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MessageSujet: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Dim 30 Sep - 18:52
Leïa Anderson
And so I wake in the morning
And I step outside
And I take a deep breath and I get real high
And I scream from the top of my lungs,
"What's going on?!"

- And I say Yeaaaaah yeaaaah yeah yeah...!

Je continue à m'époumoner pendant une ou deux minutes avant la fin de la chanson jusqu'à ce que mon cellulaire s'éteigne pour de bon par manque de batterie.
Terminant de m'habiller, j'attrape ma batte pour aller rejoindre Charlie qui doit probablement être quelque part dans le marché en train de crafter quelque chose.

Je sors de la chambre armée de ma batte et arrête la petite geek qui maintient le navire à flot.

- Eh! T'as vu Charlie?

Elle m'indique une direction que je suis en sifflotant, contente d'avoir entendu une de mes chansons préférées. Ça fait du bien d'oublier le quotidien depuis que j'ai appris pour les soucis de Jessica et le peu de batterie que je m'étais gardée fut bien utilisé pour me remonter le moral tandis que je versais une larme sous la douche, ignorant quoi faire pour la réconforter ou l'aider à aller mieux. C'est elle qui sait dorloter les gens, moi j'ai toujours été plus brutale et les émotions, je ne suis douée ni avec les miennes, ni avec celles des autres.

Finalement, je tombe sur Charlie et tente de le surprendre, échouant lamentablement en me rendant compte qu'il m'a entendu arriver il y a un moment.
Je me tiens souriante face à lui pour lui adresser ma requête murement réfléchie.

- Salut Charlie! On va en virée aujourd'hui? J'ai un vrai besoin de prendre l'air.

Sachant qu'il ne refusera pas une virée avec moi à partir du moment où je l'ai attrapé avant qu'il ne parte de lui-même, je l'entraîne en direction de la porte puis à l'extérieur pour rejoindre le garage où j'ai planqué ma Jeep. Une fois dehors sous la neige, je resserre le protège-cou dépanné par le polonais et me les gèle un petit peu avec mon short, mais au moins, je suis comme Jessica m'a apprêté et j'ai tout de même enfilé un manteau par dessus mon haut. Je me tourne vers le chasseur tout en avançant pour lui parler de mon objectif de la journée.

- Je voudrais rencontrer ton papi... Il compte beaucoup pour toi et j'aimerais qu'il me voit. Faire sa connaissance... S'il-te-plaît!

Je sais ce que je veux et ma discussion avec Jamie a pu défaire mes angoisses vis-à-vis de ce que je pensais de l'ancien Murphy. Du coup j'en ai profité ce matin pour piqué deux sac d'un kilo de café colombien bien corsé que je pense offrir en cadeau et qui pèse pas mal dans mon sac à dos. Mais ça devrait faire plaisir au senior. Je souris de toutes mes dents en espérant qu'il acceptera de me guider jusqu'à Essex tandis que je m’apprête à conduire ma belle Jeep flambant neuve.
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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Lun 1 Oct - 23:16
Charlie Murphy
Father & son
Je suis dans une petite pièce à part et je suis penché sur mon travail. J’ai de la colle et mon couteau multiusage devant moi et je referme avec précaution les filaments de cuivre sur la pierre verdâtre que j’ai découverte dans une bijouterie vandalisé la vieille. Mon pied à percuter le joyau et  à envoyer bouler la pierre ovale, du jade je crois, dans un coin. Je l’ai recueillie et examiner attentivement. J’ai songé alors que c’était la couleur des yeux de Leïa et j’ai eu une folle envie de lui faire un collier. J’ai trouvé un peu de fil de cuivre et même une chainette toute prête. Depuis ce matin je travaille dessus et je ne sais même pas si j’aurai le courage de lui donner. J’ai pensé à mettre l’image d’un arbre, symbole de la vie et surtout de notre amitié qui semble se solidifier à chaque jour. Comme à mon habitude je m’étais levé sans un bruit pour éviter de réveiller mes amies et surtout j’avais évité le trio de malabars qui semblent décider de me faire cracher mes dents.

