le lendemain. Et voilà plus de deux heures qu’elle voyageait sous l’éclat oscillant de la lune qui disparaissait régulièrement derrière la couche de nuage, cherchant désespérément un endroit où s'abriter du froid.
Elle était frigorifiée… Le vent humide et glacial s’infiltrait partout dans ses vêtements. Et la neige, d’ordinaire magnifique, était devenue sa pire ennemie, trempant de plus en plus ses cheveux et accentuant la sensation glacée. Ses muscles étaient secoués de tremblements incontrôlables, protestation de son corps qui essayait vainement de se réchauffer, et ses dents claquaient. Chaque pas lui paraissait être une torture tant elle était épuisé par le fait de lutter contre le temps.
Elle ne savait même pas où elle allait… D’habitude elle n’avait aucun mal à se repérer grâce aux enseignements de sa mère, mais elle n’arrivait pas à réfléchir en cet instant.
Un abri…
Il lui fallait un abri…
Froid… Trop froid…

Soudain, une odeur lui parvint aux narines : l’odeur du bois brûlé.
Elle tourna la tête autour d’elle pour tenter de repérer d’où elle provenait. Là où il y avait de la fumée, il y avait forcément un feu. Un feu réchauffant et protecteur… Sa vue brouillée lui révéla alors une faible lueur dans le lointain à travers les arbres, perçant l’obscurité de la nuit enneigée. Sans réfléchir, elle changea de direction et se dirigea vers elle, s’accrochant à cette lumière comme un naufragé à celle d’un phare.
Froid…

Il lui fallut encore quinze bonnes minutes pour atteindre la source de la lumière, marchant au ralenti car face au vent à présent. La lueur orangé et oscillante provenait de la fenêtre d’une maison isolée. Elle filtrait à travers une série de planches clouées. De la fumée sortait également de la cheminée, s’élevant dans le ciel nocturne. La surprise de tomber ainsi sur cette maison frappa Gwen à tel point qu’elle se demanda si le froid ne lui créait pas un mirage de son esprit. Mais elle était trop gelée pour réfléchir, mirage ou pas elle devait se mettre à l’abri. Le froid lui faisait même oublier sa crainte de la civilisation et les doctrines enseignées par sa mère. Elle se traîna jusqu’à la bâtisse, appercevant du coin de l’oeil un jardin s’étendant sur le côté de la maison. Le froid figeait de plus en plus son esprit et elle luttait contre le sommeil mortel.
Elle parvint sans trop savoir comment à atteindre les marches qui menaient à un petit patio.
Froid…
Elle se fichait de qui habitait ici, ou de ses intentions… Elle voulait juste… Trouver… un… abri… chaud…
Elle avança d’un pas épuisé vers la porte et posa sa main tremblante sur la poignée. Elle la tourna mais la porte se révéla fermée. Désespérée, sentant l’inconscience la gagner de plus en plus, la fillette au visage crasseux leva un poing et frappa un coup à la porte, oubliant toute notion de prudence. Elle s’apprêta à recommencer, mais le froid termina alors de l’attirer vers l’inconscience comme un crochet glacé. Son second coup ne fut qu’un léger poc sur le linteau de bois et elle glissa le long de ce dernier pour s’effondrer d’épuisement sur les planches humides du patio.

“ Trop… Froid... ” marmona t-elle avant de sombrer dans les ténèbres.


[HS : Encore pardon pour le retard ! Je n'avais pas vu le rp ! Mes autres réponses seront plus rapides.]
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Lun 8 Oct - 18:18
Solomon Ward
Assis dans mon fauteuil favoris, je sirote tranquillement ma tasse de thé en savourant la sensation délicieusement réchauffante du liquide brûlant entre mes mains quand un cou assez faiblard frappe à la porte, me faisant sursauter un coup et renverser un petit peu de thé au sol.

- Merde!

Bon, qu'est-ce que c'est, un humain frappe en général rapidement plusieurs fois et les morts tapent comme ils peuvent, à moins que ça soit un mort un peu bizarre du type sans bras. Je resserre le col de mon pull en laine et attrape ma clé multi-size au cas où je doive me défendre avant de déverrouiller la porte.

