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MessageSujet: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mer 3 Oct - 5:56
Jamie Matheson
Jamie s’affala sur son lit ; ses jambes décollèrent un instant, et elle résista à l’envie de les monter sur la couverture et de s’allonger. Elle avait d’autres choses à faire, et tout le temps de dormir plus tard. Il y avait des choses plus importantes pour l’instant, comme par exemple Jessica et sa dépression. Téofil lui en avait parlé, elle n’avait pas osé faire le premier pas… Et maintenant la situation semblait s’être débloquée entre elles, aussi n’allait-elle sûrement pas lâcher la perche qu’elle lui avait lancé. Elle ne se rendrait pas sans se battre. Jamais.
Aussi, après la mission, où les deux jeunes femmes étaient rentrées seules, Jamie avait traîné sa comparse jusqu’à sa chambre, avec un regard impérieux. Hors de question qu’elle s’esquive. Après avoir verrouillé la porte de la chambre, la blonde avait lâché son sac dans un coin, avait ôté ses chaussures pour plus de confort, et s’était donc assise – jetée plutôt – sur son lit. Se tournant vers Jessica, qu’elle regarda droit dans les yeux, elle prit la parole.


    - Bon. Ça y est, on est tranquilles. Plus de risque qu’un zombie nous prenne en chasse ou qu’une dingue armée d’un fusil ne nous menace. A priori. Du coup… Légère hésitation. Tu m’as dit que tu voulais déballer ton sac. Vas-y. Ne te retiens pas, je suis là pour ça. Je suis là pour toi.

La jeune femme s’avança vers Jessica, et lui attrapa l’avant bras, qu’elle serra doucement – déjà pour éviter de lui faire mal, mais aussi pour ne pas la brusquer. Elle fit un petit sourire maladroit, et reprit :

    - Je te promets que je n’en parlerais à personne, que je ne ferais rien si tu ne m’y autorises pas. Et… Elle soupira. Tu es libre de partir. Je ne peux pas te forcer à quoi que ce soit. Mais, s’il te plaît… J’ai envie de t’aider. Essaie au moins, tu veux ?

Qu’est-ce qu’elle pouvait faire de plus de toute façon ? Elle était bien impuissante…
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mer 3 Oct - 12:32
Jessica Adams
Acculée ! Voilà ce qui m’arrivait. J’étais acculée enfermée dans la chambre de Jamie avec elle. La porte de sa chambre était fermée à clé je n’ai plus d’échappatoire. J’avais écrit à la volée que j’acceptais son aide tout ça. Mais c’est pour qu’elle me lâche et me foute la paix. Mais je me suis fait avoir. Je ne savais pas qu’elle serait aussi tenace. Je regarde un peu la pièce qui lui sert de chambre pendant qu’elle se déchausse et s’affale sur son lit. Teo a raison c’est une fille superbe et attentionner. Mais je n’en ai rien à fiche, je veux sortir d’ici de ce piège ou je me suis mise et qui s’est refermé sur mes ailes. Jamie se retourna vers moi et planta son regard dans le mien. Mon regard se mit à fuir le sien au moment où elle commença à parler. Je n’ai donc rien compris de ce qu’elle a dit et même si je l’avais regardé je n’ai pas envie de me concentrer à lire les lèvres des gens et tenter de déchiffrer leur parole. Non parce que même si je sais le faire et que souvent je le fait plus par réflexe qu’autre chose. Sa demande énormément de concentration surtout quand les gens ne prenne pas la peine d’articuler. Bon ce n’est pas son cas. C’est clairement de la mauvaise foi. Mais je n’ai pas envie. Putain, je n’ai pas envie. J’ai juste envie de lui crier de me foutre la paix que je veux partir que je veux quitter cette pièce, ce lieu, cette vie de merde. Mais ça non plus je ne peux pas le faire parce que ma surdité, et bien elle m’a donné un avantage pour le bonheur des autre … Je ferme ma gueule. Je suis incapable de parler.
J’ai un petit rictus et haussement d’épaule neveux, et soudainement une furieuse envie de lui rendre la gifle qu’elle m’a donné tout à l’heure, tant le faite qu’elle blablate me prends la tête surtout que je pige rien.

En fait je suis envahie par la colère, la frustration, l’énervement de la sortie, et le stress. J’ai les mains qui commencent à trembler et je ne me sens pas bien. Je me crispe lorsqu’elle s’empare de mes poignets, en serrant mais à peine. Je me crispe et tous mes muscles se tendent lorsqu’elle se saisit de moi. Mon corps est figé telle une planche et je la fixe. Un regard noir dans les yeux. Qui laisse place rapidement à un vide immense et intense. Ce vide qui est mon quotidien depuis longtemps depuis mon adolescence en fait. Lire ses paroles ; impossible. Son regard …

Mon corps se re-fige à nouveau et je suis certaine qu’elle l’a senti. Mes yeux s’écarquillent peu à peu et mes paupières se dilatent comme mu par une émotion intense et forte qui me submerge. Une peur immense, un shoot d’adrénaline, … Qu’importe toujours est-il que je ne sens soudain plus mon corps me porter. Le peu qu’elle m‘a donner à manger et à boire tout à l’heure m’a à peine donné suffisamment de force pour revenir et là toute ses émotions… Mes jambes commencent à se dérober sous moi. Et je fini par tomber à genoux devant elle. Ma tête parti en avant et se retrouve contre ses cuisses, mes poignets toujours dans ses mains. Je dois ressembler à une marionnette désarticulé. J’ai les yeux clos et de chaude larmes coulent le long de mes joue recouvrant celles-ci pour aller mouiller le pantalon de Jamie ou s’écraser au sol lorsqu’elles atteignent mon menton et finissent par quitter mon visage.