Depuis la ferme je me suis fait materner littéralement par Leïa et Jessica. En plus Jamie s’est mis en tête de me soigner. Je ne voulais pas la déranger, elle qui est la seule spécialiste médicale du groupe. Mais hier elle m’a coincé alors que je voulais partir et m’a ausculter ma cheville. Une douce senteur de pommier m’avait assailli et j’ai même fermé les yeux sous la caresse de cette fréquence. Je l’avais complimenté, lui disant que cette odeur était la favorite des Murphy. En ce moment elle a rougit, mais je ne savais pas comment mes paroles avaient touché.  Je croyais qu’elle allait voir Téofil, les gens chuchotaient qu’ils passaient beaucoup de temps ensemble, et j’avais quitté pour fouiller les environs pour dégotter des couvertures. Donc je n’avais pas remarqué la vieille Ford de mon grand-père cherché la jeune femme pour une soirée à Essex. Je n’ai pas vu Papy depuis l’incident du convoi et je m’ennuie de lui. Je devrais y aller bientôt.  Je fini le collier et je souffle dessus pour permettre à la colle de se solidifier. Un pas qui se veut furtif s’élève dans mon dos et je range le tout dans une petite boite en carton et je me retourne en souriant. Je fige alors totalement sous le charme de la belle jeune femme. Elle est radieuse avec son sourire, mais elle semble dégager maintenant du sex-appel et elle fait serrer mon estomac. Elle ressemble aux stars de cinéma. Mais au contraire d’elles, Leïa est authentique et naturelle. Avec son short, ses bas de ski et son haut, mon amie pourra faire des couvertures de magazines.  J’essaie de me ressaisir un peu, je sais que j’ai l’air d’un épais avec la mâchoire tombante et mon regard d’azur est troublé par cette magnifique vision. Je baisse le regard de honte et je rougis de gêne. J’ai l’air d’un clown avec mes habits militaires et mes vêtements de chasse par-dessus pour m’apporter de la chaleur.

Je la salut et je hoche la tête pour accepter sa demander. Elle sait que je ne pourrais jamais rien lui refuser. Elle m’entraine dans les couloirs du Vieux Marché et je vois les trois brutes nous regarder passer. Ils ont des poignards dans les yeux. La métisse m’annonce alors qu’elle veut rencontrer mon grand-père et je souris en grand. Je signe alors quelques mots avant qu’on soit trop loin.

Charlie- Oui j’aimerais que tu le rencontre. Il va bien t’aimer. Qui ne peut pas t’aimer Sourire.

Je fige un instant et je continue sur ma lancée pour essayer de me reprendre.

Charlie- Tu es super. Tu es très belle habillé comme ça…


Au secours je m’enseveli un peu plus. Je dois être rouge comme une tomate.

Charlie- Pas que tu ne sois pas jolie. Tu es toujours radieuse… Papy à encore le courant donc si tu veux faire recharger ton appareil photo et ton ipod…


Moi et les relations sociale ont fait littéralement deux. Je souris timidement et quand elle à récupérer le tout nous quittons avec sa jeep. Tout est calme et nous roulons dans la poudreuse. Quelques rares charognards essaient de nous rejoindre, mais la vitesse du véhicule jumeler au froid qui semble les engourdir font que les zombies ne peuvent nous intercepter. Tout le long du chemin je balance la tête au son de la musique et quelques fois de je dépose main saine sur la celle gracile de mon amie pour lui indiquer la route. Bientôt nous passons les gardes de l’entrée et ils ne nous demandent pas de laisser les armes à l’entrée. Je suis connu comme le loup blanc et être le petit-fils de John « Pitbull » Murphy donne certains avantages. Nous arrêtons devant la maison que je connais si bien et je souris en la désignant. C’est la seule qui semble si bien entretenu et dont flotte fièrement le drapeau américain. C’est un signe de voir le fanion déployer. Papy le rentre à chaque soir et remet les couleurs de sa patrie à chaque matin.

Charlie- Papy est là Sourire. Si la bannière étoilé est accroché, c’est qu’il est debout et dans la maison. Allez viens.

Je sors à l’extérieur et je suis enthousiasme. Tellement content que je prends la main de la magnifique métisse pour la guider vers la porte. Alors je sors une clef de ma poche et je l’insère dans la serrure. Le battant ouvre sans un bruit et on entre dans la maison. Déjà on voit plusieurs photos de famille, de papy en déploiement et surtout une maison propre comme un sou neuve. Mais en enlevant mes bottes je fige. Une paire de bottes reposent près de ceux de mon grand-père. Des bottes hautes féminines. Alors une douce senteur de pommier me frappe et je fronce les sourcils. Cette odeur me rappelle le Vieux Marché et je l’ai senti qu’une seule fois...

Charlie- Je crois que Papy a de la compagnie. On revient un peu plus tard?