- Holy Shit!

Une petite gamine est étendue sur le plancher devant ma porte d'entrée. Je check une fraction de seconde les alentours en m'abaissant pour la prendre dans mes bras après avoir rangé la clé dans ma poche.
Je la soulève et claque la porte d'un coup de pied derrière moi avant de l'étendre sur le canapé pour pousser celui-ci à côté de la cheminé.

- Bon dieu, tu es gelée!

J'attrape mon manteau en sortant et quitte l'abris de ma maison pour foncer à ma réserve de bûches. Heureusement que j'ai fait ma coupe avant septembre! J'en ramasse une petite dizaine, autant que je peux porter et retourne à l'intérieur où la petite est toujours inconsciente.
J'empile plusieurs bûches dans l'âtre et ajoute la grille devant pour éviter que ça tombe sur le parquet avant de foncer sur le buffet du salon d'où j'en retire deux épaisses couvertures.

Avec une délicatesse surprenante pour ma taille et ma carrure, je lui retire sa veste comme je l'ai fait maintes et maintes fois pour ma fille après des voyages exténuants et une fois qu'elle est débarrassée de sa veste bien trop fine pour le temps et trempée par la neige, je la recouvre avec les deux couvertures.

J'accroche rapidement sa veste à un porte manteau que j'emmène pas trop loin du feu pour qu'elle sèche et lui retire également ses bottes qui s'avèrent avoir épongé un peu trop d'eau.
Je médite sur la situation en m'asseyant dans mon fauteuil que je tire face à elle.

- Depuis combien de temps tu peux bien être dehors...

J'aurai probablement des habits à sa taille dans les anciennes affaires d'Alma, ça devrait lui convenir. Avec entrain, je me lève pour aller lui préparer à manger dans la cuisine d'où je l'observe avec attention. Je ne l'ai pas fouillé et je ne voudrais pas me faire trouer le cul par une gamine parce que je lui ai tourné le dos trop longtemps. La pauvre petite allait mourir là-dehors toute seule, le Vermont, c'est pas un endroit où tu peu vagabonder comme ça facilement. J'ai de sérieuses questions à lui poser lorsqu'elle se réveillera.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Mer 10 Oct - 17:50
Gwen Sullivan
Gwen flottait d’un songe à l’autre, son esprit ballotté dans la tempête de son inconscience. Elle était plongée dans un tourbillon de cauchemars que la fièvre lui imposait. Dans l’un deux, des masses hurlantes la poursuivaient dans la nuit alors qu’elle courait dans la neige, tentant de rejoindre le camping car qu’elle ne pouvait atteindre. Dans un autre, un homme sans visage aux grondements familiers la plongeait dans des eaux sombres tout en serrant son cou, ne lui laissant aucun échappatoire. Dans un troisième, elle tapait contre une vitre, incapable d’atteindre sa mère qui se trouvait de l’autre côté et s’éloignait sans la regarder.
Dans un sursaut de conscience entre deux cauchemars, la fillette suppliait que tout s’arrête, qu’elle sorte de ce monde de ténèbres qui la harcelait. Mais à chaque fois, un nouveau songe surgissait, l’emportant toujours plus loin dans l’ombre.


Sur le canapé devant le feu de cheminé, Gwen se mit à trembloter de plus belle dans son sommeil forcé, marmonnant d’un ton suppliant. Des gouttes de sueurs perlaient sur son front et, entre deux marmonnages, sa respiration se faisait irrégulière, prouvant le début de fièvre qui l’avait saisie. Ses doigts se serraient et se déserraient en réflexe.
Puis, d’un seul coup, ses gémissements se calmèrent et, bien que sa respiration reste forte et ses tremblements réguliers, elle sembla se calmer un peu.