Aucunes paroles ne s’échappent de ma gorge. Car je ne peux parler les seuls sons qui s’échappent sont des espèces de gémissement étrange, unique signification sonore que je suis en train de pleurer.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mar 9 Oct - 6:28
Jamie Matheson
Jamie était tellement concentrée sur son discours que dans un premier temps, la frustration de Jessica ne lui parvenait pas ; mais au fur et à mesure que son discours avançait, le malaise était de plus en plus palpable, et Jamie commençait à douter de son idée. Téofil avait sans doute raison quand il disait que parler frontalement de ce genre de sujet, c’était non seulement peine perdue, mais également totalement contreproductif. Mais Jamie n’aimait pas s’avouer vaincue. Pas sur ce genre de sujet… Même si évidemment, à ne pas avoir plus que des notions d’ASL (merci à ses camarades pour les quelques bribes qu’elle avait retenu), elle était un boulet complet vu la situation ; si ça avait été un sujet plus consensuel et surtout moins privé, elle se serait empressée d’aller chercher Leïa ou Charlie. Mais même elle savait qu’ajouter une personne dans l’équation serait la pire chose à faire. Pire, après ce discours moisi qui oubliait complètement les sentiments de Jessica elle-même.
Cette dernière, après être passée par plusieurs phases assez inquiétantes, finie par s’écrouler dans les bras de Jamie, qui ouvrit de grands yeux surpris et une bouche de poisson mort. Si ça avait été une situation moins dramatique, elle aurait sans doute lâché un commentaire acerbe sur le fait que quand même, s’évanouir c’était une façon bien pratique de fuir ses problèmes, et qu’elle essaierait la prochaine fois qu’on voudrait avoir avec elle une conversation dont elle n’avait pas envie. Cependant, l’inquiétude fit vite disparaître son cynisme, et Jamie attrapa le corps frêle de Jessica pour la porter sur son lit. La culpabilité apparut, celle d’avoir poussé trop loin, d’avoir merdé, et salement. Pour un peu, elle aurait rejoint les larmes de Jessica – mais pleurer alors qu’on est le bourreau, même involontaire, était une attitude qu’elle trouvait minable, alors elle s’abstint.
Caressant les cheveux de Jessica de la main gauche, de l’autre, elle ferma le poing et le fit tourner trois fois devant se poitrine :


    - Désolée…

La laissant quelques instants, elle alla se chercher de l’eau et du grignotage dans la chambre et retourna auprès de Jessica. Elle ignorait si celle ci serait en mesure de comprendre ce qu’elle dirait si elle commençait à blablater maintenant. A défaut, elle refit le geste précédent, avec une moue désolée au visage. Qu’elle pleure, si elle en avait besoin, relâcher les bondes c’était bien aussi…
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mar 9 Oct - 19:51
Jessica Adams
Jamie m’emmena me poser sur son lit. Un peu comme si j’étais inconsciente. Ce n’est pas le cas mais vu mon handicap s’était tout comme. Elle signa un mot : « désolée ». Depuis quand elle savait signer elle ? Désolée. Désolée de me faire chiée ? Désolée de me faire vivre un enfer en me forçant à te dire des choses que je veux enfuir au fond et ne pas me rappeler et ne pas penser ? Désolée de te mêler de mes affaires ? Je pose un regard à la fois remplir d’une colère noire mais aussi d’un air ahuri par la bêtise de Jamie en ce moment. Tu t’attendais à quoi. Me forcer à revivre ça et le reste. Tu croyais franchement que j’allais poser mon cul sur une chaise mes pied sur la table et déblatérer mes états d’âme en mangeant du pop-corn ? Non ma grande j’ai 24 ans et tout mon univers est mort détruit réduit à l’état de cendre. Au oui je sais ce que tu vas me répondre : c’est le cas pour tout le monde aujourd’hui. Non on a tous un espoir, une lueur à laquelle se raccrocher pour se tirer et tenter de survivre dans ce monde de merde. Sauf que moi ma dernière lueur la seule qui me rattachait vient de s’éteindre. Alors merde à vous tous merde a ce monde de débile qui fout le camp sans la moindre honte vers un chaos infini ou les handicapés dans mon genre seront mis à mal et réduit à l’état de rien du tout voir exterminer comme les nazi l’on fait en 39 car inutile. Non, je ne veux pas voir ça je veux tirer ma révérence. Adieux Jessica. Adieu bande de connards continuez à vous raccrocher à cet espoir futile de survie qui vous reste parce que demain il sera encore plus mince.
Voilà ce que ma colère au travers de mon regard peu lui crier. Et ce n’est rien comparée a la haine que je porte a ce nouveau monde que se dessine maintenant.

Mais alors que ma colère se déverse noir et assassine, une énorme tristesse m’envahis en repensant au pourquoi je la déteste a l’heure actuelle et lui déverse un tel regard, une tristesse encore plus lourde et puissante que ma colère. Et sa moue désolée ne fait que renforce la honte que j’aie de lui en vouloir, me rendant encore plus triste. Je me laisse tomber sur son lit et lui tourne le dos. Me recroquevillant en position fœtal serrant son coussin contre moi.
De ma poche revolver tombe alors un smartphone avec encore un peu de batterie mais à peine assez comme l’indique l’indicateur. Une vidéo maintes fois vue est affichée sur l’écran.

La vidéo montre un homme d’une cinquantaine d’année plutôt costaud avec une barbe et des cheveux mi long châtain. Il a une énorme chevalière au doigt. Le dessin dessus ressemble à un des tatouages que j’ai. Et pour cause c’est pour me rappeler papa que j’avais fait tatouer sa chevalière. Jamie dois surement l’avoir déjà vu alors qu’on était à la douche au début de notre séjour ici et surtout quand je portais encore le débardeur. L’homme de la vidéo a l’air nerveux mais sourit. Il signe rapidement des mots devant la caméra un énorme désert eagle sur la table en face de lui. il regarde de temps à autre sur les cote de lui. A un ment de la vidéo, tel un chasseur il se lisse vers une fenêtre au loin et avec l’arbalète à cote de celle-ci fait feux puis referme un volet. Il revient parler en langage des signes. Mais rapidement une femme dans un uniforme de milice urbaine entre en marche arrière faisant feu avec un fusil à pompe l’homme se rue derrière elle, puit se jette sur la porte pour la ferme le temps que la femme pousse un meuble devant. Les deux adulte revienne vers la caméra La femme a dans les 50 ans aussi blonde cheveux court, elle sourit a l’interlocuteur. Elle signe quelque chose puis c’est le chaos. Les vitre vole en eclas et on peut entendre, mais moi pas des coup de feu avant d’entendre les deux adulte crier « Adieux Jessica ». La caméra tombe alors suite a un choc et se retrouve au sol plusieurs jambe son visible un véritable carnage des mort on envahit la pièce. On peut entendre la femme hurler avant de la voir l’homme tomber face tourné vers la camera. De façon audible mais étouffé on comprend qu’il prononce « je t’aime ma chérie prends soin de toi ». Avant de voir la femme se glisser jusqu’à lui, embrasser son corps et dégoupiller une grenade. La video s’arrête brusquement.