Je suis troublé et je me demande sincèrement ce que je dois faire. Depuis ma grand-mère, mon héros n’a jamais passé du temps seul avec une femme…





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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Jeu 4 Oct - 5:45
John Murphy
Father & son.
“Boire en bonne compagnie”
Entrez il fait froid dehors!
Voilà près d’un mois que le taciturne vétéran, celui qu’on chuchotait que la dernière fois qu’il avait souri était lorsqu’il était bébé, s’était littéralement senti revivre. Non à cause de l’intimidante aura de son commandement lors de ses patrouilles avec la jeunesse d’Essex, ni à cause de l’excitation d’être de nouveau utile à des gens pour leur apporter sa connaissance militaire. Non rien de tout cela. Son allégresse, sa douceur retrouvée n’avait qu’un prénom : Jamie. Il y a quinze ans l’irlandais avait entré sa Mary et au même moment sa passion et sa tendresse envers les autres femmes. John s’était concentrer sur sa fureur latente, son animosité pour la stupidité et surtout remettre son petit-fils sur la route des bonnes valeurs. Malgré son charisme et son charme brute, le vieux lion n’avait jamais cherché à séduire une femme, à démontrer cette facette de civisme et de mansuétude qui avait séduit la femme de sa vie. L’ancien béret vert avait revêtu son armure glaciale d’acrimonie et laisser une rage papale pour qu’on lui fout littéralement la paix. Mais la blonde merveille canadienne lui était apparue dans toute sa splendeur et pour la première fois les sentiments de John s’étaient littéralement ressusciter comme si eux aussi avaient contractés le virus réanimateur. Ils s’étaient alors avouer, déclamant par gestes et par mots, leurs affections et leurs tendresses communes.  Depuis cette première nuit ensemble, les amoureux proscrits d’une époque maintenant révolus ne désirait que passer du temps ensemble. De bâtir un lien inflexible et surtout d’une force implacable. Mais les obligations des deux êtres les séparaient la plupart du temps. Ayant des connaissances médicales, dont elle trouvait médiocres malgré les affirmations de l’ancêtre, Jamie était le doc de terrain du Vieux Marché. Quant au militaire retraité ayant un savoir de la guerre presque biblique, il devait former et surtout maintenir une cohésion dans la milice sous le commandement du shérif. Mais la bravoure de celui qu’on avait surnommé « Pitbull » lors de ses longues années de service au sein de l’armée de l’Oncle Sam n’était plus à faire. Malgré sa faiblesse, John était toujours à la pointe des affrontements avec les cannibales morts-vivants, montrant par l’exemple son autorité naturelle. Même lors d’une tentative d’attaque par des pillards, la langue acérée et le regard d’acier bleuté dont la froideur intimidante avoisinait le cercle polaire avait fait plier l’échine au chef ennemi. Une trêve avait été déclarés entre les deux groupes et les anciens pillards purent trouver la salvations et la sécurité entre les fortifications d’Essex et participaient à l’effort commun pour la survie.

Malgré la distance, le couple se parlait à chaque soir grâces à des radios portatives. John était devenu friand de ces moments de tendresses et de ces simples mots remplis d’un amour si profond et délicat. À chaque semaine les deux âmes se rencontraient à la maison du vieil homme pour laisser leurs sens être comblé par la présence de l’autre. Alors les mots devenaient superflues, un simple accessoire alors que leurs sens tactiles prenaient le relais. Une chatterie dont les mains démontraient la douceur des sentiments de l’ancêtre, l’étreinte la profondeur de ses sentiments pour Jamie. Ils restaient ensemble, dans les bras l’un de l’autre lové sous des couvertures à regarder le ciel étoilés ou bien la danse lascives des flammes du foyer. Leurs oreilles captaient la musique des crooners décéder depuis longtemps, leurs regards décernant sans peine la totalement de leur amour dans les yeux de l’autre. Quelques fois ils devenaient charnelle, amants. Mais leurs unions surpassaient la simple forme physique. C’était la jonction de deux âmes sœurs, un binôme tendre et aimant qui ne faisant l’acte le plus pur de l’amour qui soit. Mais juste sentir le souffle chaud dans leur cou, leurs lèvres qui se rencontraient pour échanger un baiser simple et si significatif de tendresse était le signe de leur hyménée.