Un nouveau rêve avait saisi son esprit, plus doux cette fois.
Elle se trouvait dans la forêt, assise devant le camping car à gribouiller dans un carnet le dessin d’un homme blessé et d’une femme en train de conduire un gros véhicule pour fuir des rôdeurs. L’air était doux et les alentours envahis de piaillements d’oiseaux et du frottement de petits mammifères. Un soleil chaleureux perçait à travers les branchages, éclairant la clairière d’une lueur apaisante. Gwen releva les yeux de son dessin alors que des bruits de pas lui parvinrent aux oreilles. Une silhouette se dirigeait vers elle depuis le chemin qui serpentait entre les arbres. Un large sourire fendit son visage alors qu’elle reconnut sa mère. Sans attendre, elle posa son carnet et courut vers elle pour se jeter dans ses bras.

“ Maman ! ” lança t’elle d’une voix étouffée contre le ventre de la femme. “ Je savais que reviendrais ! ”

La femme caressa amoureusement ses cheveux, puis elle se baissa à son niveau et lui sourit.

“ Tu as été sage durant mon absence ? Tu as bien respecté toutes mes règles ? ”

La fillette hocha positivement la tête, la mine fière. Puis elle enchaîna :

“ Maman ! Maman ! On finit notre partie de dame dis ? Allez ! ”

La femme lui sourit et posa un baiser sur son front.

“ Ce impossible ma chérie. ”

“ Quoi ? Pourquoi ? ” demanda la fillette, déçue.

“ Parce que maman est morte chérie. ” répondit alors la femme.

La phrase fit l’effet d’un coup de poignard à Gwen qui ouvrit des yeux ronds. Avant qu’elle puisse réagir, du sang commença couler à flots de la bouche de sa mère. Le monde autour s’assombrit d’un seul coup, plongeant dans les ténèbres. Des bras sombres et décharnés surgirent alors de cette ombre pour attraper Erika et l'entraîner vers le noir.

“ Non ! Maman ! Me laisse pas ! Je veux plus être toute seule ! ”

Gwen se mit à courir, tendant le bras pour attraper sa mère. Mais celle ci lui échappa et s’éloigna toujours plus, happée par les ténèbres. Son visage souriant et couvert de sang s’effaça alors dans le noir.


“ NOOOON !! ”

Gwen se redressa d’un seul coup sur le canapé en hurlant.
Il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre son souffle, la respiration forte comme si elle avait couru. La tête lui tournait et elle eut tout le mal du monde pour garder ses yeux ouverts et regarder autour d’elle. Elle remarqua qu’elle était sous des couverture, assise sur un canapé. Où était elle ? Comment était elle arrivée là ? Elle ne se rappelait de rien, seulement du froid, le froid mordant, perçant, et de sa sensation de vivre ses dernières heures.
Sa tête et sa gorge lui faisaient mal… Elle avait si chaud...  Et pourquoi sa vue était si trouble ?...
Elle tenta de se tourner pour poser ses pieds par terre. Grave erreur, le tourni augmenta et la nausée lui vint.
C’est alors qu’une voix retentit à côté d’elle. Elle ne comprit par les mots prononcés tant ils résonnaient dans sa tête comme à travers un casque, mais cela lui fit soudain réaliser la présence de l’homme immense qui se trouvait à côté d’elle. Elle cria de peur autant que de surprise et, dans un mouvement panique, tomba du canapé. Elle tenta de se redresser mais la fièvre avait dévoré ce qui restait de ses forces. Sentant l’homme approcher, elle hurla en désespoir de cause, tentant de prendre sa voix la plus agressive malgré sa voix enrouée par le froid :

“ Vous… approchez… pas ! Sinon… Sinon je... ”

Un nouvel accès de nausée coupa court à sa menace inutile et elle tomba sur le sol chauffé par le feu de cheminé, se recroquevillant en réflexe, une sueur fièvreuse coulant de son front.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Jeu 11 Oct - 0:16
Solomon Ward
Après avoir passé la nuit à surveiller la petite et éponger son front trempé de sueur avec un gant trempé dans l'eau chaude, je suis soulagé de la voir montrer des signes de vie lorsqu'elle se redresse un peu et se tourne dans ma direction. Ne voulant pas l'effrayer, j'évite de trop bouger et me montre calme et souriant.