Mon père est mort ma mère aussi j’ai trouvé cette vidéo sur mon mail la veille de notre fuite pour le vieux marcher. Mes parents étaient tout pour moi mes idoles, mes exemples, je les savais non immortel, mais pas ça. Pas comme ça.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Jeu 18 Oct - 14:52
Jamie Matheson
Jamie, paniquée, désolée, perdue. Jamie qui ne peut qu’observer le regard perdu de Jessica, sans pouvoir rien faire, sans pouvoir communiquer. Jamie, face au mur, ses erreurs et ses démons. Ce en quoi elle croyait, ses convictions, pas plus fortes que les premières difficultés qui se dressaient devant elle.
Le smartphone de Jessica s’échappa de sa poche alors que cette dernière se retourna pour mettre son dos entre elle et Jamie. Cette dernière voulu reprendre l’appareil pour le poser sur la table de chevet, mais elle resta captivée par la vidéo. Elle se sentait mal, voyeuse. Elle entrait dans l’univers de la jeune femme sans lui demander son avis, sans retenu. C’est malsain, elle en avait bien conscience, mais elle n’arrivait pas à décrocher les yeux de la vidéo. Cette famille, ces parents, ça pourrait être les siens. Oh, bien sûr, jamais sa mère n’arborerait telle tenue, et n’aurait d’arme en main ; jamais son père n’aurait cette assurance. Mais si même ces gens si préparés, si résolus, n’avaient pas réussi à s’en sortir…
Jamie reposa en douceur le téléphone sur le lit, comme s’il était en porcelaine. Évidemment, Jessica ne pouvait pas s’en rendre compte, mais le silence était de mort. La blonde se leva doucement, et fit quelques pas dans la pièce. Presque instinctivement, sans y réfléchir, elle se coula le long d’un mur, finissant le visage entre les genoux, et ses bras entourant son corps. Vivre la violence, la peur, le deuil, au quotidien, c’était une chose. Il y avait l’adrénaline, il y avait les réflexes, les justifications par la suite. Ça, et cette indubitable vérité, celle que la majorité de ses proches, si ce n’est tous, étaient désormais non pas quatre pieds sous terre, mais carrément à errer sur terre pour bouffer des survivants.
La jeune femme se sentait vidée de toute énergie. Et tout à coup, les valves, qu’elle avait maintenu plus ou moins bien fermées jusqu’ici, s’ouvrirent d’un coup et ses larmes se déversèrent telles un torrent. Elle était seule. Elle n’avait pas d’amis ici. Juste des connaissances, des alliés, au mieux des camarades. Plus de famille, plus de proches, personne chez qui elle pourrait maintenant épancher sa peine. Si elle avait envie de se confier, là maintenant, elle n’avait personne vers qui se tourner. L’avenir semblait tellement sombre ! Elle comprenait Jessica, et ses actions. Se déchirer la peau serrait toujours moins douloureux que de supporter cette douleur pulsante et noire dans sa poitrine.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Ven 19 Oct - 19:09
Jessica Adams
Je ne sais pas ce qui se passe autour de moi. En réalité, je m’enfonce dans les ombres et les abysses qui sont maintenant le quotidien de mon âme. Mais une chose est sûr Je suis plus en sécurité chez Jamie qu’ailleurs dans le vieux marché. Même si elle a été violente avec la gifle qu’elle m’avait donnée. Au moins celle-là était méritée et pour me faire réagir. Même si je lui en veux pour cet acte au moins elle n’a pas fait plus. Pas comme les trois autres qui outre les gifles font plus. Comme elle fait pour faire ça. Pour accepter de se faire passer dessus comme ça. J’étais déjà pas super adorative du sexe avec un homme. Même si ça me dérangeait pas plus que ça mais maintenant… Je déglutis à cette pensée immonde et me raidit. Tous mes muscles se tendent à cette idée de sentir leurs souffles sur ma peau, leurs mains me toucher, leurs regards, leurs langues, leurs doigts jouer et tirer sur mes piercings, sentir leur odeur, sentir leur corps contre le mien, …
Une autre larme coule le long de mon visage alors que mains qui enserrait mes bras les écrases et que mes ongle finissent par entailler mon épiderme. Il faut dire que alors qu’on entrait dans sa chambre je les ait vu passer un peu plus loin. Etrange que ce ne soit que maintenant que je me crispe et que sa me fasse ça.

J’aurais tant aimé que la femme de tout à l’heure m’explose la tête avec son fusil. Ou lorsque le sol c’est écraser être moi à la place de Jack … Qu’est-ce que je suis sinon une pauvre poupée sourde et muette incapable de se défendre…

… juste bonne a se faire violer … A être humilier balancée nue dans les douche des hommes parce que je les ai pas entendus venir alors que je prenais ma douche...

Je les hais. Je me hais. Incapable de réagir… Incapable de faire autre chose que d’être une poupée qu’on utilise comme on veut. Même en sortie quand je veux en finir les autres me récupère et me sauve croyant que je ne suis qu’un boulet en se mettant en danger. Charlie, Leia, Jamie, Teofil, vous risquez vos vies pour moi alors que je ne veux qu’en finir. Il faut que tout ça cesse. Il faut que ça s’arrête.