La vielle John avait bravé les rues froides et hantés par la mort chancelante pour ramener Jamie à la maison. Cette dernière avait eu la joie de découvrir les dernières trouvailles de son irlandais. En plus des poules et du coq qui résidait dans le cabanon de John accompagné de deux chèvres, cadeaux d’une famille d’agriculteurs tirer des ergots des infectés par l’ancien béret vert et quelques âmes courageuses d’Essex, Jamie avait découvert des livres médicales et surtout quelques équipements de soins pour son usage en temps de praticienne. En plus si la blonde merveille avait des questions sur la pratique d’urgence, John l’avait mis en contact avec le médecin de leur communauté.  Comme à son habitude Betsy avait fêté l’arrivée de la jeune femme comme si elle était, au même titre que le vieux briscard, sa maîtresse. Ils avait passé la journée à se parler, à s’apporter affection et tendresse autant par le geste que le regard. Ils avaient rigolé sous les remarques directes et sans ambages de l’homme taciturne qui parlait de son expérience et de ses souvenirs. Mais le plus importants c’est qu’ils bâtissaient ensemble des moments à ciseler dans le marbre de leurs mémoire. Ils avaient dormi ensemble, en cuillère et paisiblement. Le matin l’irlandais s’était esquivé pour s’occuper de sa nouvelle fermette et arroser les plants de divers légumes dans sa maison. Le vieil homme fit des pancakes avec du sirop d’érable et emmena le tout au lit avec un café savoureux pour permettre à son aimée de se réveiller avec un effluve alléchante. S’assoyant près d’elle dans leur lit, la main du vétéran replaçant avec délicatesse une mèche doré de la chevelure de sa canadienne, John embrassa le front de Jamie. Bon matin mo neamhnaid. Tiens un bon petit déjeuner que j’ai fait de mes putains de blanches mains. J’aurai bien fait le service juste en tablier de chef, mais je crois que tu n’aurais pas pu manger tellement tu auras ri. Redevenant sérieux le patriarche Murphy rajouta un compliment venu directement de son cœur. Ton parfum je l’adore. J’ai toujours aimé les pommiers. Aussi tu es si belle mamie Jamie. Tu es sur que tu n'es pas une démone des croisements qui veut me faire signer un pacte de mes deux? Car si c'est oui, je vais signer c'est certain! Tu as déjèa mon vieux coeur, alors autant prendre l'âme et le reste! John fit un clin d'oeil espiègle et complice avec une touche d'humour dans son regard d'acier bleuté.

Pendant que la belle dévorait le déjeuner, John buvait son éternel café irlandais. Il raconta quelques blagues de son crue et ensuite laissa sa canadienne se préparer pour la journée.la main frêle et taché par la vieillesse du vétéran se tendit vers sa raison d’exister. Quand ils se retrouvèrent au salon le couple s’assirent et à la seconde se lovèrent l’un près de l’autre. La main frêle et taché par la vieillesse du vétéran se tendit et celle qui était devenu tout pour lui put voir des plaques militaires. Le regard noisette de la blonde discerna le bataillon et surtout l’année de service de ce vestige. Le Vietnam. Toussant un peu, le vétéran parla avec sa voix rauque et tendre. Je les avais donnés à Mary. Je lui avais donné car c'était la seule que j'allais aimer. Quand elle était sur son lit de mort elle m’a prié de les remettre à celle qui allait faire ressusciter mon cœur et devenir mon amour. Je ne pensais que jamais j’allais avoir l’opportunité de le faire, mais elle était bien plus maline que moi. Tu es arrivé et maintenant je connais de nouveau la joie d’aimer et d’être aimé. Je t’en prie prend-les.

Un peu plus tard Betsy se releva la tête pour courir vers l’entrée. Surpris alors qu’ils étaient si bien ensemble sous les couvertures, le couple tourna la tête et un immense sourire se profila sur les lèvres exsangues du vétéran habituellement taciturne. Gamin! Enfin tu décides de venir me voir! J’étais à deux doigts d’aller te chercher par la peau du cul pour que tu passes un peu de temps ici. En se relevant le vieil homme embrassa le dos de la main de son amour avec tendresse et pureté.  Entre il fait froid. Et c’est alors que le regard d’acier bleuté de l’irlandais tomba sur la métisse souriante près de son petit-fils. D’un pas alerte et démontrant la rigueur militaire, l’ancien béret vert s’approcha du duo. Tendant une main ferme et accueillante, John prit le manteau de l’amie de Charlie et se présentant en lui serrant la main. Bonjour gamine. Les amis de mon petit-fils sont toujours bienvenus chez Papy Murphy. Quand le regard des nouveaux arrivants se déposèrent sur la canadienne, l’irlandais fit les présentations. Je vous présente Jamie. Une mamie formidable qui m’a montrer qu'il y a autre chose que la rage et la noirceur dans ce putain de monde de mes deux. Allez, venez vous assoir et je fais une tournée de café irlandais!