- Good morning Sunshine.

La pauvre ouvre un instant des yeux immenses avant de tenter de s'enfuir pour finalement tomber à terre, incapable de se déplacer plus loin que le pied du canapé. Shit. J'aurais aimé qu'elle ne soit pas trop apeurée mais j'ai l'impression d'avoir lourdement foiré mon coup. Mon coeur se brise en deux en voyant cette pauvre gamine en position fœtale par-terre. Je la laisse un instant, elle ne semble pas capable d'aller bien loin de toute manière, et reviens rapidement après avoir à moitié arraché la mallette de 1er secours du mur de la salle de bain et attrapé un verre d'eau fraîche et propre au passage.

Je dépose tout sur la table basse et m'approche doucement, me mettant à genoux sur l'épais tapis pour m'approcher d'elle et lui parler face à face. Assis sur mes pieds comme ma fille le faisait au judo, je l'aide à se redresser, dos contre l'assise du sofa. Le tapis est suffisamment épais pour rester confortable donc je ne m'inquiète pas pour elle à ce niveau-là.

- Shhhh. Shhhhh. Je ne te ferai pas de mal. Tu as frappé à ma porte hier soir. Tu as un attrapé un mauvais coup de froid mais ne t'en fais pas, tu t'en remettras. Prends ces cachets, ça éloignera la fièvre.

On n'élève pas un enfant sans savoir parler un minimum gentillement. Je lui tends les deux gellules d'antibiotique ainsi que le verre d'eau et attend de voir si elle accepte mon aide. Je ne la forcerai pas dans tous les cas mais je me tiens prêt à lui proposer à nouveau plus tard.

- Tu es en sécurité ici. C'est ma maison, personne ne viendra te faire de mal ici...

Parlant toujours un peu avec mes mains, je les passe devant moi, à plat comme pour faire table rase.

- Pas de monstre.

Je me veux accueillant même si la petite a ses raisons de ne pas me faire confiance. J'ignore par quoi elle est passée mais ça me paraît être clairement une mauvaise idée de lui demander d'emblée. Je vais plutôt attendre qu'elle arrête de me regarder avec ses gros yeux comme si je m'apprêtais à la dévorer.

Tout de même content d'avoir un enfant à la maison et cherchant un peu à combler le manque de ma fille disparue, je sors une barre Hershey's de ma poche et lui tends.

- Le chocolat, ça te parle?

Avec un clin d'oeil, je m'assied un peu plus confortablement face à elle, gardant en main la barre chocolatée jusqu'à ce qu'elle l'attrape, utilisant mon genou relevé pour soutenir mon bras tendu.

- Tout ira bien Sunshine, on va te requinquer, tu verras. Si tu sens que tu as envie de vomir, essaie d'utiliser la bassine qui est là - je pointe du doigt la dite-bassine - mais je ne t'en voudrais pas si tu n'y arrives pas. On ne choisi pas d'être malade pas vrai? Je vais te préparer à dîner, tu dois avoir la dale.

Elle n'avait pas de bracelet médical et les jeunes sont allergiques à plein de trucs maintenant. Je ne prendrai cependant pas le risque de lui servir quelque chose avec des arachides ou quoi que ce soit. J'ai une boîte de raviolis sur le comptoir qui sera parfaite. Je la pose dans une casserole avec une cuillère, l'ouvre boîte, un bol et une fourchette avant de retourner vers la petite pour installer mon matériel et préparer ça vers elle en profitant du feu déjà allumé. Prenant une minute, je lui fais signe que je vais revenir avant de m’éclipser une minute pour aller dans la remise et en sortir un carton rempli des jouets de ma gamine quand elle était plus jeune.