Le sang perle maintenant de mes bras que j’ai griffé par reflexe. C’est con, elle voulait que je lui parle que je parle… Mais je suis sourde et il faudrait que j’écrive. Mais écrire ce genre de chose est au-dessus de toutes mes forces. Ca m’obligerais a lui avouer. La honte que je ressens déjà de m’être laissée faire. Alors si à cela je dois ajouter la honte de le dire et de passer pour une victime non je peux pas. Je veux dormir. Dormir. Oui dormir longtemps. Profondément… Eternellement.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mar 6 Nov - 12:34
Jamie Matheson
Les minutes passent, longues, s'étirant même. Les sanglots de Jamie, son angoisse, finissent, contre toute attente, à se calmer. Elle aurait pourtant cru avoir du chagrin à revendre pour l'éternité, pouvoir se morfondre indéfiniment. Mais tout à une fin. Et les larmes même, à un moment, finissent par se tarir. Et, bien plus tard, lorsqu'elle relève la tête de ses genoux, ressemblant à une loque misérable de morve, de pleurs et de mèches échevelées, elle se rapproche de Jessica, toujours couchée sur le lit. La blonde se maudit un peu d'avoir laissé ses sentiments prendre le dessus, d'avoir laissé l'angoisse gagner. Ça n'était pas le moment ; pourquoi ce genre de craquage stupide n'arrivait-il jamais au bon moment ? C'était injuste, ça n'était pas son moment à elle de s'épancher. Elle aurait tout le temps, plus tard, quand les autres iraient mieux.
S'approchant de Jessica, elle fit délibérément bouger le lit pour s'annoncer et ne pas la surprendre, et posa délicatement sa main sur l'épaule de la jeune femme. Elle se coucha elle aussi sur le lit, et l'enserra de ses bras – ou du moins, tenta de le faire : au moindre signe d'inconfort de la part de Jessica, elle reculerait sans demander son reste.

Se levant, elle alla chercher du papier et un stylo, et commença à rédiger, avec application – l'écriture de médecin, ça n'est pas toujours qu'un mythe... De ses pattes de mouches ridicules, la blonde essaya maladroitement d'aller plus loin. La dépression, la mort des parents, la mise en scène macabre. C'était lourd, et à la fois... Y avait-il plus que cela ? Une fois rédigé, elle alla poser le mot devant Jessica, et alla se poster sur une chaise non loin de là, attendant la réponse – ou l'absence de réponse, auquel cas... Elle ferait ce qu'elle avait indiqué.


    Je ne veux pas te brusquer. Mais j'ai envie de t'aider, et je crois que j'ai besoin de comprendre... Est-ce qu'il y... Autre chose ? Si tu veux vider ton sac, vas-y. Je suis là pour ça, ne te retiens pas. S'il te plait. Mais n'hésite pas à me dire non plus de m'en aller. Je n'ai pas le droit de te forcer à quoi que ce soit. Si jamais tu préfères que je te laisse seule, je peux m'en aller, et je veillerais à ce que personne ne vienne t'emmerder.

Elle jouerait aux chiens de garde devant la porte si c'était nécessaire. Si Jessica avait besoin de calme, de repos... Elle le lui fournirait.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mer 7 Nov - 10:50
Jessica Adams
J’avais fini par presque trouver le sommeil et à m’endormir, quand je sentis Jamie secouer le lit puis venir s’y coucher pour me prendre dans ses bras. Je me suis crispée et je me suis raidie les yeux clos. Était-ce eux qui revenaient ? Jamie m’avait-elle ‘’vendue’’ ? Mais non quand elle se colla contre moi un élément typique de son anatomie me conforta dans le fait que s’était-elle et pas eux. Mais je ne peux me résoudre à me détendre. Et si elle aussi voulait abuser de moi ? Car en définitive, son truc à elle pour faire baisser la tension et calmer le stress des gens c’est de s’offrir à eux. Et si elle voulait le faire avec moi ? Convaincue que cela me détendrait ? Non je ne veux pas je ne peux pas… NONNNNNNNN… J’ai serré mes paupières et me suis encore plus refermée sur moi-même. Cherchant a me mettre plus en boule encore. Mais elle s’est rapidement détacher de moi. Il me fallut quelque instant pour réaliser que je pouvais me détendre un peu. J’entrouvris un œil et vit près de moi le mot. Puis tel un animal battu qui sort de l’ombre craintif j’ouvris les yeux pour la voir assise sur une chaise un peu plus loin. Un rapide coup d’œil sur le mot. Autre chose ? Quelle autre chose. Elle n’a vu que les stigmates de ma tentative de suicide tout à l’heure. Je lui jette un regard interrogatif rapide. Mais après tout je m’en fous. Je lis rapidement, en diagonal, le reste du mot. Je finis par prendre son crayon et j’entoure sa phrase : ‘’(…) Mais n’hésite pas à me dire non plus de m’en aller(…)‘’ Et je souligne au gros trait celle qui suis : ‘’(…)Je n’ai pas le droit de te forcer à quoi que ce soit(…)’’. Puis je me tourne à nouveau pour lui offrir mon dos. Je ne veux pas qu’elle me voie comme ça aussi minable aussi mal. Pourtant elle m’a vue.

Je perçois qu’elle sort, parce qu’un rayon de lumière venu depuis mon dos entre dans la pièce. Après je ne suis pas certaine qu’elle sort. C’est peut-être quelqu’un qui est entré. Mais si c’est le cas elle signe ma haine à son égard. Déjà qu’elle voulait me forcer à lui dire des choses, qu’elle m’a giflée, … Mais là j’ai l’impression qu’en soulignant ses propres termes dans son message, je la mets dehors de sa chambre. Etrangement alors que je n’apprécie pas ce besoin de s’immiscer dans ma vie, que je suis en colère contre elle pour ça et pour la gifle, je ne peux m’empêcher de me sentir mal pour elle. C’est son havre ici et je la mets dehors. Je soupire me sentant vraiment mal. Je m’assieds sur son lit en ramenant mes genoux sous moi les entourant de mes bras avec son mot en main. Cette fois je le lis complètement. Elle veut comprendre ? Comprendre quoi ? Ne pas me retenir ? Mais je ne veux pas la détruire. Vu comme ça me tue à petit feu depuis si longtemps et que les derniers éléments me détruisent et accélère ma mort. Mais sa supplique me fait mal. Elle veut vraiment m’aider. Je prends le crayon que j’ai utilisé pour la foutre dehors et je prends une autre feuille et je prends une profonde inspiration pour écrire. Mais le premier mot qui arrive met du temps à sortir. Et m’arrache ton mon être j’ai l’impression qu’on écorche vive déchirant ma peau avec du barbeler ou autre. A nouveau les larmes coulent. Mais j’ai les dents serrée, de colère, à m’en faire sauter l’émail. Finalement, le mort sort et est écrit avec des traits soulignant une violence. Les autres sortent rapidement et se suive beaucoup avec de la violence d’autre moins.