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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Mar 9 Oct - 5:22
Jamie Matheson
Jamie gloussa en entendant la présentation de John, et leva les yeux au ciel. Celle-ci était pour le moins superflue : elle connaissait bien Leïa et Charlie, ils avaient même fait des sorties ensemble – qui avaient plus ou moins bien tournées. La jeune femme était d’ailleurs heureuse de les voir là – et un peu amusée, à vrai dire, au vu des relations qui les liaient les uns avec les autres. Peut-être, si elle avait su qu’ils auraient de la compagnie, aurait-elle soigné quelque peu son entrée ; là, engoncée dans un plaid, une marque d’oreiller sur la joue et les yeux un peu vitreux, on faisait mieux. Mais c’était sincère, au moins, comme scène. Elle était arrivée la veille à Essex, et profitait d’un peu de temps tranquille avec John et Betsy, comme si de rien n’était à l’extérieur. Et l’intérieur cosy de la maison du vétéran aidait bien en ce sens, à vrai dire. L’arrivée d’un couple d’amis collait bien avec cette image idyllique.
Jamie se leva, suivant les pas de son Irlandais, et s’approcha des deux arrivants ; grand sourire aux lèvres, elle salua Charlie, et fit un clin d’œil à Leïa avant de la prendre dans ses bras.


    - Ça va, vous n’avez pas eu trop de soucis sur la route ?

Elle se retourna, lançant un regard interrogatif à John qui se dirigeait vers la cuisine pour préparer le café ; mais il lui laissa comprendre qu’il se débrouillerait, et la jeune femme alla se réinstaller sur le canapé, invitant Charlie et Leïa à la rejoindre. Elle craignait que la situation ne soit gênante, maintenant que la surprise était retombée. Peut-être aurait-elle dû en parler à Leïa avant ? Le sujet ne s’était pas présenté, et Jamie n’avait pas vu l’intérêt de faire une annonce en grande pompe ; d’autant, que, par respect pour John, elle n’avait pas envie que ça s’ébruite de trop au sein du Vieux Marché. Sa réputation à elle n’était plus à faire, mais le vétéran était respecté et avait une aura particulière, qu’elle craignait d’entacher. Bien évidemment, elle savait que ses amis, Leïa, Téofil, Jessica… Ne pensaient pas de cette manière, aussi ne voyait-elle pas d’inconvénient à ce que l’une d’entre eux soit là.
Bon, restait que maintenant, les connexions allaient se faire progressivement. Charlie étant le petit-fils de John… Elle préféra d’éviter de penser à ça – après tout il était plus âgé qu’elle. Même si dans l’absolu elle s’en foutait de la situation, elle craignait le regard des autres, souvent marqué par les conventions sociales ; qu’elle même avait envoyé bouler avec le bordel apocalyptique qui les entourait. Pourquoi s’en soucier quand on est tous au bord d’une falaise, à deux doigts de chuter : ils avaient des préoccupations plus importantes que maintenir des conventions arbitraires en place. Et puis Jamie avait déjà envoyé paître bon nombre de ces conventions, vu son activité habituelle.
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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Mer 10 Oct - 0:53
Leïa Anderson
Franchement heureuse de partager un moment avec Charlie, je ne l'avouerai pas sous la torture mais je manque quand même de faire valdinguer un claqueur par dessus le capot en étant déconcentrée par sa main qui vient se poser sur la mienne à plusieurs reprises. Nous arrivons finalement à Essex après une petite heure de route en évitant les grands axes et je suis assez surprise de tomber sur des murs même fins, c'est ma première visite dans cette communauté.

Au moins, on ne nous demande pas de droit de passage ou je-ne-sais-quoi et j'avance tranquillement dans le quartier fortifié avant de me garer dans l'allée indiquée par le chasseur qui semble trépigner d'impatience. Je claque la porte de la Jeep et le suit jusqu'à la porte avant d'entrer à sa suite pour lire ce qu'il me signe.

J'ai à peine le temps d'hausser les épaules en le regardant l'air de dire "c'est ton papi, on fait ce que tu veux" quand son ancêtre déboule dans le corridor en râlant qu'il allait bientôt venir le chercher lui-même. Il s'arrête en me voyant et me tend une main cordiale que j'attrape avec entrain en me souhaitant la bienvenue.

- Merci pour l'accueil monsieur!

Tout à coup, Jamie apparaît dans mon champs de vision et ma mâchoire se détache l'espace d'une seconde avant que je reprenne mes esprits suite à la surprise et aille enlacer Jamie.