La rescapée que j'ai surnommée Sunshine doit avoir à peu près 10 ans. Je ramasse deux trois figurines, un kit à dessins et une voiture télécommandée et je retourne dans le salon avec tout ça sous le bras après être passé par la chambre de ma fille pour attraper deux de ses peluches. J'avoue n'avoir aucune idée de quel dessin-animé débile elles sont tirées, ma spécialité était de m'endormir devant des films Disney en amenant ma fille au cinéma, mais je n'y peux rien, ce n'est juste pas de ma génération. À la limite, Albator et Goldorak quand j'étais gosse mais c'était différent. Et Disney était loin d'être la méga-corporation qui a racheté des dizaines de franchises à l'époque. Dire que tout ça est révolu. Je dépose mon lot à côté de la petite avant de me reposer sur le tapis, adossé au mur pour touiller les pâtes à la viande et au fromage qui cuisent tranquillement sur le feu.

- Si tu as le goût de jouer, sers-toi sans hésiter. Et je t'ai ramené Magna et Tigrou pour te tenir compagnie.

Aucune idée de si ce sont les bons noms mais... je me souviens que le prénom du truc jaune finissait par "a" et l'autre ressemble à un tigre... Elle me pardonnera probablement mon ignorance.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Ven 12 Oct - 20:14
Gwen Sullivan
Malgré tous ses efforts, Gwen ne parvenait pas à réfléchir normalement. La fièvre faisait tourner sa tête et battre le sang à ses oreilles. Elle avait l’impression que tout son corps était en feu. Et dans cet état de nausée et faiblesse permanente, sa partie animale d’enfant sauvage développée durant ces mois de solitude reprenait le dessus dans son esprit, la faisant réagir comme un petit mammifère acculé.
Aussi, lorsque l’homme revint et l’attrapa délicatement, elle tenta de se débattre en se secouant. Mais la maladie avait rendu ses mouvements lents et dépourvus de force, telle une poupée de chiffon qui tenterait de se mouvoir.
Néanmoins, l’homme se contenta de la redresser pour la mettre dos au canapé.
L’homme parla alors d’une voix douce que ne suggérait pas sa stature colossale, se voulant rassurant dans le ton. Gwen rouvrit ses yeux cernés par l’épuisement et regarda la forme flou de son interlocuteur, essayant de comprendre ses paroles. Elle avait l’impression qu’il lui parlait à travers un bocal et elle ne comprit pas tous les mots qu’il prononça.
“pas de mal”... “frappé...porte”... “attrapé un… de froid”... “t’en fais pas”... “remettras”...
Elle ne comprit pas la suite, son esprit ayant du mal à rester concentré. Elle vit les mains de l’homme entrer dans son champ de vision, lui tendant un verre d’eau et deux cachets. Malgré sa voix douce et amicale, le petit animal agressif qu’était Gwen en cet instant lui adressa un regard plein de méfiance derrière le voile d’épuisement qui couvrait ses yeux. Elle ne fit pas un geste pour attraper les cachets, refusant catégoriquement d’avaler ce qu’elle considérait comme un danger évident.
L’homme ne sembla pas lui en tenir rigueur et, voyant son entêtement et sa profonde méfiance, tenta de la calmer en lui assurant qu’elle était en sécurité dans cette maison qui était la sienne, jouant de ses mains pour aider à la compréhension de ces phrases qui échappait parfois à la fillette. Mais la fièvre rendait sa paranoïa et sa méfiance envers autrui décuplées. Elle fixa sur lui un regard empli de défi. L’homme n’insista pas néanmoins et préféra sortir quelque chose de sa poche qu’il lui tendit à la place des cachets. La fillette y jeta un rapide coup d’oeil, plissant les yeux pour tenter de préciser sa vue floue. Elle parvint à distinguer la forme colorée du sachet d’une barre chocolatée. L’homme lui confirma sa constatation de sa voix calme et douce, avec une pointe d’amusement. Malgré sa méfiance, Gwen ne pu retenir un gargouillement de son ventre à la vue de cette victuaille. Il faut dire qu’elle avait dû rationner les conserves que lui avait offert Alicia dix jours plus tôt et si la nausée provoquée par la maladie lui donnait plutôt envie de vomir, son estomac lui criait famine.