- Viols – humiliations – Coups – Agressions – Morts – Parents – amour interdit – amitié destructrice – dégout – incapable – inutile

C’est les premières choses qui me viennent et sorte. Etrangement au final ça fait du bien. Même si je me sens mal quand même. Je pousse les feuilles sur le coin du lit et me recroqueville pour tenter de respirer et d’oublier que je viens d’extérioriser un truc lourd qui me ronge. Au bout de quelques temps, je suis bien incapable de dire combien, je me relève, les jambes flageolantes et ouvre la porte. J’ai les yeux rougit par les pleure. Je souris timidement à Jamie en baissant les yeux et lui prends la main pour l’inviter à revenir dans sa chambre. Une fois qu’on est de retour la porte fermée je me tape dans ses bras. C’est bête mais ça fait du bien. Si cela pouvait être ceux de quelqu’un d’autre mais au moins c’est déjà bien. Mais sans pouvoir me contrôler je me remets à pleurer. Sans en avoir pris conscience elle est maintenant face aux mots que j’ai écrit avec moi dans ses bras.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Sam 10 Nov - 10:00
Jamie Matheson
Porte fermée derrière elle, Jamie poussa un soupir monumental. Est-ce qu'elle n'était pas en train de faire une immense connerie ? Elle renifla légèrement, et alla très rapidement aux toilettes les plus proches pour se mettre légèrement en ordre en face d'un miroir : essuyer les traces de larmes séchées, se moucher correctement et remettre en ordre sa tignasse. Sortant des toilettes, elle croisa un homme qui avait déjà fait appel à ses services, et qui lui donna une tape sur les fesses en souriant de manière suggestive. Elle sursauta, mais n'ayant pas la tête à se défendre, se contenta d'accélérer l'allure sans rien dire, rejoignant la porte de sa chambre. Toujours fermée et silencieuse, ouf.
Glissant le dos le long du mur, Jamie mis sa tête entre ses mains ; elle était inquiète. Non. Elle était terrifiée. Terrifiée de Jessica, terrifiée à l'idée qu'elle puisse lui filer entre les doigts, pire que tout, l'idée que Jamie puisse faire empirer la situation. Et pourtant, Téofil l'avait prévenue, lui avait dit que les choses seraient complexes, que lui même ne se frotterait pas à ça. Et Jamie, même si elle avat approuvé sur le moment, s'était crue plus maline, plus fine. Et voilà que ça risquait de lui retomber dessus, une vraie bombe à retardement. La blonde, avec la fatigue physique de la journée, la fatigue psychique accumulée aussi, finie par s'assoupir légèrement. Elle se réveilla en sursaut quand la porte s'entrouvrit, prête à aller botter le cul du connard qui s'immisçait dans ce qui ne le regardait pas, mais il s'agissait – à sa grande surprise – de Jessica, qui l'invitait à rentrer dans la pièce. Jamie tenta un pâle sourire maladroit et se laissa mener, encore plus surprise de l'étreinte de la jeune femme. Mais un peu rassurée, à vrai dire.
Elle le fut beaucoup moins quand elle lu les mots qui s'alignaient devant ses yeux. Elle comprit. Un mur d'un coup. Et un rappel cuisant du monde ignoble dans lequel elles vivaient toutes deux ; Jamie se souvint des mains, du contact, du poids de l'homme et de son érection contre elle. Des moqueries, des coups, des liens. De la peur panique de subir pire que la mort, de la peur de voir ses amis mourir devant ses yeux sans pouvoir rien faire. Une vision, fugace, éclaira son esprit lorsqu’elle lu les mots « amour interdit » ; celle d'un homme, âgé, maigre, mais qui était là, présence rassurante et inébranlable. La vision s'éteignit : le reste supplantait tout. Et elle ne savait pas par quoi commencer. S'excuser ? Dire qu'elle comprenait ? Qu'elle connaissait ? Pas tout, de toute façon. Et pas de la même façon. Jamie déglutit douloureusement, et quand les deux jeunes femme se séparèrent, à l'initiative de Jessica, elle lui tendit un mouchoir. Et, hésitant, reprit la parole en la regardant.


    - Je... C'est beaucoup. Je comprends que ça ne soit pas facile.

Le premier mot de la liste heurte Jamie. Viols. Au pluriel. Jessica n'était pas sortie tant que ça, non ? Et pas seule ou sans personne de confiance ? Fronçant les sourcils, la colère grondant soudainement dans tout son corps, Jamie lâcha en un souffle :

    - Qui ? Pause.Qui ?? Se rendant compte que sa colère serait peut-être mal interprétée, elle se radoucit et fit un petit sourire. Je ne suis pas en colère contre toi, ne t'inquiète pas. Mais... J'aimerais savoir qui sont les salauds qui t'ont fait ça. S'il te plait.

Elle avait tellement à dire sur tellement de choses ! Il y avait tant de points à évoquer, tant de souci dans cette liste morbide. L'envie de dire que les amours interdites c'était tout relatif. Que les amitiés se règlaient à coup de pioche. Mais pour l'heure...

    - Je te jure, Jessica, je te jure que tu n'es pas incapable ou inutile. Tu comptes pour moi. Tu comptes pour d'autres ici. Je suis contente de t'avoir à mes côtés. Je te promets que c'est la vérité, que ça n'est pas juste pour essayer de te changer les idées. Et si vraiment, vraiment c'était le cas – et ça ne l'est pas – ça voudrait dire que quand même, je tiens assez à toi pour essayer de t'aider, non ?