- Oui on se connait déjà. Coucou Jamie!

Assez surprise de me retrouver ainsi entourée et regrettant de ne pas avoir Jessica pour me cacher derrière elle, il faut reconnaître que le papi de Charlie fait peur, pas qu'il soit hideux ou quoi mais il est intimidant et me fait me sentir comme une petite fille. Ça me fait du bien de savoir qu'il y a mon chasseur de présent ainsi que Jamie pour me protéger s'il décide de me gueuler dessus.

Je réponds à la question de Jamie puisque c'est moi qui conduisait tout en me faisant défaire de ma parka par l'ancien irlandais.

- Non, rien de particulier. La situation s'est stabilisée, on a juste dû changer deux fois parce que c'était la première fois que je venais depuis tout ça et... disons que certains chemins ne sont plus praticables.

Je parle bien entendu de la route bloquée par une horde et du pont qui s'est effondré au sud.
Malgré tout, nous sommes bien arrivés et quand John, je crois que Charlie m'avait dit qu'il s'appelle John, part chercher des irish coffee, j'attrape Charlie par la main pour le rapprocher de moi.

- Est-ce que je peux avoir un chocolat s'il-te-plaît? Le café peut aller mais l'alcool... ce n'est pas une très bonne idée maintenant.

Pas que je sois enceinte mais je préfère éviter de boire avant de conduire depuis qu'il ne faut plus espérer qu'une ambulance fasse le ramassage. Je le regarde s'envoler à la suite de son grand-père vers la cuisine avant de me retourner vers Jamie un peu perdue par la situation. J'ai l'impression d'être dans une comédie pré-apocalyptique mais bon...

- Ça fait longtemps John et toi? C'est chouette! Mais hors de question que je t'appelle "maman".

Je lui lance un clin d'oeil en riant à ma blague et écoute sa réponse en me tenant prête à répondre à une ou des éventuelle.s question.s en attendant que le chasseur sur qui j'ai jeté mon dévolu et son mentor reviennent. Je me perds à nouveau dans mes pensées, me retrouver face à Jamie me rappelant notre première conversation et principalement Jessica. Je n'ai toujours pas trouvé de moyen de l'aider et mes yeux se perdent rapidement dans le vide au moindre silence même si je participe activement à la conversation avec mon amie du marché.
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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Ven 12 Oct - 5:56
Charlie Murphy
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Je ne sais plus sur quel pied danser. Sincèrement je me mal à l'aise. Papy n'est pas seul et je ne veux pas déranger. Qui sait je pourrais même effrayer la personne qui est présente avec mon allure de monstrueuse et sûrement la traumatiser. Merde de hell pourquoi les relations sociales sont si compliquer. Elles ne pourront pas se jouer avec autant de douceur qu’avec Leïa et les rares personnes que je me sens bien? Non car je sais qu’à la seconde les gens me catégorie comme une bête de foire. Un muet, con comme un balai et jumelé d’une semi apparence de Freddy Kruger ça n’aide aucunement à se faire bien voir. Quand mon amie me fait signe que je peux faire ce que je désire vu que c’est ma dernière famille, j’opte pour la lâcheté en voulant reculer et aller chasser. Au moins dans cet endroit je me sens bien et en contrôle. Mais la vieille chienne blonde nous a entendus et le pas cadencé de mon héros résonne dans le couloir. Nous ne pouvons pas reculer car je connais le caractère bien trempé de papy. Il va venir nous chercher juste à la jeep j’en suis sûr et certain. Mais le voir si souriant et cordiale fait déposer un semblant de sourire sur mes lèvres charnues. Un côté notre expression est pareille, issue des même gêne. Mais de l’autre profil de mon visage torturé par les flammes je ne peux faire qu’un rictus. Quand il eut fini de se présenter à ma compagne de sortie, mon mentor me serre dans ses bras. C’est vrai qu’on se voit rarement. J’essaie d’aider le Vieux Marché du mieux que je peux et lui semble devenu une sorte de figure de proue de la communauté d’Essex.