L’inconnu face à elle s’était assit en arrière et attendait patiemment qu’elle se décide, continuant à lui tendre le snack. Gwen hésitait à présent. Elle était épuisée, la tête lui tournait et sa crainte la rendait plus méfiante que jamais. Mais elle avait faim… Si faim... Maintenant qu’elle s’en rendait compte, ce sentiment emplissait de plus en plus son esprit, couvrant même sa peur et brisant tout sentiment de rébellion. Après de longues secondes à observer cette main tendue sans oser bouger, elle avança finalement lentement une main tremblante et hésitante. Elle tendit son bras peu à peu, rapprochant ses doigts au maximum du cadeau offert par l’homme colossal puis, d’un seul coup, attrapa vivement celui ci puis recula précipitamment avec, tel un petit animal acceptant un morceau de viande dans la main d’un étranger. Elle regarda la barre chocolatée, une lueur affamée dans son regard fiévreux. Alors qu’elle observait cette victuaille inattendue, l’homme lui parla de nouveau avec douceur. Une fois encore elle ne perçut pas tous les mots qu’il prononça, mais en devina la globalité, comprenant qu’il lui indiquait la bassine à côté d’elle - sans doute pour vomir si son estomac décidait de se révulser finalement - et qu’il promettait de la soigner.
La fin de sa phrase se perdit néanmoins dans son esprit embrumé, mais elle comprit ses intention lorsqu’après un sourire il s’approcha de la cuisine pour fouiller le comptoir. De son côté, après un regard envers l’homme où se mêlait l’incompréhension et la surprise à présent, Gwen déballa la barre chocolatée et, oubliant toute prudence, la dévora sans plus attendre, engloutissant en quelques bouchées le snack. La nausée lui tordait le ventre, mais la faim était plus forte et son estomac gargouilla de plus belle, appâté par cette nourriture soudaine. L’homme revint et commença à mettre le contenu d’une conserve sur le feu. Puis, alors que le plat chauffait, il se releva et quitta la pièce en lui indiquant qu’il allait revenir.
Gwen se recroquevilla, rabattant ses jambes contre sa poitrine. Ses yeux hagards observaient les flammes danser dans l'âtre. Elle ne comprenait pas trop ce qu’il se passait et n’arrivait pas à y réfléchir de toute façon. Sa tête lui paraissait si lourde… Son corps lui donnait l’impression de bouillonner de l’intérieur. Doucement, ses yeux commencèrent à se fermer, comme hypnotisés par le feu.
Elle sursauta lorsque l’homme revint, sortant de la torpeur dans laquelle elle était plongée depuis un temps qu’elle n’arrivait pas à estimer. Son regard s’abaissa, remarquant les objets que l’homme avait posé à côté d’elle. Une voiture avec une antenne et une télécommande, de petits personnages dont elle distinguait vaguement la forme dans sa vue floutée et ce qui semblait être du matériel pour dessiner. L’homme avait également placé deux peluche dans le lot. Depuis l’âtre où il remuait le contenu de la casserole, il lui expliqua qu’elle pouvait se servir des jouets si elle le voulait, appelant les deux peluches “Magna” et “Tigrou”.
Toujours hagarde, Gwen leva une main hésitante et effleura la tête du tigre bipède.
Un soudain éclair de lucidité dans son esprit embrumé par la maladie lui fit chercher son sac à dos des yeux.

“ Où… où est… Astr...tral ?... ” osa t’elle demander de sa voix chevrotante.

Presque délirante à cause de la fièvre montante, elle ne réalisa même pas que l’homme ne devait pas avoir la moindre idée qu’elle parlait de sa peluche de loup. Obstinée, la fillette tenta de nouveau de se relever, mais l’épuisement la plaqua au sol, lui rappelant violemment son état. Fermant les yeux quelques secondes pour faire cesser le tourni qui la prenait, elle respira profondément et de manière saccadée et reprit sa position, posant sa tête sur ses genoux de résignations. Elle venait de réaliser à quel point elle était vulnérable et incapable de se défendre à présent. Une boule venait de se former dans sa gorge, ajoutant à sa sensation de malaise.
Les yeux toujours fermés, elle brisa soudain le silence de sa voix enrouée, le ton marqué de désespoir :