Niaiserie/20 dans son discours. A voir le résultat.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Sam 10 Nov - 19:18
Jessica Adams
Jamie me tendit un mouchoir. Je lui fis un pale sourire de remerciement. A force de pleurer j’avais le nez complètement plein et qui s’apprêter à couler a grosse goute immonde de morve. Je me mouchais alors bruyamment. J’ai toujours eut une tendance à faire du bruit en me mouchant parait-il. Si c’est génétique ça ne m’étonnerai pas. D’après ce que j’ai compris de Leia quand on était gamine, mon père et ma mère avait tout deux des compétences importante en bruit lors de mouchage, ou de toux. D’ailleurs papa rageait souvent quand il éternuait et qu’il était en pleine chasse parce qu’il faisait fuir les bêtes.
Alors que je m’essuie le nez après mettre muchée elle dit comprendre que sa fasse beaucoup… Comprendre ? Non elle ne peut pas. Personne ne le peut. C’est facile de dire je comprends mais si t’es pas dans la situation, … non tu ne peux pas comprendre. Alors la compassion mal placée sa a le don de me faire serrer les dents et détourner le regard. Je veux m’éloigner et m’assoir ou me mettre en boule dans un coin j’ai plus des masses de force avec cette journée de dingue. L’un des nôtres est mort devant mes yeux, on a été menacé, y a des zombies qui nous ont couru après et … Et je n’ai pas ou très peu mangé. En fait a par son snack et l’eau tout à l’heure j’ai rien mangé depuis. Je n’ai pas la force de restée debout à jouer a des jeux je veux dormir et me sentir bien une fois.

Mais elle m‘agrippe pour me demander : qui ? Qui quoi ? Et puis je réalise qu’elle a lu ce que j’ai écrit et je prends peur. J’ai écrit parce qu’elle le voulait soit disant pour m’aider et me soulager. Ce qui est ‘’vrai’’, en tout cas jusqu’à ce qu’elle revienne dessus en me demandant qui. Car je comprends rapidement qu’elle me demande qui m’a violé. Et là, j’ai peur. Peur de lui donner des noms. Peur que sa remonte à Teofil, ou pire a Leia. Peur qu’ils ne se vengent ensuite sur moi. Encore que je commence à n’en avoir plus rien à fiche de tout. Mais c’est surtout sur Leia ou même elle. Parce que ce n’est pas parce qu’elle a l’habitude de se faire sauter pour le plaisir ou par soucis de ‘’travail’’ qu’ils ne pourraient pas s’en prendre à elle. Ils ont déjà menacé de s’en prendre à Charlie ou même à Teo alors Leia ou elle …  Non ça je ne peux pas. Je le lui signe même si elle ne peut pas lire car elle ne connait pas le langage ou si elle le connait tant mieux. Mais Je ne peux pas. Mais en tout cas, la peur, elle peut la lire sur mon visage. Parce que je ne parviens pas à la masquer sachant ce qu’il pourrait faire. D’ailleurs pourquoi une artiste doit toujours se faire les images de ce qui risque d’arriver et imaginer les choses.

La suite de son discours est moins compréhensible et pour cause je détourne le regard parce que je suis mal à l’aise de la mettre dans cette situation. Mais aussi parce que maintenant j’ai peur de ce qui pourrait lui arrivé sir elle venait à en parler à qui que ce soit. Même si elle m’a promis tout à l’heure de ne rien dire. Mais je ne veux pas la laisser comme ça elle veut vraiment m’aider j’espère qu’elle comprendra alors je lui écris.

Je ne peux pas. Je ne peux pas te le dire ils s’en prendraient à toi, à Charlie, à Téo, ou même pire a Leia. Je peux pas pardonne moi je peux pas…

Mon écriture est sale hachurée et transpire la peur. Rien que de lui écrire ça je me sens à nouveau souiller par ses salauds. J’ai l’impression de les sentir contre moi, en moi. Je tremble de peur mais aussi de dégout.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mar 20 Nov - 5:55
Jamie Matheson
Avec les bribes de connaissance de langue des signes qu'elle connaissait, Jamie réussi à comprendre l'idée. Dire non, c'est plutôt universel ; à vrai dire elle s'attendait à cette réponse, même si elle était déçue – pas de Jessica, évidemment – mais de la situation. Elle serait allée dire deux mois à ces trous du cul. Elle était là pour ça merde. Elle était là pour que les trous du cul n'aillent pas emmerder les filles qui n'avaient rien demandé ; elle aurait pris le risque, elle. Les retombées, elle s'en sentait la force. Mais tout pour que d'autres ne soient pas à leur merci.
Mais elle comprenait, et quand elle lu le mot, Jamie se calma, relâcha légèrement la pression, et hocha la tête :


    - Oui, pardon. Tu as raison.

Même si jamais elle ne se serait permis de faire quoi que ce soit qui mette quiconque d'autre qu'elle en danger. Elle ne voulait pas avoir ça sur sa conscience. Et elle n'allait pas épiloguer sur le sujet, évidemment que c'était sensible, et qu'elle avait mis les pieds dans le plat. Elle secoua la tête et siffla contre elle-même intérieurement. Elle grillait les étapes. S'asseyant sur le lit – retenant le soupir de lassitude contre l'humanité qu'elle avait – elle enjoignit Jessica à la rejoindre. Se rendant compte de la difficulté à suivre l'oralisation, et de la fatigue de celle-ci, elle eut un petit sourire contrit. Maladroitement, elle plaça ses doigts presque refermés devant sa bouche, puis traça un arc de cercle de son index, qui se fini en un point central : Manger ? Elle oralisa tout de même sa question, veillant à parler en regardant la jeune femme.

    - Tu veux que j'aille chercher quelque chose à manger rapidement ? Tu peux rester ici, je peux fermer derrière moi. Je ferais vite.

Elles pourraient toujours parler après. Ou pas. Elle se releva doucement, et attrapa papier et stylo ; vu l'état dans lequel la jeune femme s'était mis après sa ridicule question, elle n'avait probablement pas entendu ce que Jamie lui avait dit juste après. Aussi, elle tenait à lui redire. Et puis, si elle partait chercher à manger si Jessica lui demandait, elle ne voulait pas la laisser sur cette « défaite ». Écrivant rapidement un mot, elle le tendit à son amie, et attendit sa réponse quant à un rapide aller-retour pour chercher de quoi manger.