Mais ensuite j’ai la mâchoire qui veut me disloquer quand je vois qui est la personne qui est avec mon héros. Jamie… La gentille infirmière du refuge où sont mes anges. Il y a des mauvaises langues qui disent qu’en plus de faire de la médecine, elle soulage les gens en les laissant profiter de son corps. Mais ce qui me perturbe un peu c’est que je croyais qu’elle était avec Téofil. Les deux semblent vraiment s’apprécier. Là je suis perdu et j’en perds un bout pour être honnête. Alors c’est Leïa qui me tire de ma stupeur en me faisant une demande. Elle sait que je pourrais aller cueillir le cacao directement en Amérique Latine juste pour elle. C’est bizarre à dire, mais je pourrais tout faire pour un sourire de sa part, qu’elle me prend la main et juste qu’elle daigne de rester quelques instants à mes côtés. Je hoche la tête et je fais un sourire gêner en saluant Jamie timidement comme à mon habitude. Mais mon regard d’azur troublant et inquisiteur à remarquer quelques chose de scintillant au cou de la jeune femme. Les médailles d’identifications de mon grand-père. Mais pas n’importe lesquelles. Celles de son premier tour au Vietnam. Le collier militaire que mamie avait toujours autour du cou. Ce pendentif comptait plus que tout pour papy. Je le sais il m’avait dit qu’un jour si son cœur pouvait battre pour une autre femme que grand-maman, il allait lui donner.

Troublé par ce trop-plein d’information, je prends le chemin de la cuisine pour retrouver papy en pleine préparation du café. Je lui signe que Sourire préfère du chocolat chaud et ensuite j’ose juste une question.

Charlie- Elle est l’élue de ton cœur?

Papy me répond et je suis rassuré par ses mots. Maintenant je le sais en sécurité et en plus heureux. Mais voir le bonheur de mon héros me jette au visage au visage ma propre solitude et mon destin implacable. Aucune femme ne voudra d’un être comme moi. Mon grand-père malgré son âge à réussi à trouver l’amour malgré le chaos. Et moi je reste le bon ami pour tous ou bien le gentil chien-chien qui ramène ce qui est utile. Sinon je crois que je ne vaux rien. Papy demande si nous avons déjeuné et pour ma part je signe que oui. Mais Leïa je ne sais pas. Comme à son habitude grand-papa demande si Leïa à faim et qu’il reste du mélange à pancake d’à matin. Alors se foutant des conséquences de ses paroles papy me demande comme si c’était le plus naturel du monde mes relations avec mon amie. Je vire à l’écarlate et je lui réponds rapidement.

Charlie- Nous sommes amis. Papy tu sais qu’aucune femme ne voudra de moi voyons…

Je prends la tasse de chocolat chaud et mon mentor me fait signe d’attendre un instant. Il sort un contenant de crème fouettée du frigo et je chasse les idées de ce qui a pu faire autre que culinaire avec ce produit. Il en met sur le chocolat chaud et met un biscuit dessus en rigolant de son rire rauque. Mais en me suivant dans le corridor il laisse tomber, comme une bombe, une remarque que j’ai beaucoup à offrir aux femmes. Je rougis encore plus et je m’assois alors près de Leïa en lui tendant son breuvage. Pour ma part j’ai un verre de lait, ce qui me fait dire que mon grand-père a réussi à se trouver des animaux dans le coin. Merde de hell qu’il est débrouillard mon héros. Comment je vois les regards échangés, le baiser sur le front et la douceur des gestes de papy en l’encontre de Jamie je peux voir que leurs sentiments sont forts et sincères. Il porte un toast et après j’écris une note pour la compagne de papy.

Charlie- Je n’ai jamais vu Papy aussi heureux depuis longtemps. S’il t’a donné ses plaques d’armées, c’est qu’il t’aime de tout son cœur. Je suis vraiment heureux pour vous deux.

Après je m’excuse en signant à Leïa du comportement un peu direct de mon grand-père. Le connaissant il va poser LA question à mon amie…