“ Est ce que… je vais… mourir ? ”

La fièvre délirante qui la frappait ne lui permettait pas de réaliser en cet instant le non sens de sa question, adressée presque plus à elle même qu’à l’inconnu.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Mer 21 Nov - 16:55
Solomon Ward
Ne sachant trop quoi répondre à sa question sur Astral qui doit être une peluche, probablement un cheval, j'attends la suite et ne peux m'empêcher de sourire du coin des yeux à sa question en rabattant un peu plus la couverture qui était tombée de ses épaules.

- Non, ne t'inquiète pas, personne ne va mourir, c'est fini, tu es en sécurité maintenant. Je vais essayer de trouver Astral.

Une idée me vient et je retourne à la porte d'entrée pour l'ouvrir et checker le pallier, comme prévu, je n'ai pas pensé à attraper son petit sac à dos tombé à côté du paillasson. Je le récupère et ferme la porte derrière moi avant de retourner auprès d'elle pour lui tendre l'objet de son inquiétude puis m'asseoir dans mon fauteuil face à elle.

- Je suppose qu'Astral est là, désolé je ne l'ai pas vu tout à l'heure. Si tu veux le poser à côté du feu, ça aidera tes affaires à sécher.

Avec un clin d'oeil, je m'accote confortablement en l'observant sans avoir la prétention de toucher à son stuff qui est probablement tout ce qu'il reste de ses possessions. Il y a une question qui me vient en bouche et elle concerne ses parents, mais elle a l'air beaucoup trop perturbée actuellement pour que je lui demande ce genre de choses. Je préfère rester sur quelque chose de bien plus concret.

- Tu aimes le thé? Ou tu préfères du chocolat chaud? Tu manges de tout?

Petite question assez anodine mais importante quand même, je ne voudrais pas lui ajouter de miel dans son breuvage si elle y est allergique. Toujours en l'observant, je me redresse en m'accoudant sur mes genoux, prêt à me relever pour aller chercher ce qu'elle préférera ainsi qu'un second thé pour moi, le premier ayant refroidi sans que je n'y touche.
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MessageSujet: Re: 17 novembre - The Sound of silence Ft. Gwen Ven 23 Nov - 11:10
Gwen Sullivan
Comme réponse à sa question délirante, l’homme replaça soigneusement et délicatement la couverture dans laquelle il l’avait placée autour de ses épaules puis lui assura d’une voix où pointait l’amusement que personne n’allait mourir. Puis il lui promit qu’il allait essayer de trouver Astral juste avant de se relever pour s’éloigner de nouveau. Gwen releva sa tête de ses genoux pour regarder, l’air hagard, la couverture posée sur ses épaules. Pour la première fois, la surprise parvint à passer un peu la fièvre qui embrouillait ses pensées pour s’imposer à son esprit. L’homme se montrait… étrangement gentil et accueillant avec elle. Il était immense mais semblait doux et pas menaçant. Ses yeux bleus humidifiés par la maladie descendirent à ses pieds pour observer les peluches à côté d’elle. D’une main tremblante, plus à cause de la fièvre que de la peur à présent, elle attrapa celle qui ressemblait à un tigre bipède et la porta à hauteur de son visage. Elle l’observa avec curiosité, effleurant sa tête du bout des doigts. Pourquoi son hôte avait il ces jouets et ces peluches chez lui ? Elle n’arrivait pas à y réfléchir… La tête lui tournait… Elle avait sommeil malgré sa sieste forcée précédente, mais la faim et la méfiance lui permettait de lutter contre. Des pas derrière elle lui indiquèrent que l’homme était revenu. Celui ci entra dans son champ de vision et posa son sac devant elle avant de reculer pour s’asseoir dans un fauteuil. Gwen ne perdit pas de temps et, ignorant sa sensation de tournis, attrapa vivement son sac à dos couvert de neige pour le serrer contre elle. Elle entreprit alors de l’ouvrir, ignorant la sensation d’humidité que déclenchait le tissu mouillé et froid contre elle.
Son hôte s’excusa de ne pas avoir vu le sac plus tôt et lui proposa de mettre ses affaires devant le feu pour les faire sécher. Gwen lui lança un regard troublé puis reprit son action et extirpa bientôt Astral, sa peluche de loup, de son sac à dos. Elle le serra alors contre elle comme dans un réflexe protecteur, le gardant contre son torse. Ses pensées étaient embrouillées et elle scruta à nouveau le feu, essayant de mettre de l’ordre dans ses idées malgré la fièvre. Son regard se porta sur le colosse qui l’avait accueillie. Malgré sa méfiance presque maladive envers autrui, elle devait admettre que l’homme s’était montré vraiment gentil et prévenant depuis qu’elle s’était éveillé. Et plus que tout, le fait qu’il lui ait rapporté son sac à dos et Astral la troublait. Mais d’un autre côté, est ce qu’elle pouvait faire confiance comme ça à un inconnu ? Sa mère lui répétait toujours le contraire et ses consignes tournaient en boucle dans son esprit embrumé… Mais s’il lui avait voulu du mal, est ce qu’il se serait autant embêté à se montrer aussi prévenant ?... Rah ! Elle n’arrivait pas à réfléchir ! Ce marteau qui tapait dans sa tête…
La fillette plaça une main sur son front brûlant et secoua la tête pour tenter de chasser la sensation de faiblesse dans son corps. Peine perdue.
Son hôte ne chercha pas à insister sur ses suggestions. A la place, il lui demanda si elle aimait le thé ou le chocolat chaud et si elle mangeait de tout.
Hésitante, mais l’esprit trop embrumé pour se montrer aussi méfiante que d’habitude, Gwen hocha doucement la tête pour réponse à la dernière question.