    Tu n'es pas inutile. Tu n'es pas incapable. Et tu comptes beaucoup pour moi. Je ne peux pas parler pour les autres, mais je pense que c'est le cas aussi. Je te jure que c'est vrai, que ça ne sont pas des paroles en l'air, et que je t'apprécie vraiment. N'hésite pas à me demander quoi que ce soit, je suis là pour toi.

Moins niais, déjà.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mar 20 Nov - 8:48
Jessica Adams
J’étais dépitée. Comment Jamie qui voulait m’aider pouvait-elle faire, alors que à la voir elle était encore plus démunie que moi face à mes problèmes. J’étais la tel un mollusque flasque collant sur une surface attendant qu’un prédateur me bouffe, lorsqu’elle proposa d’aller chercher à manger si j’avais faim. Je n’ai pas faim je veux crever. Je veux que ça s’arrête. Que le cauchemar prenne fin. Elle a de ces idées stupides quand elle s’y met. Même si je sais qu’elle a raison et qu’il faudrait que je mange. Mais si je mange un truc là, je le vomi dans la minute. J’écris alors à la suite de son mot.

- « Non j’ai pas faim … merci »

Un second mot finit dans ma main mollassonne. Pas inutile. Importante pour elle. Et pour d’autre elle en est certaine. Je la regarde incrédule. Pas la peine de me faire croire ça je n’y crois pas. Je n’ai aucune connaissance en médecine. Je ne sais pas me battre. Je ne suis pas décisionnaire. Je n’ai aucune compétence de survie, hormis les bases du camping avec Leia ou de la chasse avec papa. Je ne suis pas une dresseuse, et encore moins une bucheronne ou une agricultrice. En plus je suis sourde ET muette vu que ma surdité de naissance ne m’a pas appris les son je ne sais donc pas parler non plus. Donc en quoi une plante parce que voilà ce que je suis une plante je prends de la place et des ressource en quoi je peux être utile. Et du même coup comment je peux être importante ? Non mieux je ne suis pas une plante au moins une plante c’est pratique et esthétique ici mon esthétique, ma plastique, m’attire juste les pervers sexuelle les frasques des enfoirés et les viols collectif. Non je suis un champignon des cavernes le genre de truc qui sert strictement à rien sinon à être là et à bouffer le peu de ressource qu’il y a. Voilà c’est ça je suis un champignon parasite. Et pour le délire je suis jolie un peu comme les amanites tue mouche.

Je baisse à nouveau les yeux. Et lie à nouveau le mot. Mon regard tombe sur mes poignet qu’elle a vu puis revint à sa dernière phrase : « (…)N’hésite pas à me demander quoi que ce soit(…) » Vraiment ? Je prends le crayon et hésite un instant. Puis je le fais.

- « Aide moi… Aide moi à en finir… Définitivement j’en peux plus … »

Je m’attends à une nouvelle baffe de sa part. Encore une qui me frappera. Mais franchement là maintenant je n’en ai rien à faire. Elle a voulu que je lui balance, je l’ai fait. Ça fait du bien sur le moment. Mais au final c’est pire que tout Parce que maintenant je suis dépendante d’elle et je ne voulais pas. Je sens que je l’entraine avec moi vers mes profondeurs infernal. Mais en même temps elle l’a voulu qu’elle assume. J’en peux plus… J’en peu plus… J’en peu plus… Je ne veux qu’une seule chose que tout s’arrête que l’on me foute la paix et que tout s’éteigne définitivement. Qu’on arrête se film de merde ou je ne suis que l’actrice maudite qui se prend tout dans la gueule.
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mer 21 Nov - 9:28
Jamie Matheson
Jamie haussa les épaules. Tant pis, pas de bouffe. A vrai dire, la jeune femme craignait un peu que Jessica fasse une hypoglycémie là, mais c'était sans doute le cadet de ses soucis à ce moment même. Son amie n'était pas très loquace – encore moins que d'habitude, c'était dire – et elle-même avait l'impression de patauger et de se noyer dans la situation. Elle aurait aimé pouvoir s'extraire de là, juste tout lâcher, prendre la porte. Téofil avait raison. Et elle aurait dû s'écouter elle-même aussi, se rendre compte de ses limites, qu'elle n'était pas psy, juste une pauvre étudiante en médecine paumée à qui les gens ici faisaient beaucoup trop confiance. Ils disaient que c'était bien qu'un neurochirugien ou qu'un cardiologue, mais elle savait bien que c'était faux ; elle s'était juste laissée berner, quelques instants, de faux espoirs. Et la chute était rude, car maintenant elle était impliquée, et responsable aussi. Si jamais l'état de Jessica empirait, elle saurait qu'elle en aurait été la cause, ou que tout du moins elle n'aurait pas réussi à empêcher quoi que ce soit. C'était cruel, comme sort, considérait-elle, mais moins évidemment que l'état de Jessica, qui elle n'avait rien demandé.
En lisant les mots, Jamie perdit encore plus de sa superbe, et s'affaissa.


    - Pourquoi... balbutie-t-elle. Pourquoi est-ce que tu refuses que je t'aide ?

Elle lui attrapa les mains et les serra légèrement, avant de les relâcher. Elle ne savait plus quoi dire ; tout ce qui lui venait à l'esprit était ridicule, soit accusait Jessica – ce qui était injuste et n'aiderait pas – soit niais – ce qui ne pouvait, légitimement, qu'augmenter sa colère. Jamie se rendait compte petit à petit de la vacuité de sa mission. Elle savait que les thérapies devaient être soutenues, dans certains cas, de prises de médicaments (anti-dépresseurs, anxyolitiques...). Évidemment, ce qu'elle faisait là n'avait rien d'une thérapie, et n'avait donc que de faibles chances d'aboutir. Elle secoua la tête, cherchant un bout par lequel prendre le problème. Sans grand succès.
Faisant un pâle sourire à Jessica, la jeune femme reprit d'un ton morne, sans espoir – que son interlocutrice ne pouvait pas capter évidemment :


    - Désolé. J'aurais dû te laisser tranquille.