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MessageSujet: Re: 20 Novembre - Father & son Ft. Charlie & John & Jamie Ven 12 Oct - 22:05
John Murphy
Father & son.
“Boire en bonne compagnie”
Entrez il fait froid dehors!
Le vieil homme était tout simplement enchanté que son petit-fils adoré vienne le visiter. Malgré la menace putride de l’extérieur et les jours incertains, John pouvait s’appuyer que sur trois éléments stables de son existence. La première était son ton taciturne et son aura de respect et intimidante qui se dégageait de tout son être. La seconde était son affection sincère pour celui qu’il surnommait son gamin. La troisième venait de s’ajouter sous les traits délicieux de la blonde canadienne qui avait donné au patriarche Murphy une nouvelle raison de combattre à la fois le chaos ambiant et la maladie qui le rongeait petit à petit. Cet étincelles qui avait embrasé son vieux cœur assécher de passion et permettre à ses doigts de l’ancêtre toucher de nouveau le paradis douillet de l’amour sincère et partagé. Faisant un clin d’œil complice à Jamie pour lui certifier que tout allait bien, l’ancien militaire qui avait combattu toute sa chienne de vie parti à l’assaut de la cuisine de sa démarché digne et droite. Mais bientôt les pas discrets de Charlie frappèrent l’ouïe du vieil homme. Si son gamin avait voulu, le vétéran n’aurait jamais pu l’entendre s’approcher de lui avec son allure d’éthéré. Faisant chauffer la cafetière pour préparer son sacro-saint breuvage orgasmique alcoolisé, Il pivota à peine son regard d’acier bleuté habituellement si froid et intimidant pour déceler la demande signer du muet. Troisième portes d’armoire à gauche. Prend aussi une casserole pour faire chauffer ce que tu veux mettre dans le chocolat. Jai du lait de chèvre si tu as soif. Putain de merde tu pouvais en boire des litres tout petits. Et regarde-toi maintenant. Tu es solide et tu dois faire l’envie de ben des demoiselles. Levant un index intimidant pour faire taire la négation du grand brûlé, le patriarche continua sur sa voix rauque de crooner. Si des connards voient juste la surface, ben qu’ils aillent se faire grignoter le gras par les infectés de mes deux. Moi je sais que tu as le cœur pur et bon fiston. Aussi si la demoiselle qui semble heureuse avec toi est là. Bordel c’est qu’elle voit comme moi. Je l’aime déjà… Putain c’est quoi son nom?

Le jeune homme signa le prénom de la métisse et John eut un sourire complice et joueur. Il baissa la voix pour continuer à parler et inclure seulement l’ouïe de son gamin dans le secret des dieux. Leïa… Bonté divine je dois l’appeler princesse? Dis-moi pas qu’elle a joué avec ton sabre laser petit coquin de mes deux? Un rire franc et direct résonna et John éleva alors la voix, tonnerre distinctif travaillé sur les champs de batailles de nombres théâtres d’opérations. Leïa, Jamie vous voulez des pancakes ou juste des cookies? En rigolant il prit la crème fouetté pour en mettre une bonne dose sur le chocolat chaud. Une habitude que le vétéran avait prise en servant la boisson chaude à Charlie durant les temps d’automne. Un biscuit atterri au sommet du mont blanc et les Murphy se rendit enfin au salon. Mais la question du chasseur revint à l’esprit de l’ancêtre qui y répondit enfin avec sa franchise directe et sans ambages. Oui Jamie est l’élue de mon cœur. Sacré nom de Dieu et de toutes ses angelots enveloppés de satin joueurs de harpe de mon cul je ne pensais jamais aimer de nouveau de ma chienne de vie. Elle est mon oasis, mon paradis dans ce monde de cinglés. John se pencha alors pour déposer sur la table basse les mugs de café ainsi que les cookies. Il fit alors un déhanchement loufoque en souriant de la gêne de son petit-fils. J’ai encore les haches souples fiston! Tu sais que dans ma jeunesse j’aurai fait hurler au scandale avec ce mouvement de bassin? Allez j’arrête de déconner. Le vétéran laissa son regard bleuté si tendre et amoureux se perdre un instant dans les iris noisettes de sa canadienne avant de l’embrasser avec affection sur le front. Donnant la tasse de café à Jamie, il s’assit à son tour et porta un toast. À cette putain de belle réunion et à cette journée qui me semble bien entamé. En espérant que je n’aurai pas à aller engueuler le coq qui se pavane comme un con bourré de stéroïde devant les poules encore. Le vieil homme laissa enfin son dos se déposé sur le dossier du canapé et prit la main de Jamie dans un geste significatif et de douceur absolue. Un sourcil se releva alors quand il déchiffra les signes du muet envers sa compagne. Comment ça direct? Putain de merde je suis franc et diablement honnête. Je n’ai pas peur d’appeler un chat un chat. Il a sûrement peur que je demande si vous êtes sa petite amie. Mais ça c’est plus tard. Faisant un clin d’œil espiègle, l’ancien béret vert continua. Je suis plus civilisé que ça sacré nom de nom. Je veux juste connaître un peu cette demoiselle qui vient avec mon gamin me visité. Aussi si elle aime la musique, car j’ai une putain de collection de vinyles de ce qui se faisaient de mieux dans les années 60 à 80. On pourrait mettre une musique d’ambiance. L’ancêtre prit alors une gorgée de son café irlandais et claqua la langue de satisfaction et murmura dans le creux de l’oreille de sa canadienne qu’il l’aimait.


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