“ J… J’aime… J’aime bien le… chocolat chaud... ” finit elle par murmurer d’une voix chevrotante.

Elle ne savait même pas pourquoi elle répondait à l’inconnu aussi franchement après avoir tant craint les autres survivants. Elle savait juste qu’elle avait faim et que la sensation de tournis qui la frappait troublait son sens de la logique.
Elle jeta un nouveau regard aux jouets autour d’elle et, plus curieuse maintenant que son angoisse était passée, elle attrapa délicatement le carnet de dessin posé devant elle pour en frôler la couverture du bout des doigts. C’était… Comme dans son rêve… Il lui revenait à présent…
Un bosquet… Elle dessinait… Elle attendait sa mère… Mais… Quelque chose l’avait emmené…
Un voile de tristesse tomba sur le regard fiévreux de la fillette et elle baissa légèrement la tête. Est ce que Erika pouvait survivre au froid ? Est ce qu’elle était dehors elle aussi ou est ce qu’elle avait trouvé un abris ?
Presque machinalement, Gwen attrapa un crayon dans le kit à dessin et commença à gribouiller machinalement sur une feuille du carnet, se remémorant son cauchemar. Elle semblait comme en transe, soudain très concentrée sur ce qu’elle faisait. Il lui fallut quelques minutes pour quitter son état et reposer le crayon par terre. elle observa son dessin un instant, puis posa le carnet à côté d’elle. Sur la feuille, on pouvait voir le dessin rapide de deux personnages très simplifiés sur ce qui semblait être de l’herbe. Derrière l’un des deux se tenait un gribouilli qui ressemblait à une masse noire et angoissante et semblait happer le petit personnage-bâton.
Gwen releva son regard bleu sombre vers l’homme et sa bouche s’ouvrit lentement pour demander d’une voix chevrotante :

“ Pour… quoi ? ”

Elle dû arrêter sa question pour prendre sa tête dans une main, prise d’une sensation de tournis. Une fois celle ci un peu passée, elle respira fort et compléta :

“ Pourquoi v… vous m’aidez ?... ”

Son regard était étrangement dépourvu de méfiance cette fois, elle cherchait juste à comprendre malgré son mal de crâne.
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