Jamie alla s'asseoir au bureau, et posa sa tête entre ses mains. Elle avait envie d'être en colère, elle avait envie de secouer Jessica, de lui montrer que les gens tenaient à elle, qu'elle avait de l'importance. Mais elle n'y arrivait pas ; et de toute façon cette colère serait inutile et contre productive...
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MessageSujet: Re: [20 octobre] Discussion. Moyen de confirmer les autres dans leurs erreurs. [ft. Jessica] Mer 21 Nov - 11:55
Jessica Adams
Refuser ton aide ? Mais pauvre gourde je te la demande… Pourquoi TOI tu ne veux pas prendre tes responsabilités. Merde. Ne joue pas les pétasses bienveillantes qui veulent aider. Alors qu’en fait t’en a rien à foutre. Tu me demandes de te dire tout ce que je veux et tu feras tout pour m’aider. Mais tu me refuse ton aide quand je te l’a demande. Je te demande de m’aider. Je veux en finir avec tout ça définitivement. Ce n’est pas compliquer de comprendre que j’en ai marre d’être le trou a bite de trois fils de pute. Que j’en ai marre d’avoir des bleus à répétition sur mon corps alors qu’il était en partie mon outil de travail comme modèle photo. Que j’en ai ma claque d’être le centre de moquerie d’humiliation constante. Que moi aussi j’ai envie d’être un peu mise en avant et pas parce que je suis baisable et que je n’entends pas les petits malins qui viennent me mater dans la douche ou me pisser dessus pendant que je suis sous l’eau. J’ai moi aussi envie de pouvoir être bien d’avoir le droit de poser ma tête contre l’épaule de la personne que j’aime. Mais non je sais c’est impossible. Impossible car si je lui avoue l’amour qu’elle a pour un autre sans retrouvera briser et je sais qu’elle l’aime donc pas moi. Et ce qui actuellement est une amitié fraternelle sera briser définitivement donc je ne peux pas … Moi aussi je voudrais pouvoir comprendre et réussir à faire face à nos morts revenu nous hanter sans prendre peur. Réussir à me dire que tuer n’est plus un acte immoral mais naturel et nécessaire. Réussir à ne pas éprouver du dégout quand je me regarde dans une surface réfléchissante parce que j’ai encore gaffé en étant pas assez vigilante ou en ayant pas entendu parce que je suis une PUTAIN D’HANDICAPEE DE MERDE. Utile ? Importante pour d’autre ? Prouve le moi plutôt que de me laisser comme une conne comme sa en refusant de m’aider contrairement a ce que tu viens de me dire. Prouve le moi que l’on s’inquiète ou que je suis importante pour quelqu’un. Toi on se connait pas on a fait juste une ou deux sortie ensemble rien de plus. Alors me dire que je suis importante, c’est me comparer à un furoncle sur ton cul furoncle que tu veux dégager donc tu y attache de l‘importance pour le soigner. De toute façon c’est ce que je suis un furoncle immonde dans ta vie la preuve maintenant tu me le dit à peine distinctement. Mais je ne suis pas débile. JE PEUX LIRE LES MOT SUR TES LEVRES. Et crois-moi ça me donne encore plus envie d’en finir.

Tout ce que je te demandais s’était ton aide pour en finir définitivement avec ses craintes, peur faiblesse. Je te demandais pas de me butter sombre imbécile ça ce n’est pas compliquer je peux le faire moi-même. Non tu veux que je reste en vie et tu veux que je te parle ben voilà là je l’ai fait mais tu refuses de m’aider finalement. C’est pourtant pas compliquer à comprendre que j’ai besoin d’une amie d’une présence pour m’apprendre à accepter ce monde, pour éviter que je me fasse à nouveau violer ou humilier ou tabasser,…

Juste besoin d’avoir une amie… Autre que Leia que je considère comme ma sœur, mais plus encore, mon amour ? Mon âme ? Celle qui fait vibrer et battre mon cœur. Celle qui fait que malgré l’horreur dans laquelle je me plonge depuis septembre je suis encore là. Celle pour qui mes larmes ont retenu mon geste hier soir et fait que je n’ai que de simple coupure un peu profonde mais pas mortelle. Oui une amie autre que celle-là parce que si je venais à me confier à Leia je risque de la briser elle et je ne veux pas la briser. Je ne veux pas brisée une amie non plus. Mais me confier à celle-ci, lui demander son aide pour trouver des solutions.

Je prends un papier et griffonne à la va vite mes derniers mots. Encore une fois je suis trahie, je me sens nulle humiliée parce que maintenant elle sait tout, parce que j’ai voulu lui faire confiance et que je me suis encore plantée.

- « Quand tu m’as demandé de te demander de l’aide ou ce que je voulais je l’ai fait à l’instant. J’avais besoin d’une amie, de quelqu’un pour m’aider à en finir avec toutes ses idées noires et toutes mes agressions et tous mes malheurs. Mais tu ne veux pas. Tu dis que je ne veux pas de ton aide que je la refuse. Alors que je te supplie de m’aider… Je me rends compte que je suis trop conne d’avoir encore voulut voir un espoir. D’avoir eu un instant l’étincelle que tu pouvais peut-être m’aider à essayer de voir autre chose, ou autrement. Masi au final je me suis encore trompée. Je me sens honteuse et merdique d’avoir cru que finalement tu voulais vraiment m’aider. Tracasse pas je te laisse. Je ne t’importunerais plus. »

Les larmes coulent à nouveau de mon visage. Certaines s’écrasent sur le papier diluant en partie certain endroit où j’ai écrit. Je pose violement le papier sur la table près d’elle. Je m’en fous bien de ce qu’elle fera. Moi je monte sur le toit. Je rejoins un coin ou je sais que personne ne vas parce que c’est dangereux le bord n’est pas loin. Et je m’assieds repliant mes genoux sous mon menton j’enfuis ma tête dans mes bras pour pleurer ma honte d’avoir voulu encore faire confiance a quelqu’un.
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